‹ Manuel des uvres de bronze et d'orfévrerie du moyen ageChapitre 96 sur 151 · DANS I. E M U " E E DES S 0 D V : H A I N S , AU LOUVRE · texte numérisé non relu

DANS I. E M U " E E DES S 0 D V : H A I N S , AU LOUVRE

Donc le siège de Dagobert. à supposer que ce soit le trône d'un roi et non pas celui d'un abbé de Saint-Denis ou d'un évêque de Paris, prouve qu'il a l)u et probablement dû exister des trônes épiscopaux coulés en bronze. Il n'en reste plus en France, ce n'est que trop vrai ; mais il n'y existe pas davantage dé couronnes ardentes, et, sans le pied de Saint-llemi de Reims, il n'y existerait plus une seule trace de chandeliers à sept branches. Cependant, nous savons que couronnes et chandeliers y étaient nomljreux auti'cfois comme ont pu y être nombreux les ti'ôncs en bronze pour les ai'chevêqucs, évoques et abbés. Nous sommes donc suffisamment autorisés à recomposer des trônes épiscopaux en métal coulé ou battu, et, à l'occasion, nous ne ferions pas défaut.

Le siège du n" 102 est en pierre, mais le bronze n'y ferait pas plus mal. Seulement, comme le mi'lal possède une élasticité et une force de résistance

1. A la catliédrale de Reims, dans les liautcs verrières de la grande nef, sont assis sur dos hùnes absolument semblables les rois de France et les archevêques de la mélropolo. XIX.- 17

dont la pierre est privée, ce qui est plein, sur les flancs, le dossier et les accoudoirs de ce siège de pierre, pourrait, exécuté en bronze, être évidé à jour.

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J'irai plus loin encore, et la stalle suivante, qui est en bois, ne perdrait pas à se couler en métal. Toutefois, la miséricorde, qui se lève ou se baisse à volonté et fréquemment, pendant les offices, rendrait un son qui serait désagréable; et dans ce cas, le bois est préférable. Mais, au moins, la forme élégante de cette stalle peut inspirer utilement un bronzier ou un orfèvre qui serait appelé à établir quelque trône épiscopal ou fauteuil d'officiant.

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