‹ Manuel des institutions romainesChapitre 435 sur 500 · SENS ÉTYMOLOGIQUE · texte numérisé non relu

SENS ÉTYMOLOGIQUE

AS

Unité.

deuDX

Srr-

L*unité moins une once.

dextans (decunx)

L*unité moins un sixième (de-sextaru).

dodraos (nonuncium)

L*unité moins un quart {deqiMdraiu).

bes (bessis)

Deux tiers de l'as ibi-as, ou, d'après Festus, bU triens).

septunx

Sept onces.

semis

Demi-unité.

quincunx

Cinq onces.

triens

Tiers de l'unité.

quadrans (terun-

Quart de l'unité.

cius)

sextans

^ ou Z

Sixième de Tunilé.

sescuncia

5"ou«£~

La demie ajoutée à l'once.

uncia

semuncia

^ouXouC

Demi-once (chiffre grec).

binœ sextula^

(duella) sicilicus

KouU

(Chiffre et terme empruntés

au système sicilien en

usage sous TEmpire.)

sextula

Sixième (de Fonce).

1/lU

dimidia sextula

scripulum

3ou%

(Traduct. du grec ypd\k\ui*.)

On divisait ainsi toutes les unités d'usage courant : le pied, pour les mesures de longueur; \ejtigère, pour les mesures de superficie; le sextarius ou setier, pour les mesures de capacité ; enfin la livre et l'a* d'une livre {as libralis).

1. Les signes namëriquet sont souvent tnrtné» d'une barre horiioaUle : de là l'expression bien connue du testertiut (3 as 1/2) HS. Les oneos éuient primitivement indiquées par des points, qui sont devenus parfois des ronds ou des 0 barrés. Dans ce système, ie signe du q^ine<mee (: • : ) correspond bien au sens qoo le mot a gardé en français.

!2. La forme primitive est icriptulum : on dit aussi «cruputom, qui a donné le français icrupuU.

568 XIHÉRATIOX [Aitgo. i

Mais le comimt des fraetions troaTail son eaploi spécial daas le calcul des ÎDléréts de l'argeot ^

L'ariUiiDéUqoe romaine aTait fait de ce calcul nn Téritable casse-téte. Horace regrette qae les enfants passent lenr temps i c partager, an prix de longves opérations, rnnité en centièmes * i. C*est par centièmes mensuels, en effet, qae se taxait de son temps le produit des capitaux. Jusqu'à l'époque de Sylla, oo s'était contenté d'une méthode beaucoup plus simple. Le taux était annuel et s'exprimait par une fraction donnée du capital : on disait femms tmctarnim, temunâarkÊMj ex iriemUj be$u, etc. Seulement, l'année commerciale était de dix mois, et l'année réelle en avait douze, de sorte que les expressions légales ne concordaient pas arec le taux réel. Le femms undarium^ par exemple, était légalement le -^ du capital, soit 8,33%; mais, comme l'année eiriJe avait deux mois de plus à courir, il était réellement de 10%. Od finit par adopter la méthode grecque des intérêts mensuels, mais en la compliquant par un emploi nouveau et bizarre de l'ancienne terminologie. Le taux légal étant fixé au centième {centeûma) du capital par mois (1:2%), il était aisé d'énoncer les taux usuraires de 2, 3, 4, 5 centièmes (binse, temœ, quaUrnsej quinœ centesimx), mais il fallait chercher des expressions pour les taux inférieurs au centième. On prit donc le centième pour unité, pour as^ et on échelonna an-dessous la terminologie ordinaire des fraetions. On eut ainsi les taux de 11 % {usurx deunces), 8% {usurœ be$set on be$ centesimœ), 6% f usurœ gemmes ou dimidia centesimœ [pars]), 5% {usurœ quincunees), 4% {usurœ trientes ou tertia centenmœ\ 3% {usurst quadrantes)^ 1 % {usurœ unciœ).

Encore tous les calculs faits sur l'as ne sortent-ils pas du système des fractions duodécimales, où les termes et les signes ont .un sens précis. L'arithmétique romaine devint un véritable chaos lorsque l'on eut des unités monétaires auzquelles on appliqua la division décimale, à la mode sicilienne, en faisant servir au calcul ^es fractions décimales les signes employés dans le système duodécimal, mais avec des valeurs et des noms différents. Ce fol le cas pour le denier (X) et le sesterce (HS). Il vint même un temps où. Tasmonnaie diminuant sans cesse de valeur, le denier valut 16 as au lieu de 10, et le sesterce 4 as au lieu de 2 1/2. On revint alors aux fractions duodécimales pour la division du denier, mais on s'obstina à garder les fractions décimales pour le sesterce. Dans l'un et Tautre système, on ne parvenait à exprimer la valeur des as, considérés comme fractions du denier ou du sesterce, que par des additions de fractions diverses. Ainsi, 13 as (tredcciere) ou -|| du denier, se décomposaient en | + ^ + ^, et se disaient dodrans semuncia sicilicM.

Voici le tableau des fractions du denier et du sesterce, telles qu'on les employait encore sous TEmpire ^ :

i. La jurÎBprudenco fait aussi couramment cm|iloi des termes frac lion naircs pour désigner la quote-part d'un liëriticrou Ici^atairc. hères ex quadranle, triente^ temiue, besUt etc. C'est m^tno pour los jurisconsultes que Volusîus Mccianus écrivit son traité intitulé : Dittributto. Il le dédie à «on élève Marc Anrèlo, qui se désolait d'être fort peu au courant de ces arcanes : quoi auis iùtributionen et in heredum institutione et in aliit rnultis necettariam ignotam habere*.

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