De la confirmation
La confirmation est la partie du discours dans laquelle l'orateur prouve la vérité énoncée dans la proposition: c'est la partie la plus importante, c'est le corps du discours. Elle comprend le choix des preuves, leur arran- : &ement, leur liaison, leur amplification. L'orateur ne conservera pas toutes les preuves qui se présenteront à son esprit, mais seulement Les plus fortes. Quant à leur disposition, quoiqu'il n’y ait pas de marche invariable à suivre, il est bon de recommander l’ordre approuvé par Quintilien et Cicéron, et qu’on nomme disposition homérique. Elle consiste à commencer et à finir par les preuves les plus péremptoires, en plaçant au Milieu les plus faibles, Il faut encore choisir des preuves tirées du sujet, et proportionnées à l'intelligence de même qu'à la disposition de l'auditoire.
L'amplification consiste dans la manière dont on développe ses preuves: elle a pour but de leur donner toute leur valeur en les présentant sous toutes leurs faces.
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Les défauts les plus ordinaires de l’'amplification sont la prolivité, la stérilité, la futilité, la Surabondance.
La prolixité consiste à employer une foule de mots inutiles où à répéter ln même idée sous des termes différents; la stérilité provient du manque d'idées, la futilité, consiste à multiplier les détails frivoles: 1 Surabondance à abuser de la multiplicité des pensées, des images, ou des sentiments,
18 De la réfutation.
La réfutation est la partie du discours dans laquelle l'orateur démolit les arguments de l'adversaire ou répond aux objections qui pourraient lui être faites, Quelquefois elle s’unit étroitement à la confirmation, d’autres fois elle la précède, le plus Souvent elle la suit, Pour réfuter un fait, il faut montrer ou que ce fait n’est pas prouvé par des témoignages certains, ou que les conséquences tirées par l'adversaire du témoignage invoqué sont mal déduites, Pour réfuter un raisonnement, il faut montrer qu'il s'appuie sur un principe faux, ou contredit un principe reconnu comme certain, ou que les conséquences tirées par l'adversaire d’un principe vrai sont mal déduites,