‹ Manuel des sociétés de tempéranceChapitre 8 sur 35 · C. CHINIQUY, Ptre · texte numérisé non relu

C. CHINIQUY, Ptre

Pour se conformer au plan du Manuel , l’éditeur doit d’abord rappeler au lecteur les règles de la Société de Tempérance, dont l’importance et la nature ressortent des termes mêmes de la formule que l’on souscrit en entrant dans la Société.

Or, cette formule, pour être bien comprise et mètre pas une lettre morte, un vain son, exige une attention sérieuse dans toutes ses parties. Pour le chrétien zélé et consciencieux, chacune de ses parties a son poids et ses raisons graves, qui l’excitent au bien, ou qui l’y maintiennent. Nous diviserons donc cette formule comme suit :

lo. Pour l’amour de Jésus, abreuvé de fiel et de vinaigre.

2o. Avec la grâce de Dieu.

3o. Je promets.

4o. Ne jamais faire usage de boissons fortes.

5o. Excepté comme remède.

60. Je m’engage de plus, par mes paroles et mes exemples, à porter mes amis à faire le même sacrifice.

Comme on voit, celui qui veut devenir membre de la Société de Tempérance, a six choses à considérer. La première est le motif qui doit le faire agir. La seconde, le sentiment de sa faiblesse et les raisons d’espérer que Dieu l’aidera. La troisième est la nature de l’engagement qu’il va prendre. La quatrième et la cinquième comprennent l’étendue et les bornes du sacrifice qu’il s’impose. Enfin la sixième et dernière considération lui fait connaître l’espèce d’apostolat qu’il promet d’exercer envers ses frères.

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