I.O ET DE VESTIMETJS BE MAUJE
DE VESTJMENTIS STI lOllIS BI3E
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Des faits très -curieux résultent de cette inscription : l'archange Gabiùel serait entré par le trou d'une pierre pour annoncer à la Vierge qu'elle serait mère de Dieu : « de foraniine petraî per quod angélus intravit ad Yirginem » ; pendant la fuite en Egypte, un arbre se serait incliné devant l'enfant Jésus , la Vierge et saint Joseph , soit pour les saluer, soit pour leur otfrir plus facilement ses fruits ; sainte Eugénie , une sainte dont les
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]"eliques sont assez rares, est placée entre sainte Lucie et sainte Cécile. Quant au reliquaire proprement dit, qui a J3 centimètres environ de hauteur, on voit par quelle quantité de parcelles il est rempli : reliques du Sauveur, de la Vierge, du Précurseur, de quatre apôtres, des trois diacres martyrs, des saints Innocents, du prophète Daniel, des trois saints confesseurs Martin, Nicolas, Martial, de l'arbre de la fuite, des saints Marcel et Marcellin, de la pierre de l'Annonciation, des saints Bernard, Biaise, Adrien, Denys, Gilles, des saintes Madeleine, Catherine, Lucie, Eugénie-, Cécile, des dix mille martyrs, des onze mille vierges, sans compter, enfin, beaucoup d'autres reliques : u et aliœ mult;c reliquiœ ».
Je suppose, comme je l'ai dit ailleurs, que les reliquaires de ce genre s'exposaient principalement le jour de la Toussaint. Quant à celui de Grandselve, ainsi place au bout d'une hampe, il est à supposer cju'il se portait en procession, comme on porte une croix ou une bannière. La forme en est très-originale ; dégagé des volets qui protégeaient les reliques lorsqu'elles
Hl. — RELIQUAIRE DE LA SAINTE C 0 U R ONN F. — CO M M E N C E ME N T 11 U XIU' SIÈCLE.
PROVIENT DE L'aBBAYE DE GRANDShLVE, PIIÈS DE TOULOUSE. — EST AUJOURD'HUI DANS L'ÉGLISE DE BOIIILLAC (HÉRAULT).
n'étaient pas exposées, ce reliquaire ainsi élevé en l'air, comme une lanterne haute, devait produire un très-brillant effet. Nous ne saurions trop recommander d'en exécuter aujourd'hui de semblables, et, pour notre compte, nous y pensons ^.
1. Dans une notice déjà citée, « Monograpliie de l'abbaye de Grandselve », année 1857, M. Jouglar a donné la description et le dessin de ce reliquaire; c'est d'après son dessin réduit
ET rj'OPxFÉVRERIE DU MO^EN AGE. 41
Un autre reliquaire en forme de lanterne, mais de lanterne qu'un ange porte sur sa tête, comme les femmes portent des vases de lait et d'eau, est le suivant, n° 32. Il provient de l'abbaye de Grandmont et est ainsi mentionné dans l'inventaire de 1GG6 :
(( Un ange en bosse, de cuivre doré, émaillé, porté sur un pied carré, et qui a sur la tète un petit cristal garni de cuivre doré, sur lequel est ce billet : de sancto juniano... '• »
Cet ange, du xii" siècle^, est trop immobile et trop serré aux jambes comme dans une gaîne ; mais ce motif d'un être humain, d'un ange aile posé sur une plate-forme carrée et portant sur sa tête un petit réceptacle à reliques, est fort original et fort propre à inspirer de bonnes idées à un sculpteur, à un orfèvre, à un bronzier. C'est une cariatide isolée, en ronde bosse, et dont on peut tirer un excellent parti.