‹ Manuel des institutions romainesChapitre 250 sur 500 · II ITALICA · texte numérisé non relu

II ITALICA

m ITALIGA

Formée par M. Aurèle avant 170 : cantonnée dans le Noriquc au temps d'Al. Sévère.

Formée par M. Aurèle, cantonnée en Rétie au temps d'Al. Sévère.

i;ârmëe

[Pai\t. IV

NOMS DES LÉGIONS

HISTOIRE DES LÉGIONS

l PARTHICA

i Fonnéo par S. Sévère, cantonnée en Mésopotamie : on I trouve aussi sa trace à Rostra en Arabie et à Palmyre.

II PARTHIGA « P(ia) Fiidelis)

Formée par S. Sévère et cantonnée à Albc, la première légion qui ait tenu garnison en Italie. Décorée des surnoms de Pia Fidelis par Iléliogabalc : en Mésopotamie sous Julien.

III PARTHIGA

Formée par S. Sévère, cantonnée en Mésopotamie. On peut supposer que son nom figurait dans une ligne effacée de la Notitiay et qu*clle était alors à Apatna en Osrhoène.

Les légions étant principalement destinées à la garde des province.s, surtout des provinces frontières, elles devaient être organisées de façon à se suffire à elles-mêmes et à former de petites armées sédentaires. C'est dans ce sens que furent conçues les réformes d'Auguste, celle particulièrement qui restitua à chaque légion quatre turmes ou escadron.s de cavalerie ^ Mais les innovations les plus importantes furent celles qui regardaient le commandement.

La légion, dont l'effectif tend à s'augmenter*, est toujours divisée en 10 cohortes et 60 centuries commandées comme autrefois par des centurions, mais elle a maintenant un chef permanent^, le c légat de la légion (legattis I^^iont^)», nommé par l'empereur pour un temps indéfini, et pris ordinairement dans les rangs élevés de l'ordre sénatorial*. Le légat commande non seulement la légion et le détachement

1. Le fait est attesté par nombre d*inscriptions où il est question d* équités legionvt avec le numéro des légions. Une de ces inscriptions {C. I. L., III, 4858) parait antérieure au règne de Néron, et un texte de Tacite {Ann., IV, 73. Cf. Hist., I, 57) nous ramène bien près du règne d'Auguste. On trouve encore une mention des equitett legionis à la date de 240 {C. /. L., III, 5942). Plus tard, ils disparaissent, rendus inutiles probablement par le développement donné à la cavalerie auxiliaire. Il n'y a plus de place pour eux dans le camp tracé par Hygin (De munit, caslrorum). Au temps de Végèce, au contraire, les légions avaient repris leur cavalerie, et môme plus forte qu'autrefois (voy. ci-dessous, p. 314-315).

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