‹ Manuel du baccalauréat, ou, Programmes et résumés des principales matières exigées pour les différents examens dans la province de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 219 · La vie et les oeuvres de Frêne Littérature · texte numérisé non relu

La vie et les oeuvres de Frêne Littérature

2. En particulier, le sujet du Télémaque (Histoire ancienne, Histoire littéraire, Géographie) :

3. Les principes de la littérature an géné ‘al, du poème épique en particulier (Littérature 4 Les règles de la grammaire fr 5. L'analyse graminaticale :; 6. L'analyse logique.

Pour étudier avec profit, il faut étudier avec ordre : I. Lisez attentivement le ler chapitre ou Ia 1ère scène, puis procédez d’abord à l'analyse logique pour vous pénétrer du sens et de la suite des idées ; en sec l'enalysd grammaticale.

Ii. Ne laissez aucun mot dont vous n'ayez reconnu la

nature et justifié l'emploi par les règles de la grammaire, |

lon ! (Histoire de Ia

ançaise ;

ond lieu à

ITT. Ayez toujours sous la main 10 les préceptes de la

littérature et de la poésie, 20 une grammaire française, 50 un dictionnaire aussi complet que possible, Quand vous rencontrez une difficulté, recourez immédiatement à ces ouvrages, car en remettant vos recherches à plus tard, vous perdez un temps précieux et votre intelligence se trouve privée des lumières nécessaires,

IV. Quand ce premier travail essentiellement grammMmatical aura été fait, recommencez l'étude de votre chapitre au point de vue du style et de ln littérature,

V. Si vous êtes peu habitué à, l'analyse, à l'application raisonnée des règles de la BraMimaire, tout ce travail vous part

aîtra long, pénible parfois ; mais ne vous

RE nn aprem ar

laissez pas arrôter par ces premières difficultés, et ne faites pas l'ouvrage à demi : Qui va lentement va sûrement,

VI. Avant de passer au second chapitre, assurez-vous que vous possédez bien le premier. Le second ne vous en paraîtra que plus facile, et, si vous l'étudiez avec le même soin, le troisième ne vous offrira: presque plus de diticultés.

Version latine (1).—Une version latine est une série de phrases extraites d’un auteur latin, qui se suivent, s’enchaînent et roulent ordinairement sur ie même sujet, et qu'il s'agit de rendre avec fidélité et en bon français.

L'épreuve de la version ne consiste pas seulement dans la traduction plus ou moins exacte du texte latin : c'est en même temps une épreuve de style et d’orthographe. Il ne suffit pas que le candidat traduise fidèlement sa version, il doit encore former des phrases où soient observées, non-seulement les règles du style, mais encore les règles de la grammaire et de l’orthographe. Il faut donc qu'il s'applique à écrire correctement en franeais et à bien orthographier sa traduction. Ceci est plus important qu’il ne le croit peut-être, car, dans plusieurs examens, des candidats ont été éliminés à la seule vue des fautes de français dont leur version était chargée.

Il faut avant tout faire la construction de chaque phrase, faire ensuite mentalement le mot à mot de toute la version, avant de songer à la traduire ; puis on s’occupe du bon français. Or, pour bien traduire une phrase,

il faut quatre choses : 10 le sens ; 20 le tour de phrase ; 30 l’eæpression ; 40 le style.

(li Tiré du Manuel du Baccalauréat ès-lettres de E, Lefranc et G.

Jeannin.

êtr" dec dis sub ven il f:

sent pass

tés, et ne it va sûre-

surez-Vous id ne vous ez avec le ue plus de

1e série de ivent, s’en- 1e sujet, et français.

seulement exte latin :

et d’ortholuise fidèlephrases où du style, de l’orthore correctetraduction, at-être, car, ité éliminés leur version

de chaque not de toute uis on S’ocune phrase, r de plu'ase ;

10 Sens.—Pour le sens il faut tâcher de bien comprendre la version dans son ensemble, et, cela f:

ait, on traduit, en cherchant dans le dictionnaire le sens des mots

qu'on ne connaît Pas, (1) non-seulement dans leur espèce, mais encore dans les espèces de la même famille: ainsi, pour abjectus, on pourra lire, outre ce mot, abjicere, abjectio, abjecte. On fait aussi attention aux mots r

edondants, c'est-à-dire aux mots qui, sans rien

ajouter au sens, ne Sont employés que pour l'harmonie: tel souvent les verbes versari, habere, solere, videri, ete.

s sont viderim,

20 Tour, de phrase.—Le latin aime le tour passif, et le français le tour actif : on peut donc quelquefois tourner

le passif latin en actif français. Exemple : Darius ab Alexandro

superatus est, Alexandre vainquit Darius.

Beaucoup de tours de phrase latins ont p notre langue ; mais il y en a qui n'y sontp qu'il faut remplacer par des équivalents.

Exemples : valdè insaniunt qui, qu'ils sont insensés les hommes qui !

assé dans as recus, et

Pulchrè Superbiens,... avec quel orgueil 30 Expression — L'expression, pour ôtr ôtre ni contre le sens, ni en dehors, ni au-delà, ni en deçà du sens, mais dans le sens, Or, des neuf parties du discours qui composent un texte, il y en a quatre, le substantif, l'adjectif, le verbe et l’adverbe qui sont sou-

vent intraduisibles par des mots de leur espèce, Alors il faut changer l'espèce du mot.

e juste, ne doit

Exemples : Damna praeteriti temporis diligenti prae-

sentis usu sarcienda, Il faut réparer la perte du temps

passé par notre diligence à user du présent,

() Aux examens pour lesquels l'usage du dictionnaire est autorisé.

Nihil magis flectitur quam vox humana. Rien n’est plus flerible que la voix humaine.

Verba portentose copulata. Mots dont l'union est monstrueuse.

Dux quasi multipler. Un général qui semble se multiplier.

Si aucun des quatre mots ne peut être employé, on à recours aux synonymes. Exemple : Ira celerior ad insaniam nulla via est. La colère est la passion qui conduit le plus promptement à la folie.

4o Style—Chaque version à son genre de style. On peut réduire à trois genres celui des versions classiques: 1o Le style simple, qui demande de la pureté, de la simplicité, mais sans platitude ; 20 le style fleuri, qui veut de l'élégance, des grâces, des ornements, mais jamais étrangers au texte ; 3o le style éleré, qui exige de la noblesse, mais sans enflure.

Outre !e style, il faut soigner l'orthographe.

Sciences.

Voici quelques observations générales qui peuvent aider le candidat dans bien des cas, où l’on a des problèmes à résoudre,

Il faut d'abord se pénétrer du sens de l’énoncé du problème, en bien comprendre les conditions, puis supposer le problème résolu, si c'est un problème de géométrie, un problème où il y ait des constructions à effectuer ; discerner les relations qui lient les lignes à trouver avec les lignes données ; tirer, dans certains cas, des lignes auxiliaives : enfin, chercher dans ses souvenirs les th6orèmes qui peuvent servir à la solution demandée,

ins cès

Art

ien n’est plus ion est Mmonsnble se multi-

mployé, on & crior ad insan qui conduit

le style. On ns classiques:

té, de la simeuri, qui veut mais jamais

exige de la

he.

qui peuvent , a des problè-

noncé du propuis supposer de géométrie, à effectuer ; \ trouver avec as, des lignes enirs les théomandée.

Dans les problèmes d'. £èbre, on sait qu'il faut représenter les inconnues par les lettres X, Y,2..., les données étant représentées par des nombres, ou les lettres a. D, C.., ; examiner quelles opérations on aurait à faire si, la valeur de l’inconnue étant trouvée, on voulait s’assurer qu'elle remplit toutes les conditions de la question ; enfin résoudre l'équation qui résulte de la mise en équation du problème, Dans les problèmes de physique, on doit chercher à quelle théorie se rapporte la question à résoudre, et voir quels sont les principes ou les for:mules qui peuvent être employés,

Conclusion.—Que les candidats ne se fient pas uniquement à leur mémoire : qu’ils ne croient pas suffisant d'apprendre par coeur quelques définitions ou quelques phrases du Manuel pour les répéter ensuite servilement., Il faut qu'ils acquièrent par l'étude une instruction réelle, et ils y parviendront, s'ils étudient consciencieusement les diverses matières, s'ils reviennent souvent sur leurs pas pour assurer leur route, s'ils s'interrogent eux-mêmes et se posent de différentes manières les questions qu'on peut leur adresser : enfin, si, pour graver les réponses dans leur mémoire, ils se donnent la peine de les reproduire en abrégé dans une espèce de cahier résumé ou memento qaw’ils puissent consulter dans le cours de leur préparation.

Université Laval.

I y à à l'Université deux classes d'élèves : les élèves inscrits où élèves proprement dits, qui ont subi avec sucecès les examens de l’Inscription dans la Faculté des Arts, et les élèves étudiants, qui n'ont pas subi ces

épreuves. Pour les facultés de Droit et de Médecine, les jeunes gens qui se proposent de pratiquer comme avocats, notaires ou médecins dans la province de Québec doivent, pour être recus à titre d'élèves étudiants, avoir été admis à l’étude par les bureaux respectifs du Barreau, de la Chambre des notaires et du) Collège des

médecins de la province de Québec. Ces deux classes.

d'élèves sont absolument sur le même pied : toute la différence consiste en certains avantages pécuniaires faits aux premiers.

En vertu d'une loi passée en 1891, les bacheliers ès Sciences, ès Lettres ou ès Arts n’ont qu’à faire identifier leurs diplômes pour être admis à l'étude du Droit ou de la Médecine.

Collèges de la Province de Québec.

Le Petit Séminaire de Québec.

Le Séminaire de Nicolet,

Le Collège de Ste-Anne de la Pocatière, Le Petit Séminaire de Ste-Thérèse.

Le Séminaire des Trois-Rivières.

Le Petit Séminaire de Rimouski.

Le Petit Séminaire de Chicoutimi.

Le Petit Séminaire de Sherbrooke.

Le Collège de Lévis,

Le Petit Séminaire de St-Hyacinthe.

Le Petit Séminaire de Ste-Marie de Monnoir, Le Collège de l’Assomption.

Le Collège Joliette.

Le Collège St-Laurent!

Le Collège Bourget. “

Médecine, les comme avo- *e de Québec idiants, avoir ctifs du Bar- | Collège des

deux classes

toute la difiniaires faits

Jacheliers ès ire identifier | Droit ou de

Le Collège de Montréal.

Le Collège Ste-Marie, à Montréal.

Le Collège de Valleyfield.

Anciens cours Leblond et Bonnin, Préparation aux examens. S'adr à Montréal,

Cours classique, esser 355, rue St-Denis,

Page 1