‹ Manuel du bibliographie normandChapitre 2 sur 242 · ABB · texte numérisé non relu

ABB

ABBON, Abbonis monachi S.-Germani Parisiensis de bellis parisiacse urbis et Odonis comitis post régis, adversus Northmannos urbem ipsam obsidentes, sub Carolo Crasso imperatore ac rege Francorum.

Poème , en vers latins, divisé en 3 livres.

Ce siège de Paris par les Normands dura depuis le mois d'octobre 886 jusqu'au mois de février 887. Abbon composa son poème en 896 et le dédia à Gozlin , diacre de Paris.

Publié pour la première fois en 1588, par le savant Pithou , dans son recueil de divers annalistes ou historiens de France , d'après un n)S. du x« se. qui lui appartenait et qui se trouve maintenant à la Bibl. Imp. , no 1633, auparavant 535, in-i, il a été réimprimé à Francfort, en 1594, dans un recueil portant le même titre.

Dom du Breul, en 1603, a inséré ce poème parmi d'autres anciens documents relatifs à la ville de Paris : AimoinU monachi libri V de gesti francorum,,,. Ahhonis , libri IL de obeetsa Nortmannis Lutecia, Chronicon Casinen$e de L, Marsicani, ete, Omnia studio et opéra Jae. du Breul ; Parisiis , 1603., in-f.

DuChesne l'a compris, en 1619, dans ses Bistoriens Normande , p. 35-48 ; et , en 163Ç , dans ses Historiens de France, t. ii , p. 524-

Jean du Bouchet l'a reproduit en 16i6 , à la suite de son traité de la véritable origine de la seconde et troisième lignées de la maison de France , etc.

Une édition plus complète est due à dom Bouquet; elle fait partie du t. viii (1752) , p. 1-86 de ses Historiens des Gaules et de la France,

L'année suivante , il en parut une plus exacte encore, comme pièce justificative des Nouvelles Annales de Paris Jusqu'au règne de Hugues Capet, par dom Toussaint duPlessis; Paris , Y^ Lottin et J. H. BuUrd, 1753, in-4. Y.Journ. des Savants y déc, 1753, eiMém, de Trévoux, août 1753.

G.U. Perti a inséré, en 1829,1e poème d'Abbon dans le 2« vol. de ses Btonumenta Germaniœ historica, p. 776-8C5 , avec presque toute la glose et même le 3« liv. que les éditeurs précédents avaient écarté comme tout-à-fait distinct des deux autres.

Ce poème , si souvent réimprimé , a été traduit seulement dans le xix« se. Voici l'indication des traductions :

— Siège de Paris par les Normands (885 à 887), poème d'Abbon. In-8 de 66 p.

pour le poème, plus 1 5 p. pour la notice sur Abbon. Mém. relat. à FHist. de France y collect, Guizoty t. vi; Parts, Brière, 1824.

Il devait en être fait un tirage à part de 100 éxemp. , mais il n'a pas eu lieu.

Le même , t. ti, contient les chroniques de Frodoard (877 à 978), qui peuvent être consultées avec fruit sur cette époque de l'hist. de Norm.

— Le Siège de Paris par les Normands, en 885 et 886 ; poème d'Abbon avec la traduction en regard, accompagné de notes explicatives et historiques , par N. R. Taranne , prof, de rhétorique au collège Stanislas. Paris, Imp.Roy. (lib.

Hachette), 1834, in-8, de xxvm et 336 p., plus 2 p., table et errata.

Cette publication se recommande par la correction du texte, par l'exactitude de la traduction , par les notes historiques et philologiques qui l'accompagnent. Au jugement de M. Daunou , très compétent sans doute , {Journ, des Savants , 1835 , p. 411- 418), cette édition d'Abbon serait la plus correcte et la plus complète.

Abbon , né dans cette partie de la Neustrie qui fut appelée Normandie , vers la fin du ix^ se., mourut à l'abbaye de S.-6ermaindes-Prés , vers l'an 925. Il vivait encore en 922 , puisqu'il composa alors des sermons à la prière de Fulrad , évoque de Paris. Cinq

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