NOVEMBER
DEGEMBER
Kalende.
Victoria SuUx.
Kalende.
N Nepluno Pietati.
IV a. Non.
IV a. Non.
Prid. Non.
Prid. Non.
^^]Bona Dea.
Non».
N<*ns.
Faunalia.
VIII a. Id.
VIII a. Id.
VU
Munduipatôt
Tiberino in Intula.
\ Ludi
l PlebeU,
A60NALIA {Septimont,).
Prid. Id.
Prid. Id.
BN
Conto in Avmtino.
Idus.
Bpulum Jovit
Idus.
Jupiter — jEdet Telluris.
XVIII a. Kal
XIX a. Kal.
PP
GONSUALIA.
PP
SATORNAMA.
Merkatut.
OPALIA.
xia —
fP
DIVALIA {Angeronalia).
LareM Pertnarini.
LARBNTALIA.
Prid. Kal.
Prid. Kal.
590 CHRONOLOGIE fApPBND. m, S 2
FASTES CONSULAIRES
La chronologie, cadre mathématique de Thistoire, est toujours une œuvre artificielle. Elle ne se constitue en un ensemble arrêté que quand elle a trouvé un point de repère fixe, et Tambition des érudits est de reculer ce point de repère dans le passé jusqu'à l'extrême limite de la perspective. Les Romains, peu curieux de ces supputations, se sont toujours contentés, dans la vie pratique, de désigner les années par les noms des consuls. Cependant, dès 300 avant J.-C, l'édile Cn. Flavius inscrivait sur le temple de la Concorde U date de la construction rapportée à celle de la dédicace du temple de Jupiter Capitolin : CCIII annis post CapitoUnam [aedem] dedicatam. Cette dédicace était le point de départ d'une ère^, ère religieuse qui fut remplacée bientôt par une ère politique, l'ère post exactos reges, La comparaison des diverses Maies de consuls que nous possédons révèle les embarras et les contradictions eu tombèrent les chronographes qui, avec des documents incomplets, des années calendaires allongées ou raccourcies par les intercalations, des années consulaîree à chaque instant déplacées par les interrègnes, prétendirent retrouver la date précise de l'institution du régime républicain*.
* J. O. Baiter, Poêti comularet triumph^Uifue Romanorum ad fldem optituorum auetorum reeognovit et indicem adjeeit lo. 6. B. Turici, W9S (Travail ins<$rë dans YOnomatHeon TuUianum. Para III ). Les Fastes ëpigraphiques onl M publia en dernier lieu par G. Banaan {Foiti eoriiularet ab a. U. C. CCXLV ad a. UC OCCLXXV! in C. /. L., I [1803], p. 413-479) et la collation de tous les textes — historiques et ëpifra^iques — Ciite par ni. Mommeein {Fatti eonttUaret aba. U. C. CCXLV ad a. U. C. DCCLXXY fui tuperaunt inter te eoUati, Ibid.. p. 481-551). La liste a ëlé reprise à l'an 44 ay. J.-G. et rmrtaMe jusqu'à 984 de notre ère par J. Klein, Fatti eontularet inde a Caetaritneee utqiu ad tii^p#Hiiiii DioeUtUnU. Lipsiae, lêsi. La partie qui va de 96 à 119 a été étudiée séparément par J. flfihl^enli. Die CvntularfatttH vom Tode Domitiant bit %um dritten Contulaie Hadrxant (Jabrbb. d. Ver. von AlterthumsfreaBden in Rhoinl., Hoft LXXII (1889), p. i-54). Pour les derniera temps, cf. O. Kftnfiiiaiiii, tHe Fatlen der tpàteren Kaiter%eit ait ein Mittel %ur Kritik der lûettrënUtehgm Ckroniken (Philologvs. XXXIV [1876), p. S35-295).
1. L'étymolo(ie du mot ère {era -ttra) esta elle seule un problème curieux . Il est certain qu'il servit d'abord uniquement à désiirner l'ère c espag^nole », qui avait son point de départ — on ig-nore pour quelle raison — en l'an 38 avant i.-G. On a dérivé le mot du latin ««, pluriel mw, dans le Hens de nombres, chiffres, calculs en général, — ce qui est encore l'expltcation la plus vraisenblabie; ~ de l'anbe arraeh (= dater); enfin du gothique jera (= allemand 3<^^r), que los Visifotli» auraient importé en Espagne.
2. Pour se faire une idée des difficultés insolubles que présente aujourd'hui l'étude des Fasle» coQpulaires, il faudrait oompulier l'éuorme amas de dissertations accumulées sur la question des 4 sources • ou de la • chronologie » de Polybe, Diodore, T. Uve, etc. Celle do Tb. Mohhsir, fc> biutund Diodor (Rom. Foraeh., 11(1879], p. 9il-296) peut suffire comme échantillon. Du rvete. le simple rapprochement de toutes les listes connues (C. I. L., I, p. 481-551) est asses édifiant par lui-môme. Fussent-elles toutes concordantes, la liste unique qui en résulterait n'en serait pas mutas une œuvre artificielle, attendu que ni l'état du calendrier avant la réforme de César, ni les déplacements perpétuels de l'année civile avant 153 (ci-dessus, p. 58-50) ne permettent de considérer chaque collège consulaire comme ayant occupé l'année julienne en regard do laquelle on rinscriL On ne peut guère espérer que des rectifications de détail, et celles-là mémo sont le plus aouvent hypothétiques. Matzat (I. p. 354) appelle emphatiquement les Fattet le i tombeau de la vérité ». U suppriaae les quatre année» dictatoriales (U. G. 421. 430. 445. 453) et fait commencer la liste des consuU à l'an 506 avant J.-G., le 49 noraahre du calendrier julien. Nous suivons l'ordre reçu, sans entrer dans ees épineux débals.
Appeno. m, § f]
CHRONOLOGIE
Une fois là, on voulut remonter plus haut. Dès que Fon «rat connaître la durée des règnes des anciens rois de Rome, on transforma aisésfint Tère républicaine en ère romaine, partant de la fondation même de Romek
Des divergences dans la supputation des consulats et des années de règne conduisaient à des dates différentes pour la fondation de Rome. Tous étaient d'accord pour fixer au 21 avril {Parilia) Tanniversaire de ce mémorable événement, mais il était plus difficile de s'entendre sur l'année. La chronique officielle des Pontifes, suivie par Polybe, Cornélius Népos et Diodore, plaçait la genèse de la cité en 01. VU, 2 (avril 750); Caton, auquel se sont ralliés Denys d'Hall carnasse, Soliu, Eusëbe, en 01. Vil, 1 (avril 751); les Fastes CapUolins (règne d'Auguste), en 01. VI, i (avril 752) ; Varron et Atticus, en 01. VI, 3 (avril 753). Le système de Varron a prévalu à la fin de l'Empire et chez les modernes. Les auteurs anciens ne se sont guère servis de ces supputations et n'ont jamais abandonné l'usage de désigner les années par les noms des consuls. Ils y restèrent fidèles même sous l'Empire, alors qu'ils auraient pu prendre pour point de repère les noms des empereurs, suivis du quantième de leurs années de c puissance tribunitienne », ou, comme nous dirions aujourd'hui, de leurs années de règne.
Outre cette ère romaine, il y avait une foule d'ères provinciales que les Romains trouvèrent déjà en usage dans les pays grecs ou qui furent créées sous leur domination, auquel cas la date initiale était d'ordinaire l'année de la réduction du pays en province romaine '.
Enfin on essaya encore d'instituer des ères susceptibles d'un emploi général. L'ère datant du 1*' janvier 45, c'est-à-dire du moment où fut mis en vigueur le calendrier julien, ne put entrer dans la pratique. L'ère de Dioclétien ou € des Martyrs >, partant du l**^ Thoth alexandrin (30 août) de l'an 284 après J.-C, fut usitée en Orient, chez les chrétiens principalement, et elle a son intérêt historique, comme date de la genèse du Bas-Empire, mais elle ne pouvait devenir universelle. On imagina aussi l'ère dite de Vindiction^, série de périodes quindécennales commençant au l*** septembre 312. Puis, juifs et chrétiens construisirent sur les données de l'Ancien Testament l'ère de la création du monde, mais on ne put tomber d'accord sur la date initiale. L'idée cependant avait servi de base à des systèmes qui reculaient jusqu'à la création du monde le début des cycles pascaux de dix-neuf ans ou des périodes d'indiction. On eut ainsi l'ère juive de la création du monde, qui partait de l'automne 3761 avant J.-C, et l'ère byzantine — employée par tous les chronographes byzantins depuis le Chronicon Paschale (vers 627), conservée par les Russes jusqu'à Pierre le Grand et par les Hellènes jusqu'à leur affranchissement — dont la date initiale était le 1*' septembre 5508 avant J.-C.
Toutes ces ères furent supplantées par celle de l'Incarnation du Christ ou ère chrétienne, que son auteur, le moine Denys le Petite fit commencer avec l'an 754 de Rome *.
* O. Oppart, Ueberdie KnUUhung der aéra Diony»iana (iahrbb. f. Philol., XCI [i865|,p.8M-827).
i. C'est celle qui figure dans les tableaux sous la rubrique U. C. (c'est-à-dire UrMê condit» ou ab Urbe condita).
«. Voy. cl-dessu», pp. 210, 1-2. 211, 1-2-3. 212, 1-2-3.