‹ Manuel du bibliographie normandChapitre 107 sur 242 · V. Colomby · texte numérisé non relu

V. Colomby

CAU VIN (Thomas). Souvenirs d'un octogénaire de la ville de Caen ; Ann.

norm., 1845, p. 509-522.

Cet octogénaire est le savant et vénérable M. Cauvin, président de Tlnstitut des provinces, né à Caen le 5 juiUet 1762, et mort au Mans le 7 janv. 1846.

M. Cauvin, ancien oratorien, s'est particulièrement occupé de l'hist. du Maine, province où il a presque constamment habité.

Il est auteur de la Géographie ancienne du diocèse du Mans, suivie d'un Essai sur les monnaies du Maine, par E. Hucher ; Le Mans^ Imp. de Gallienne , 1845 , in^4 de 700 p., avec une carte (Diœcesis Cenomanensis, ete») et i pi. de monnaies du Bfaine. Le livre de

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M. Caavia a été coaronné en 1845 par l'ins-

titat, aoad. des Insc. et B.-Cett.; il forme le tome 1«' de la 8« série des Mém. de llnstitut des Provinces de France, y. Notice de M. Trébutien ; Caen, Poisson, 1846, in-8 de 24 p.,— et celle de M. Richelet, Ann, norm,, 1847.

CAUVIN (/.). Pour la liberté ; poésies, par M. Jules Caavin, de Dieppe ; Dieppe, E. Delevoye, 1848, in-8 de 23 p.

CAUX {David de), méd., né à Dieppe, est auteur de l'ouY. SUIT. :

Varia philosopbica et medica : De alomis — De circulari saoguinis motu — AdTersus Pyrrhonios — De generatione hominis -^ De nsa lienis — De causa molus pulmonum in inspiratione ^ Anatomica quœdam ; Rothomagi, apud Jaecèum Lucas, 1674, in-12.

M. Floquet, dans son Hist, du Parlement, t. vi, p. 51, raconte que David de Caux, habile médecin religionnaire, fut repoussé du Ck>llége médical, et qu'un arrêt du Parlement, rendu en 1663, défendit qu'il y eut dans Rouen plus de deux médecins religionnaires. Ce médecin était sans doute parent de David de Caux, originaire et pasteur de la ville de Dieppe en 1613, puis pasteur de Pont-Audemer, où il termina sa carrière. Y. France protest., t. m (1853}, p. 27â.

CAUX {Gilles de), sieur de Montlebert, contrôleur gén. des fermes du roi, né aux Lignerits , arr. d'Argentan , en 1682, descendait, par sa mère>, du grand Corneille. Dès son enfance , il manifesta un goût passionné pour l'art dramatique. Il est auteur de 2 trag. intitulées, Tune Marius et l'autre Lysimachus, et de quelques petites pièces de vers, parmi lesquelles on distingue l'Horloge de sable, figure du monde, considéré comme l'un des meilleurs morceaux de poésie morale qui existent dans la langue franc. Celte pièce a été imprimée en 1714, iâ-4, avec une trad. en vers latins, par l'abbé d'Hérouville. De Caux est mort à Bayeux, en 17Q3. y. Biog, univ,, Hist. du Théâtre franc., t. III, p. 154.

CAUX DE CAPPEYAL, né aux environs de Rouen, au commencement du xviii« se, entra an service de Vélectenr palatin, et Gt imprimer à Manheim plusieurs de ses ouv. écrits en vers pour la plupart. Il publia également une trad. de la Henriade, en vers latins ( Voltarii Henriados libri X) ; Deux- Ponts, 1772, in-12.

CAYË (Auguste), littérateur, publlciste et di- . recteur des Beaux- Arts au ministère de l'intérieur, sous Louis-Philippe, naquit à Doudeville (S.-Inf.) , en 1709. Il mourut subitement à Paris, le 30 mars 1852. Nous citerons seulement de cet auteur : Les Soirées de Neuilly, esquisses dramatiques et hist.; Paris, 1827, 2 vol. in-8, ouy. qui eutqael-

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que succès, et qui fut publié avec leconcoars de M. Dittmer, sous le pseudonyme de M. de Fongeray.

CAYË (Aug,). Mélancolies poétiques, poésies, parAug. Cave de Rouen ; Toulouse, Imp. de Guiral; Paris, Tessier, 1837, in-8 de 252 p.

CAVEL (Henri). Le Mont-St-Michel ; Avranches, TribouiHard, 1854, in-8 de 8 p. (en vers).

CAVELIER {Philippe). Le lombeav glorievx de très illvstre et vertueuse Dame Elizabet de Bigars, très digne abbesse de Fontaine Guerard, 1661, in-4 de 15 p., s. n. d*inip.

Pièce signée F. Philippe Cavelier, religieux do Bomport.

CAYELIER,nom d'une famille distinguée qui a fourni 3 imp. à la ville de Caen, de 1607- 1741. Le 1«', Cavelier {Adam), exerça son art de 1607-1656. On voit encore à Caen, rue de la Préfecture, n* 30 (ancienne rue des Jésuites), la maison qn*il occupait, et sur la façade de laquelle on remarque, dans un médaillon en bas -relief, un cavalier armé de toutes pièces et la légende tirée du ps. XLiii : In nomine tvo spernemvs insvrgentes in nobis. La date de 1628 est placée sous le médaillon. Cette image du cavalier (par allusion an nom de Cavelier), figure* ainsi que la légende, sur les livres sortis de ses presses et sur ceux qui ont été imprimés par Jean Cavelier, son fils.

Le 2«, Cavelier {Jean), imp. à Caen, de 1656- 1701 , naquit dans cette ville, le 28 oct. 1624, et mourut dans la même ville, le 1«' juillet 1701. Il adopta pour marque et devise les mêmes emblèmes que ceux qui avaient été choisis par sou père. Lib.et imp. du roi et de runiv.,échevin de la ville de Caen, J. Cavelier se rendit toul à la fois utile aux lettres par l'exercice de son art, à sa ville natale par les fonctions administratives qu'il eut à remplir, et à l'archéologie par plusieurs traités qu'il écrivit sur les Antiquités romaines. Cavelier composa , en style lapidaire (1673), l'éloge du B. Grégoire I«r, supérieur de la maison des Cordeliers de Bayeux, et une pièce de vers intitulée : Bajoca Sancta in Beaium Gregorium reviviseens. Il composa également, en tète des mélanges d'Antoine Halle , une épitre à cet auteur, en vers latins.

Le 3«, Cavelier {Antoine), fils du précéd., seul imp. du roi et de l'univ., de 1708-1741, né à Caen, le 15 sept. 1658, et mort dans la même ville, le 2 mai 1744, donna 2,000 liv. pour la formation de la Biblioth. de l'univ., ouverte, pour la prem. fois, en juin 1731. Son port, figure dans la galerie de la biblioth. actuelle de la ville, comme l'un des bienfaiteurs de cet établissement.— Y. Huct, Orig.

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