‹ Manuel du baccalauréat, ou, Programmes et résumés des principales matières exigées pour les différents examens dans la province de Québec [microforme]Chapitre 8 sur 219 · HISTOIRE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE UNIVERSELLE

De la création jusqu à Moïse (4004 av, J. Ch à 1491 av. J. Ch.)

Le monde fut créé e se trouy

n Six jours.

ait! probablement en Asie Tigre et l'Euphrate, Adam et E Caïn, qui tua Abel, fonda Ia x Seth, Les descendants de Caïn, nommés enfants de

Le paradis terrestre

Mineure, entre le ve eurent trois enfants t ile d'Hénoch : Abel, et

aéchants comme lui, et

S hommes, pervertirent les enfants de Dieu, descendants d'Abel et de Seth, e

le déluge, qui dura 40 jours, Y échappa, Il eut trois fils:

descendants,

t Dieu envoya

Noé seul, avec sa famille, Sem, Cham et Japhet: leurs devenus trop nombreux, $se À échouèrent dans la Construction de (confusion deg langues).

Séparèrent, la tour de Babel Japhet alla peupler l'Europe,

Cham l'Afrique, et Sem l'Asie, Le premier ancêtre des Hébreux, Héber, était fils de Sem. Un de ses descendants, Abraham, fut choisi de Dieu pour lui former un peuple destiné à perpétuer son culte. Le fils d'Abraham. Isaac, eut deux fils : Jacob et Esaü. Jacob fut le père des douze tribus. Joseph, l’un des douze fils, fut vendu par ses frères jaloux de lui à des marchands égyptiens. Devenu ministre de Pharaon, roi d'Egypte, il pardonna à ses frères, qu'il fit venir, et établit dans ce pays.

Depuis le commencement de la captivité de Babylone jusqu'à N. S. Jésus-Christ (606 av. J. Ch. à 1.)

A la suite de plusieurs révoltes des rois de Juda, Nabuchodonosor prit Jérusalem, la ruina, et brûla le temple. Les Juifs furent emmenés par lui en captivité: parmi eux se trouvait le prophète Daniel, qui prédit au roi d’Assyrie la chute de son royaume. En effet, l’impie Balthazar, successeur de Nabuchodonosor, périt dans sa capitale, prise par Cyrus. Celui-ci permit aux j fs de retourner dans leur pays et de rebâtir le temple. Les Juifs, restés en Orient, coururent un grand danger sous Artaxerxès Longue-Main (Assuérus), dont le ministre Aman, irrité contre le juif Mardochée, oncle de la reine Esther, avait obtenu du roi le massacre des Juifs: ceux-ci furent sauvés par! Esther. Sous les Perses, ils vécurent en paix, et fidèles au vrai Dieu, Alexandre-le-Grand, roi de Macédoine, dans sa! guerre heureuse contre les Perses, envoya demander des subsides aux Juifs. Ceux-ci, fidèles aux Perses, refusèrent : le grand'prêtre les sauva de la colère du vainqueur, en lui montrant, dans le livre du prophète Daniel, le récit

Ce Spa l'oc com aprè la n paix quet Qu pour les A resta

grant

r aneôtre des le ses descenlui former un s d'Abraham, b fut le père ils, fut vendu ds égyptiens.

+, il pardonna ce pays.

de Babylone , Ch. à 1.)

‘ois de Juda, , et brûla le en captivité; qui prédit au effet, l’impie r, périt dans

permit aux ebâtir le teman grand danérus), dont le chée, oncle de massacre des 1, Sous les Lu vrai Dieu.

ns sa! guerre der des subsis,\ refusèrent ; vainqueur, en aniel, le récit

CZ

de ses victoires, annoncées d'avance, Les Juifs passàrent ensuite sous la domination de l'Egypte, puis de l’'Assyrie, qui les persécuta. Antiochus Epiphane, voi de Syrie, prit Jérusalem, qu'il incendia en partie, et poursuivit de ses rigueurs les Juifs fidèles à leur foi, Le saint vieillard Eléazar fut martyrisé, ainsi qu'une mère et ses sept fils. Enfin commença la lutte héroïque où trèrent Mathathias et ses cinq fils les firent alliance avec les

s'illus- Macchabées : ils

Romains, et remportèrent de grandes victoires, Jean Hyrcan fut reconnu grand'prôtre et prince des Juifs. Son fils Aristobule prit le titre de roi, et se déshonora, comme ses successeur Il fut remplacé, avec l’aide du Romain Pompée qui prit Jérusalem, par Hyrcan II, Les guerres civiles continuèrent jusqu'à ce que Hérode eût été Romains roi de la Judée.

Christ.

S, par ses crimes,

nommé par les Sous lui naquit N.-S. Jésus-

Guerres Messéniennes (744 à 668 av. J, Ch.)

Cette lutte eut pour cause Sparte et de Messène, et une l’occasion,

la jalousie mutuelle de querelle particulière en fut Les Spartiates furent défaits dans un ter Combat; la victoire fut indécise dans après Cinq ans de luttes, les Messénie la mort de leur vaillant chef Ari paix à condition de donner chaque queurs la moitié du produit de leurs champs, Quarante ans plus tard, ils se révoltèrent.

pour chef Aristomène, et eur les Arcadiens.

: deuxième: enfin, ns, découragés par stodème, obtinrent la année à leurs vain-

IS prirent ent pour alliés les Argiens et Dans une première bataille) la victoire resta indécise, puis les Messéniens grands succès.

Fetiportèrent (trois Sur le conseil de l’oracle, les Spartiates

prirent pour chef l'Athénien Tyrtée et gagnèrent la

des Perses furent détruits à Mycale par Xantippe. La

fameuse journée des Tranchées. Les Mésséniens, tou- 8 jours commandés par Aristomène, luttèrent, encore pen- À dant onze ans. Ils furent à la fin dispersés, et un cer- : tain nombre d’entre eux fondèrent Mess:1e, en Sicile. l':

Guerres Médiques (496 à 479 av. J. Ch.)

Les Athéniens aidèrent leurs colonies de l'Asie Mineure ue révoltées contre Darius, roi de Perse, et brûlèrent AT Sardes : mais, après quelques échecs, ils abandonnèrent en! les colonies. Darius, roi de Perse, brûla Milet, et envoya ap contre la Grèce une 1ère expédition commandée par L Mardonius, mais l’armée de terre fut exterminée par les AC Thraces, et la flotte détruite par la tempête. Il en en- et. voya une seconde, sous les ordres de Datis. Toutes les not villes de la Grèce se soumirent, excepté Sparte et qui Athènes. Les Athéniens seuls, commandés par Miltiade, Aig qui avait sous lui Aristide et Thémistocle, vainquirent à tiat Marathon cent dix mille Perses. Miltiade blessé fut à 5 récompensé par la prison, où il mourut. Thémistocle l'emporta sur son rival Aristide, s'empara du pouvoir, et Aristide, qui était surnommé le Juste, fut exilé.

Xeræès, successeur de Darius, avec un million d’hom- Lut mes, fut arrêté longtemps par ZLéonidas au défilé des à Thermopytes. Léonidas se fit tuer avec ses 300 Spartiates ra et ses 400 Thébains, mais non sans avoir fait un terrible “58 carnage, ‘Thémistocle remporta sur Xerxès la grande BR bataille de Salamine. I1 restait à Xerxès, qui s'était en- EE fui en Asie, l’armée de Mardonius, mais celui-ci fut vain- ! pÔus eu et tué par Pausanias à Platée, et les restes de la flotte ! .

lopid

gagnèrent la isséniens, touit encore pensés, et un cere, en Sicile.

J. Ch.)

l'Asie Mineure et brûlèrent 1bandonnèrent ilet, et envoya mmandée par rminée par les ête. Il en enis. Toutes les té Sparte et s par HMiltiade, vainquirent à de blessé fut Thémistocle du pouvoir, et F exilé.

million d'homau défilé des 300 Spartiates fait un terrible xès la grande qui s'était enlui-ci fut vainstes de la flotte Xantippe. La

guerre continua contre les Perses : Pausanias trahit, et fut mis à mort, mais Cimon força le roi Artaxerxès à reconnaître l'indépendance des colonies grecques de l'Asie Mineure. 5

Guerres du Péloponèse (431 à 404 av. J. Ch.)

Dans une contestation entre Corcyre et Corinthe, Athè-

nes prit le parti de Corcyre, Sparte celui de Corinthe, Après quelques petits engagements, après une peste qui enleva Périclès, et un traité de paix de peu de durée, appelé paix de Nicias, la guerre reprit,

Les Athéniens eurent d'abord des succès ; ils exilèrent Alcibiade, et dès lors furent défaits ; ilS le rappelèrent. et remportèrent de nouveaux succès : ils lexilèrent de nouveau, et, après une bataille navale gagnée par Conon. qui fut mis à mort, ils furent complètement vaincus à Aigos-Potamos. Athènés fut prise et brûlée par les Spartiates, sa flotte fut détruite, et le gouvernement donné à 50 tyrans. Cette guerre avait duré 27 ans,

Lutte de Sparte et de Thèbes (378 à 363 av. J. Ch.)

Sparte avait donc la Thèbes la lui ravit, £g

Pr'épondérance en Grèce, mais grâce à ses deux héros Pélopidas et

ommencèrent par massacrer festin les gouverneurs

Epaminondas. qui € dans un

donnés par Sparte à Thèbes :

les Spartiates la grande bataille de Leuctres, qui plaça les Thébains à la tête de la Grèce, Après d'autres victoires, dans l’une desquelles périt P6-

Epaminondas livra bataille

puis ils remportèrent sur

lopidas, aux Spartiates à

Mantinée. 1] fut tué, en remportant une. brillante victoire.

Lycurgue, Solon.

A Athènes, Dracon avait donné une constitution beau- Coup trop sévère, qui punissait de mort les moindres fautes, Solon abrogea ces lois, et en porta d’autres plus sages. Il fit du tribunal l’Aréopage l'appui de la consti. tution, Lycurgue, le législateur de Sparte, forma avant tout un peuple guerrier ; Solon forma un peuple policé. Les Spartiates conservèrent plus longtemps leur indépendance ; les Athéniens, en perdant la leur, gardèrent l'empire des lettres, des sciences et des arts,

Cyrus.

Fils de Cambyse, roi de Perse, Cyrus commença par aider son aïeul Astyage, roi des Mèdes, contre le roi de Lydie, qu’il battit. I1 vVainquit ensuite le oi de Babylone, Balthazar, et prit sa capitale, Cyrus, par la mort de son père et de son grand’père, réunit les couronnes de la Perse et de la Médie. Il permit aux Juifs d’aller rebâtir leur temple, Maître de la Perse, de la Médie, de la Lydie, de Babylone, et de l’Assyrie, il se distingua' par sa sagesse,

Darius ler.

Il fut l’un des sept conjurés qui renversèrent du trône de la Perse l’imposteur Smerdis qui s’en était emparé grâce à sa ressemblapee avec Cyrus. Darius dut la cou-

put

lante vic-

tion beaumoindres utres plus la consti.

ma avant le policé.

eur indégardèrent

nça par le roi de Babylomort de 1es de la r rebâtir a Lydie, ‘par sa

lu trône emparé la cou-

public.

Perses, se rendit indép ice, Son premier

ronne à un st ‘atagème de son écuyer, I] l'éprima une révolte de Babylone, perdit une armée contre les Scythes,

s'empara de l'Inde, et échoua contre la Grûce,

Xerxès.

Xerxès, fils de Darius, vaincu par les Grecs à K«lu- . Mine, à Platée, à Mycale, fut att

aqué par eux dans son propre pays. Il acheta Pausani

aS. Il mourut assassiné.

Périclès et son administration.

Après les guerres Mmédiques, Athènes eut comme administrateur son glorieux général Thémistocte, qui reconstruisit la ville et le Pirée, et mourut dans exil, puis Aristide le Juste, qui fut aussi exilé, puis rappelé: Cimon, fils de Miltiade: enfin Périclès, le premier homme qui ait donné son nom à Son siècle, Grand orateur lui-même, il protègea les arts et les lettres, enrichit Athènes de Mmonuments somptueux. Il eut le tort d’abolir l’Aréopage, et de donner au peuple le goût des plaisirs. Il souleva entre Sparte et Athènes une £uerre dans laquelle Athènes fut vaincue. Cimon réconcilia les deux peuples, et attaqua Artaxerxès Longue-Main, QAW'il battit, On doit à Périclès cette justice qu’en tout il ne rechercha que le bien

Philippe de Macédoine.

La Macédoine, d’abord colonie grecque soumise aux

endante après la bataïlle de P1a-

roi important fut Philippe, père d’A-

lexandre-le-Grand, Une guerre religieuse, la guerre sacrée, s'était élevée en Grèce: Philippe en profita pour prendre quelques villes grecques, Le grand orateur Dé mosthène essaya, mais en vain, de secouer la torpeur des Athéniens par ses discours les Philippiques. et les Olynthicnnes. Quand ils prirent les armes il était trop tard, et ils furent vaincus à Chéronée.

Alexandre-le-Grand.

Fils et successeur de Philippe, Alexandre détruisit Thèbes, qui s'était soulevée. Il gagna ensuite sur Darius Codoman, roi de Perse, les” victoires du passage du Granique, d’Issus et d'Arbelles. Maître de la Perse, il conquit l'Inde jusqu’à l’Indus, fonda Alexandrie en Egypte, puis retourna à Babylone, Il méditait les plus vastes projets, quand il mourut à 32 ans. Son empire fut partagé entre ses généraux.

Moïse.

Oublieux des services rendus par Joseph, les Pharaons persécutaient les Hébreux: l’un de ces rois, inquiet de l'accroissement des Israélites, ordonna de jeter dans le Nil, dès leur naissance, tous les enfants mâles de cette nation. Moïse fut caché par sa mère dans les roseaux du Nil, et recueilli au palais même par la fille du roi. Plus tard, ayant recu de Dieu le don des miracles, avec l'ordre de sauver les Israélites, il força, par les dix plaies d'Egypte, Pharaon à les laisser partir. Pharaon, regrettant l'autorisation qu’il avait donnée aux Juifs. les poursuivit et fut englouti avec une püissaute armée, dans ja

ef

po pi co ta av

querre stfita pour ateur Dé peur des les Olynp tard, et

détruisit un Darius du Gra- 1 conquit pte, puis projets, gé entre

’haraons quiet de dans le de cette eaux du i. Plus vec l’orx plaies , regretes pourdans ia

mer Rouge, qui s'était ouverte pour les Hé ci furent nourris p rent, pendant 40 ans,

breux, Ceuxar la manne dans le désert où ils errè- Moïse recut le Décalogue sur le mont Sinaï, et mourut sur le mont Nébo,

David et Salomon,

Le 1er roi des Hébreux, Saül, remporta de grandes victoires, mais ayant un jour osé prendre Ja grand'prêtre pour un Sacrifice, il fut rejeté de Dieu; sur l'ordre du Seigneur, Samuel sacra roi David, jeune berger de la tribu de David, qui auparavant avait tué le 86ant Goliath. Il fut l’un des plus grands rois d'Israël; il augmenta son empire, et rendit ses sujets heureux. Il aima la femme d’un de ses officiers, fit périr ce dernier, et fut puni de ce crime par la perte de son fils Absalon, qui s'était révolté. Son autre fils Salomon lui succéda. Celui-ci reçut du Seigneur la sagesse et d'immenses ri- Chesses; il fit bâtir le fameux temple de Jérusalem. Il tomba vers la fin de sa vie dans des excès honteux, et Dieu lui annonça que son royaume serait divisé, En effet, après sa mort, son fils Roboam se refusa à une diminution d'impôts, et vit dix des tribus se Séparer de lui pour prendre Jéroboam comme roi, et Samarie comme ca- Ditale: elles devinrent le royaume d'Israël. Roboam ne conserva que les tribus de Juda et de Benjamin, plus

tard celle de Lévi, qui formèrent le Royauine de Juda. avec Jérusalem pour Capitale.

place qu

Rome sous la royauté (753 à 509 av. J. Ch.)

L'Italie fut primitivement habitée par les Pélasges, qui marquèrent leur passage par des constructions colos- Sales, Après eux vinrent les Sicanes, les Ligures, les Etrusques ; mais la véritable race italienne habitait le Latium. Enée, fils de Vénus et d'Anchise vint, après la chute de Troie, habiter au Latium, où régnait le roi Latinus, dont il épousa la fille. Son fils Ascagne lui succéda, et fonda Albe-la-Longue. Après le règne successif de douze Sylrius, vinrent Numitor et Amulius. Le premier devait avoir la couronne, mais Amulius s'en empara, bannit son frère, tua son neveu, et obligea Phéa Sylvia, Sa nièce, à entrer chez les Vestales pour se vouer à une virginité perpétuelle. Rhéa eut cependant deux jumeaux Romulus et Rémus ; elle fut enterrée vive, et les deux enfants furent abandonnés. Allaités par une louve et élevés par des bergers, ils détrônèrent plus tard leur grand’oncle Amulius, et rétablirent Numitor sur le trône, Ils obtinrent en récompense le pays entre le Tibre et la route d’Albe, et y fondèrent la ville de Rome (753 av. J. Ch.) Romulus tua Rémus dans un accès de colère, et fut élu roi, Il accueillit tous les brigands qui se présentèrent, et, comme ils n'avaient pas de femmes, ils enlevèrent dans une fête celles des Sabins. La guerre S'éleva : au milieu du combat, les Sabines, se jetant entre les deux armées, parvinrent à unir les deux peuples, qui dès lors n’en formèrent plus qu'un, Romulus mourut assassiné par les sénateurs. Il avait fondé le sénat, partagé le peuple en patriciens et en plébriens, et l'avait

organisé militairement.

20e Roi, Numa Pompilius, créateur des institutions reli-

gieuses, était Sabin, Il créa les flamines, les augures, les

Ch.)

élasges, qui ions colosigures, les habitait le t, après la ait le roi ne lui suc- > successif Le pres'en emligea Æhéa r se vouer dant deux e vive, et s par une plus tard tor sur le e le Tibre Rome (753 ès de coids qui se mmes, ils A guerre jetant en- { peuples, lus moui le sénat, et l'avait

ions reli-

gures, les

prètres, réforma le calendrier, fit b

et celui de Janus aux portes ouv

et fermées pendant la paix, oe Roi. Tullus Hostilius,

âtir le temple de Vesta, certes pendant la guerre,

Romain belliqueux, lui succéda. Il déclara la guerre aux A/bains. Après des succès balancés, on convint de régler le différend par un combat singulier : les trois Romains, les Horaces, furent vainqueurs des trois Curiaces, La guerre n’en continua pas moins, mais Albe fut vaincue,

4e Roi Ancus Martius, Sabin, lui succéda. Il rétablit les cérémonies religieuses négligées par son prédécesseur. Il fonda le port d’Ostie, à l'embouchure du Tibre.

5C Roi. Tarquin l'Ancien vainquit les peuples, voisins, embellit Rome, fut assassiné.

6e Roi. Servius Tüllius, fils d’un esclave, succéda à son beau-père. Il rétablit le cens pour la répartition des impôts. Il fut égorgé par son gendre,

Te Roi. Tarquin le Superbe, fils de Tarquin l'Ancien, tyrannisa les Romains, embellit Rome, et éleva le C'apitole, Un de ses fils, ayant attonté

à l'honneur de Lucrèce, celle-ci se tua. Alors Brutus, aidé des parents Ge Lucrèce, Souleva l'armée,

Tarquin s'enfuit, et la République fut proclamée.

La République jusqu'à la prise de Rome par les Gaulois (509 à 390 av. J. Ch.)

Le Sénat devait faire les lois, et le pouvoir exécutif était confié à deux Magisrats annuels, les Consuls, dont l’un présidait le Sénat, et l'autre commandait les armées, : Brutus fut le premier ; il fit périr ses fils, qui avaient conspiré, et fut tué dans une bataille contre les Véiens, Tarquin le Superbe avait rallié à

sa cause le roi

des Etrusques Porsenna, qui vint assiéger Rome. Le Romain Horatius Coclès défendit tout seul un pont jusqu'à ce que ce pont eût été Coupé. Un autre HMucius Scévola, entra dans le camp de Porsenna pour le tuer : ayant été découvert, il plaça sa main sur des charbons ardents pour prouver son Stoïcisme, ŒEffrayé de la fermeté de ses ennemis, Porsenna conclut la paix retira, Tarquin souleva alors tout lei Latium. élut un dictateur, Posthumius, qui v

et se Rome ainquit les ennemis au lac Régille. Les patriciens étaient devenus tout-puissants ; mécontents, les plébéiens se retirèrent sur le

Mont Sacré. Ménénius Agrippa, par son apologue des

membres révoltés contre l'estomac, rétablit la concorde. On nomma des tribuns du Peuple pour défendre au sénat les intérêts des plébéiens, et des édiles pour le soin des édifices. Coriolan vainquit les Volsques, mais, Comme on lui refusait le consulat, il PaSSa aux Volsques, et vint avec eux camper devant Rome, Cédant aux prières de sa mère, il se retira, Véies ayant recommencé la guerre, la famille des Fabius obtint la permission de fs cette expédition :

ire seule 806 d’entre eux furent massacrés, et un seul, qui devint la tige de cette illustre famille, échappa au carnage, Les Eques firent prisonnière une armée romaine, puis furent défaits par le dictateur Cincinnatus, qui retourna ensuite modestement à sa charrue. Les décemrirs rédigèrent la loi des

douze Tables, mais l'un d'eux, Appius, a]

ant voulu déshonorer une jeune fille, fut égorgé, et les décemvirs furent renversés par le peuple ameuté,

Camille, vainqueur des Véiens et des Falisques, se fit exiler à force d'orgueil. Les Gaulois, maîtres déjà de l'Italie septentrionale, qu'ils nommaient Cisalpine, attaquèrent Olusium, qui demanda secours aux Romains.

Ceux-ci envorèrent comme négociateurs les Fabius qui,

ome, Le pont jusucius Scéle tuer :

charbons de la fer- LiX et se 1. Rome ennemis tout-puist sur le Jgue des concorde, au sénat soin des >Jmme on , et vint rières de 1 guerre, ire seule 1crés, et famille, ière une eur Cina Chares, mais e jeune S par le

S, se fit déjà de le, attaomains, ius qui,

cobtrairement aux droits des g habitants de Clusium, Le grande bataille de les habitants et les Sénateurs, mais furent arrêté Capitole, Fatigués de Ja long täient une l'ançon,

l'Allia, prire

quand Camille traité, et remporta la victoire, Il fut appelé le 2e fondateur de Rome. Dans une 2e invasion, les Gaulois furent

défaits sur l’Anio par Camille, dictateur, Les Gaulois, vaincus dans une 8e et une 4e invasions, Signèr

ent une paix de 50 ans, qu'ils observèrent.

La République depuis la prise de Rome jusqu'aux Guerres Puniques (390 à 264 av, J. Ch.)

Les peuples du Latium s'étant soulevés, furent soumis Par le consul Mantius Torquatus, qui fit décapiter son fils, Pour avoir combattu hors des rangs sans permission. Les Samnites, et quelques autres peuples se Soulevèrent, tirent prisonniers dans les Fourches Caudines le consul Posthumius et l’armée romaine, et les firent passer le joug ; mais l’année suivante suyer le même affront aux Samnites, et soumit l’Apulie, A force de victoires Sanglantes, le dictateur Papirius finit par soumettre le Samnium, Rome, maîtresse alors de l'Italie Cent ale, attaqua Tarente, au sud :

appela à son secours Pyrrha les batailles d'Héraclée et d'A

pertes qu'il avait subies, il par Tarente, i] perdit la bat à Argos, où il fut tué par vint maîtresse de

sous Rome l’emporta, fit es-

celle-ci (8, roi d'Epire, qui gagna SCulum ; mais effrayé des se retira, Rappelé en Grèce aille de Bénévent, et se retira une vieille femme, Rome del'Italie méridionale,

ens, Combattirent avec les 'S Gaulois furieux Sgagnèrent la nt Rome, Massacrèrent

S par le sueur de ce siège, ils accep-

arriva, annula le

Guerres Puniques (264 à 146 av. J. Ch.)

Rome, appelée à l’aide des Mamertins contre les Carthaginois, maîtres de l’Afrique, battit ces derniers en Sicile, et imposa! à leur allié Hiéron un traité de 40 ans qu'il observa. Grâce au consul Duilius, les Romains gagnèrent leur première bataille navale, et, après une nouvelle victoire du consul Régulus, ils portèrent la guerre en Afrique même. Régulus, vaincu aux portes de Carthage par Xantippe, général des Carthaginois, fut fait prisonnier. Envoyé comme négociateur, il détourna les Romains de la paix, et périt à Carthage dans les tourments. Les Romains perdirent dans le port de Ditpane leur flotte commandée par, Claudius Pulcher, et leurs forces furent tenues en échec pendant 7 ans dans la Sicile par Amiücar Barca, père du grand Annibal. Rome construisit une nouvelle flotte, remporta la victoire aux Iles Egates, et affama Amilcar en Sicile. Les Carthaginois obtinrent la paix, durent quitter la Sicile, et payer 3000 talents : ils soumirent alors le nord de l'Afrique, et Rome le nord de l'Italie,

2e Guerre Punique.

Le fils d'Amilcar, Annibal, ayant pris Sagonte, en Espagne, les Romains commencèrent la guerre. Annibal traversa l'Espagne, passa les Alpes, et entra en Italie. Aidé par les Gaulois, il gagna les batailles de a Trébie at du Zac Trasimène. Fabius Maximus, surnommé le Temporiseur, détruisait l'ennemi en détail, quand la jalousie de ses rivaux à Rome le forca à abdiquer la dictature. I fut remplacé par Paul-Emile et Varron, qui perdirent

70000 hommes à la désastreuse bataille de Cannes. Anni- Ne :

+) bal, affaibli par ses victoires, attendi: des renforts à Ca- 4 joe Cure poue. Carthage, ayant refusé de lui en envoyer, il sou- on | nlére ef leva côntre Rome plusieurs peuples, qui furent battus. ‘1 3) e 40 ans “ Publius Scipion (l’Africain) soumit l'Espagne, vainquit à ains ga- . les troupes Carthaginoises, et pénétra en Afrique. Car- ‘ ntie our 4 thage effrayée, rappela Annibal, qui fut vaincu par Sci- fl | guerre ; pion à Zama, et elle dut signer un traité, par lequel elle ii | vies ‘dé î perdait sa flotte, et ses possessions hors d'Afrique, il ki nois, fut | je létourna il oser Suites de la 2e Guerre Punique, 4 de Drt- : ji cher, et Flamininus Vainquit à Cynoscéphales le roi de Macé- il ins dans doine Philippe, et donna la liberté à la Grèce, Rome il Annibal. obtint de Carthage l'exil d'Annibal, qui se retira chez I ë à la vic- Antiochus, roi de Syrie. Celui-ci fut battu à Aagnésie par ff ile. Les le frère de Scipion l’'Africain, Lucius Scipion, qui receut le a Sicile, Surnom d’Asiatique, et Rome enleva à Antiochus l’Asie nord de Mineure. Annibal, retiré chez Prusias, roi de Bythinie,

et sur le point d'être livré aux Romains, s'empoisonna.

Persée, fils et successeur de Philippe ITI, roi de Macé-

doine, remporta d'abord de brillants succès sur les Ro-

mains, puis fut vaineu à Pydna par Paul-Emite, et la

Macédoine fut réduite en province romaine, La Grèce,

va Vaincue à Leucopétra, subit le même sort,

, en Es- Annibal

n Italie.

a Trébie 3e Guerre Punique.

le Tem-

jalousie ï Caton, envoyé en Afrique sur la demande de Carthage, etature — Qui se plaignait des em iètements du roi de Numidie ictature. Î

erdirent Massinissa, Chargé par les Romains de surveiller les Car-

thaginoiïis, terminait tous ses discours par ces mots : Delenda et Carthago. La guerre éclata entre Massinissa et Carthage : celle-ci vaincue recut des Romains l'ordre de déposer les armes. Elle s'exécuta: aussitôt les Romains ordonnèrent la destruction de la ville, et, malgré une héroïque résistance, la ville fut prise et détruite par Scipion Emilien, l'Afrique réduite en province romaine.

Les Gracques,

Tibérius et Caïus Gracchus avaient pour mère Cornélie, fille du vainqueur d’Annibal. Nommés tribuns, ils proposèrent la loi agraire, «au détriment des riches patriciens, Ils furent tués tous les deux par la populace soulevée par les patriciens.

Rivalité de Marius et de Sylla,

Marius, né à Arpinum de parents obscurs, était rude et sévère, Rome venait de déclarer la guerre à Jugurtha, qui avait usurpé le trône de Numidie au détriment de ses deux cousins, dont il était le tuteur, Celui-ci, d'abord vainqueur, fut ensuite battu et fait prisonnier par Marius. Une immense armée de Cimbres et de Teutons ayant envahi l'Italie et écrasé cinq armées romaines, on envoya Marius, qui vainquit les Teutons à Aix (Pourrières) et les Cimbres, qui \'4 perdirent 110,000 hommes, à Verceil. Il recut le titre de 3e fondateur de Rome, Alors commenca la Guerre Sociale: les Italiens se révoltaient pour conquérir les droits ei-

vils et politiques, dont jouissaient les citoyens romains.

es mots :

re Massi- Romains issitôt les », et, malt détruite vince ro-

ur mère imés trilétriment deux par

rs, était la guerde Nudont il t ensuite se armée et écrasé vainquit >s, qui y > titre de > Sociale:

droits oi romains.

Ils furent défaits par Sylla, devenu dès lors le rival de Marius. Rome, ayant chargé ce dernier de la guerre tre HMithridate, Sylla mit à prix la tête de son rival, répandit l’incendie dans Rome, puis marcha contre Mithridate, qu'il battit, Marius revint à Rome, altéré de vengeance, et mit tout à feu et à Sang. Il mourut de ses excès. Sylla accourut à son tour, vainquit les partisans de Marius, égorgea 6000 Samnites et 12000 Prénestins, et vendit à l’encan des villes entières. Il se fit @ teur, rendit la République aristocratique, Il mourut d’üne horrible maladie.

con-

lire dictapuis abdiqua.

Guerres civiles causées par les deux triumvirats (60à31av.J. Ch.) :

ler triumvirat.

Jules César naquit à Rome de l'illustre famille Julia. Grand écrivain, grand homme de guerre et grand orateur, il parvint au pouvoir en flattant le peuple, Il forma avec Crassus et Pompée le 1er triumvirat. Après avoir fait exiler ses deux ennemis Cicéron et Caton, il partit pour la guerre des Gaules, fut battu par Vercinyétorit à Gergovie, mais le vainquit et le fit prisonnier à Alésia, et la Gaule fut réduite en province

romaine, Clodius, qui avait été laissé à Rome par (

Jésar, remplit

la ville de ses violences, et fut tué par HMilon, Crassus, ayant attaqué les Parthes, fut vaincu et tué, Pompée

alors fut nommé seul consul, César, l'idole du peuple, arrivait de Gaule, il franchit le Rubicon et marcha con: tre Pompée, Vaincu dabord à Dyrrachüim, il remporta

ensuite la grande bataille de Pharsale. Pompée se réfu-

rar

gia à la cour de Ptolémée, roi d'Egypte, où il fut assas- Siné. César vainquit en Asie Pharnace, ami de Pompée, puis Caton d'Utique à la bataille de Thapsus. Caton vaincu se tua. Il était célèbre par sa vertu et son désintéressement, Les fils de Pompée furent écrasés à Munda, en Espagne. Dès lors César victorieux fit tout pour le boùheur du peuple. Il Songeait à la conquête du monde. quand il fut poignardé dans le sénat par les républicains Brutus et Cassius, qui redoutaient l'absolutisme.

2e triumvirat.

Antoine, ami et lieutenant de César, profitant de la fureur du peuple contre les assassins, saisit le pouvoir : avec Lépide, ancien maître de la cavalerie, et Octave, neveu et fils adoptif de Jules César, il forma le 2e triumvirat. [ls renouvelèrent les proscriptions de Marius et de Sylla : 300 sénateurs et 2000 chevaliers furent mis à mort. Lépide immola son frère, Antoine son oncle, et Octave Cicéron. Ts marchèrent contre Brutus et Cassius qu’ils vainquirent à Philippes. Le fils du grand Pompée, Sextus Pompée, remporta quelques succès, puis fut vaincu et égorgé. Octave et Antoine se débarrassèrent de Lépide, en lui enlevant toutes ses dignités, puis luttorent entre eux. Sur le désir de Cléopâtre, reine d'Egypte, Antoine livra une bataille navale à Actium. Au milieu du combat, les vaisseaux de Cléopâtre prirent la fuite. Antoine vaincu se tua. Cléopâtre se fit piquer par un aspic, l'Egypte fut réduite en province romaine, et Octave devint seul maître de l'empire.

fut Assas- Pompée, ton vain- 1 désintéà Munda, t pour le u monde, ublicains

nt de la pouvoir : t Octave, 2e trium- Tarius et nt mis à oncle, et . Cassius Pompée, fut vainrent de ls luttè- "Egypte, u milieu la fuite.

° par un aine, et

L'Empire sous les empereurs de la maison d'Auguste (31 av. à 68 ap. J. Ch.)

I. Auguste.—Octave prit le nom d’Auguste, le titre d'Imperator. Il S'appliqua à ménager les ordres de l'Etat, divisa l’Empire en 28 provinces, abandonna au Sénat celles qui étaient complètement soumises, et se réserva les autres, pour avoir les légions sous sa main. Il s’attacha le peuple par des divertissements et des distributions de blé, affecta la plus grande affabilité, et prodigua l'or et l'argent. Il exclut les esclaves de l'armée, régla la solde des soldats et mit plus d'ordre dans la perception des impôts. Il fit construire 4 flottes, et l'Etat eut son trésor. Son siècle fut l’âge d’or de la littérature latine : Mécène, son ami, très riche, protégea aussi le talent. Virgile, Horace, Ovide, Properce, et Tibulle, se distinguèrent dans la poésie ; Tite-Live, Trogue-Pompée dans l’histoire. Auguste encouragea les arts, en multipliant à Rome les palais et les temples. Son règne, quoique pacifique, vit des révoltes : Drusus et Tibère, ses généraux, étendirent l'empire jusqu’au Danube, Varus, gouverneur romain en Germanie, abusa de son pouvoir, fut défait par les Germains, commandés par Arminius, à Teutberg, et fut massacré avec ses légions : Auguste en fut inconsolable, Tibère et Germanicus vengèrent cette défaite. Auguste, ayant perdu tous ses enfants, désigna pour lui succéder Tibère, enfant de Sa seconde femme, en lui faisant adopter Germanicus. qui était le fils de Drusus, et qui s'était distingué en Germanie. Auguste mourut l'an 14 ap. J. Ch.

II. Tibère, était d'un caractère dissimulé. Craignant la Popularité de Germanicus, désigné pour lui succéder, il le fit empoisonner par L. Pison, qu'il abandonna ensuite

à la fureur du peuple, Il fit périr tous les hommes re- dé marquables par leur mérite, leur naissance, ou leurs C richesses, Un de ses courtisans les plus méprisables, B: Séjan, devint son favori. Séjan, enivré de sa puissance, G: songea au pouvoir suprême ; il osa faire périr Drusus, # et

fils de Tibère, et livra au bourreau la femme et les enfants de Germanicus : C'aligula seul échappa à la mort. Tibère, retiré dans l’île de Caprée, où il se livrait à ses passions, s’inquiéta de la puissance de Séjan, le fit mettre à mort, mais n’en devint ensuite que plus cruel. Il n mourut exécré par le peuple, et rongé par le remords.

mo

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