SONNETTE lU XVl' SIÈCLE. — EN ARGENT DORÉ
AlJOUfiD'HUl EN ANGLETtRRE, AU COMTE DE STAMFORD. — HAUTEUR TOTALE, \3 CENT.
Sur cette autre sonnette de la renaissance, est assis, pour seirvir démanche, un génie tout jeune, un amour tout nu, ailé, jouant du violon et filant des sons harmonieux comme ceux que le battant tire.de l'intérieur de la sonnette. C'est assez puéril, comparé surtout au symbolisme du moyen âge, et de plus les aiguières enguirlandées qui tournent tout autour de la robe du petit corps sonore ne. signifient absolument rien. Mais il faut ne pas trop exiger du \\V siècle; il ne faut pas lui demander surtout la grande portée ni le puissant souffie du xir' ou du xiii".
Les trois numéros qui précèdent appartiennent à cette famille de sonnettes à la main, qui servent pour annoncer certaines parties de la messe, 1' « Introïbo » , le « Sanctus » , 1' « Élévation » , 1' « Agnus Dei » . A cette classe de sonnettes s'applique ce texte de l'an 1298 :
« Una campana manualis et unum lintinnabulum ad elevationem corporis Christi personandum '^ )> .
C'est dans les clochettes et sonnettes surtout qu'il faut introduire la réforme, car, depuis le xv"' siècle jusqu'à nos jours, on ne nous a guère donné que des laideurs assez malsonnantes. Du reste, la faveur avec laquelle on accueille la clochette romane à jour, depuis bien des années déjà, est une preuve que le goût du noble et du bon commence à revenir.