DU
tuivii«nt, il siégeait gauclie. Après les éiéncmcnts de IB30, Uuponl (de l'Eure) remplit les l'oucliousdc ministre de la justice. En iS'.S, il fut appelé à la ]in>sîdeuce du Oouvernei Tous les partis oui rci'oni sonne de Dupont de I Eut ma^îslral. le désintéressi'mi daocc de l'homme politique. Outre un grand nunilirc de discours iuséri's au J/onifeur. nous rappellerons les pièces sui»., rclatitet aTid:'pulêdPlEure:
— Jacq.-Ch. l>iipont, membre de la Cliambre desDéimtcs, à SIM. les Electeurs composant le collège de Rernaj' ; Parti, Britsol Thit-nrj, 1b;o, in-8,
— Elections. Kuu^e-Pcrriers. ISfév. ISit.â M. Hébert, piocurcur du Koi prfs les tribunaui d'Evreux. (Siicné Ilnpoiit. ex-di'p:ité de l'Eure] ; Parit. Knrat.t. A. (ISSi). iu-S.
— UisTours prononcé par M. Diipon I de l'Eure, le S3 juin 1831, après son i^Iecliou par le collège de Rrionue; Uourn, Briire, Ittat, in-K
— Di'mission motivée de Dupuot, de l'Eui-e (! r"v. IM3t), sa n^iwnse i la lellrc des dii- |>iilés de l'opiKisilion ; Parii, L.-E. Ilcrliari, s. .1.(18:11), ii>.8.
— De la démission de H. Dupont de l'Kure; Slriiibeiirg,r,.Silbern,ann,i.d.it93li,\a-».
(Kranç.-allera.)
V. 0101/. dei llommei du jour, 1. 1. — Sarrans, iMiit-Pliilippe et la R(i-olution, etc. — L'un des meilleurs porlr. de M. Uuponl est celui lilbn-, par Laut;lumé.
DUPONT DE NEMOURS. Letirc à la Chambre de Commerce de Normandie ; sur le mémoire qu'elle a publié relativement au traité de rommerce avec l'Angleterre; Parts, Hottlard) 1788, in-8 de 285 p.
V.sur cet écrit : Obicrvationt tiir la lettre à la Chambre de Commereede Sorm,, en etgui concerne les rituttat» fournil dani le bureau de ta balance duroinnieree (par Pollier, direct, de la balance du commerce); tT88,iD 8.
DiiK>Nr. ( Pierre-Sam.) , surnomma de Nemours, économiste, disputé A l'A Mcmb. roottiliiantc. elc.né à Paris, le lidéc. t'Sn, est mort auK Etats L'uis, le G aoùllSIT. — V. Collect.dei Eeottoin., 1. 11; Paris.Guillaumin. 18t6,er.in-8.— etQHiÎTard,fronceJi(l„l.ii.
DUPONT DE POCBSAT (Mgr. Pierre), ériqne de Coiitanrcs. 1819, — V. Noliecsursa Vie. par Mgr. Cotterel ; Parit, 1836, In-S.
DUPONT-WJIITE (Jo/in-rAi^adarr), magistrat distingué , srcbMogue et auteur de plusieurs ouv. sur l'Hisl. de Beaurais et da Beauvaisis, né i Rouen le SI mars ISOt, est mort i Beanvais en mars 1 851 . — T„ suth vie, une Notice par M. I.j«nde5epl(DTill«.
DUV
DUVÀL (Benri^Aug.), médecin « né à Alençon, le 28 avril 1777, est mort à Paris, le 16 mars 1814. U a publié : Démonstrations botaniques, ou analyse du fruit considéré en général; Paris, 1808, in-12 ; — Supplément a la doublé Flore parisienne de Dupont, 1813.— Il terminait une traduction des ouv. d'Arétée de Cappadoce, lorsque la mort est Tenue le surprendre.
DUVAL (Amaury). L'Evêque Gozlin, ou le siège de Paris par les Normands, chronique du ix« se; Paris, Dufey et Vézard, 1832, 2 yol. in-8 de viii, 436 et 404 p. (Imp. de F. Didot), ornés de 2 vign. grav. sur bois.
Le fonds de ce roman, ainsi que plusieurs détails hist. qu'il renferme, sont pris dans les chroniques et les écrivains du moyen âge, particulièrement dans le poëme d'Abbon sur le siège de Paris par les Normands et les Danois en 886 et 887 ; Tauteur y a joint des fictions et des considérations philosophiques qui lui appartiennent en propre. A la fin de chaque vol., il a ajouté desnotes hist. servant, en quelque sorte, de pièces justificatives. Cette 1^^ édit. est anonyme, mais la 3«, publiée en 1835, sous le titre de : Le Siège de Paris par les Normands, chronique du IX^ se; Paris, chez l'édit. , porte le nom du savant académicien.
— Notice sur Maurice de Craon et Pierre de Craon, son fils; HisU litt. de la France, t. xvni (4835), p. 844 et 845.
Sur ces* poètes anglo-norm., Y. TaÉBUTiENet notre art. Craoi^.
DUVAL (Alex.), Guillaume le Conquérant, drame hist. en 5 act. et en prose, représenté sur le Théâtre-Franc., le 46 déc. 4803; Paris, Barba, 4822, in-8 de 464 p.
Eit. du t. V des œuvres de l'auteur. Cette pièce fut composée au moment où Napoléon songeait à faire une descente en Angleterre.
Dut AL {Âmuury et Alex,) sont nés à Rennes.
DUVAL (J.-B.). Notice historico-médicale sur les Normands ; Paris, J.-B.
Baillière, 4834, in-8 de 47 p.
Cet opuscule présente l'hist. sommaire de la médecine en Normandie.
Bu VAL {Jaeq,'Réné), chirurgien-dent., memb. de l'Acad. imp. de médecine et de plusieurs Soc. sav., né à Argentan (Orne), le 12 npv. 1758, est mort à Paris, le 16 mai 1854. Il a étudié spécialement l'art dentaire, et a écrit sur cet art et sur les maladies des dents un grand nombre d'ouv. et de mém. V. une notice de M. Ch. Londe, Ann. norm,, 1855, p. 573-578; et discours prononcé à ses obsèques, par M. H. Larrey, au nom de la Soc. dechirurgie ; Paris, Imp, de Pion, 1 854 , in-8
DUV
de 8 p. Ext. de la Gazette des hôpitaux. On trouve, à latp. 6, la liste des ouv. de M. Duval, publiésde 1790àl840.
DUVAL {Vinc,), JP en méd. orthopéd., né en nOâ^àSt-^Maclou, près Pont-Audemer, est aut. de : Aperçu sur les principales difformités du corps humain ; Paris, 1833, in-8; Traité pratique du pied-bot, de la fausse ankylose du genou et du torticolis; Paris, 1839, et 2« édit., 1843, in-8, Og.
BUY AL. Histoire du Pommier et de sa culture; Paris, Boret, 1859, in-8 de 64 p. Ext. de , l'Agriculteur praticien, L'aut. est jardinier.
DUVAL-DAUBERMENY {N.-A.),Y. Duboc
DUVAL-DUHAZEY. Traité de l'hérédité des femmes en Normandie, dans lequel on prouve qu'en cette province, elles prennent part aux meubles et conquêts du mari, en qualité d'héritières ; Pam, l)'fl(mry,4774,in-42.
— Méthode de liquider le mariage avenant des filles en Normandie , suivie d'un Traité de l'hérédité des femmes ; Rouen , chez Le Boucher fils et chez la F* Varengue, 4773, in-42. (Imp.
de L. Dumesnil.)
DcvAL-DcHAZEY {Nicolas-Ant,) , avocat au Parlement de Normandie dès 1760 , est né à Rouen. On ignore l'époque de sa naissance et celle de sa mort.
DUYAL B'ËPRÉMESNIL (Jacq.), membre du Conseil souverain de Pondichéry et de celui de Madras , voyageur intrépide , né au Havre le 14 avril 1714 , est mort en France en 1765. Il a publié': Traité sur le commerce du Nord, in-12.— Ledre à l'abbé Trublet sur l'histoire; Paris, 1760, in-12. — Correspondance sur une question politique d'agriculture; Paris, 1763, in-12. — Examen de la cécité et de la surdité, Duyal d'Eprémesnil était membre de l'Acad. de Rouen. Y. Le- Tée, Biog, Havrai^e,
DUVAL DE LEYRIT {Georges), frère puîné du précédent, naquit au Havre le 7 août 1715, et mourut le 9 avril 1764. Etant administrateur des possessions françaises dans l'Inde , il fut accusé, par le général de Lally-Tollen- * dal, dés revers qui entraînèrent, en 1762, la perte de Pondichéry. En 1780, lors de la demande en réhabilitation du général de Lally- ToUendal, par le jeune comte de Lally-Tollendal, son fils, la mémoire de Duval de Leyrit fut attaquée et défendue avec un succès complet par son neveu, Jean-Jacq. d'Eprémesnil. — y. une Notice par M. E. Deiamare, dans VEcho du Havre^ 1856.
DUVAL-GRIGNEUZE, né en Norm., est auteur de : Le Sénèque mourant, poème héroïque; Paris, Est. Loyson, 1662, pet. in-12.
DUV
DUVAL-HÉBERT. Histoire du diocèse de Séez ; ois., Bibl de Falaise.
DUVAL-LE-ROY {Nicolas- Claude) , mathém«,ticien et hydrographe, né en 1739, à Ste- Honorine-des-Pertos ( Calyados ) , et non à Bayeux , devint par ses conDaissances profondes dans les se. mathématiques , professeiir à Vécole de marine de Brest, où il moor-ut le .Ç dôc. 1810. On lui doit : Traité de Voptiqm, irai, de VanglotM de $mith; Brest , 1767, in-*. — Supplément au Traité d^ optique de Newton ; Brest , 1783 , in-4. — Instructiwi sur les Baromètres marins; Brest , 1784 , in-IM. — Du mariage des prêtres, trad. du portugais ; Brest, 1789, in-8. — Traité complet de Navigation ; Brest , t802, in-8, — 'et tons les articles Mathématiques dans le Dictionn. de Marine qai fait partie de l'Encyclopédie méthodique.
BUVÀL-LECÀM US, peintre, élève de David, né à Lisienx le 14 fév. 1790, s'éloigna de la manière de son maître et se distingua par la vérité et le naturel des sujets qu'il représentait. Il mourut il y a peu d'années à St- Gloud; il était alors maire de cette commune.
DUVAL-SANADON. Epître à Corneille, au sujet de la statue qui doit être placée dans la nouvelle saile de spectacle de Rouen ; présentée et lue à la séance de TAcad. des Se. et B.-Lett. de la même ville, le 8 mars 1775, par D. D.; Parts, Bidot^ 1775, in-8.
— Origine du prieuré des deux amans en Normandie. Nouvelle du xm® se. , par un troubadour du xvm* (en vers); Londreey Dutot*, 1796, in-8 de 16 p:
Ce poèrn® avait été In en fié v. 1775, à TAcad. de Bovjen. En 1812 , Duval-Sanadon communiqua i la même Soe. l'épisode d'un poème ayant pour titre : Florins et St-Cyr, ou l'Origine du Prieuré des Deux- Amants.
— Hommage de la Neustrie au Grand Corneille. Poème héroï-lyrique , Présenté et lu à la séance de vendredi 9 août 1811 de TAcad. des Se, B.- Lçtt. et Arts de Rouen ; Paris , chez Bechet et chez Nepveu, 1811, in-8 de
Dutal-Sanadom, nevea du célèbre jésuite Sanadon, membre de TÀcad. de Rouen, né à la (joadeloupe en 1748 , est mort à ÀmfrevUle, arrondiss. de Louviers, le 6 mars 1816. Indépendamment desouv. mentionnés cidessus, il est auteur d'une ode sur le Patriotisme, écrite lors de la guerre d'Amérique, et de quelq. opuscules en prose.
DU YAUCEL (P.'L.), théologien, né à Evreus . V. Yaucbl (du).
DUV
DU VERGER ( J.) , surnommé le bon Président, y. Yergeb (du).
DUYERGER. Le Frondeur, ou l'ami des mœurs, com. eu 5 act., en vers, par M. C*** Du verger. Représentée pour la première fois sur le théâtre de Rouen, le 17 déc. 1788 ; Bouen^Yeury, lib,, 1789,iD-8dexxiietll2p.
DUYERGIER DEHAURÀI<(NE {Jean-Marie), anc. négociant^ publiciste, né à Rouen le 81 mai 1771, mort à Paris le SO aoilt 1831, fut député de la S.-Inf. depuis 1815 jusqu'à sa mort. Durant ses fonctions législatives, il se fit remarquer en diverses circonstances, intervenant avec habUeté dans les questions relatives aux finances, au commerce et à l'administration. On lui doit plusieurs ouv. sur l'adminislraUon, sur le jury, etc.; nous citerons seulement: De l'ordre légal en France , et des abus de l'autorité ; Paris , Reaudoin frères, 1826-28, 2 vol. in-8.
M. Duvergier de Hauranne s'honorait de compter parmi ses ancêtres le célèbre abbé de St-<;yran , qui prit une part si active aux discussions du jansénisme.
DUYERGIER DE HAURANNE {Prosper), fils du précédent, publiciste, député du Cher sous Louis-Philippe, et représ, de ce dép. à l'assemblée nationale, est né à Rouen , le 4 août 1798. Il débuta par quelq. articles insérés dans le Glcibe, et, depuis lors, se livrant à l'étude de l'économie politique et à celle de l'organisation gouvernementale, il a publié sur ces sujets des art. dans la Rev. des Deux- Mondes, des ouv. et des opuscules qui ont attiré l'attention générale. Parmi ces derniers, nous rappellerons, comme se rattachant à notre sujet : Discours prononcé à Bouen, au banquet de la réforme électorale et parlementaire ; Paris , Pagnerre , 1847 , in-8 de 16 p. (Ext. du Journ. de Bouen,) Depuis son éloignement des affaires publiques, auxquelles il prit une part des plus actives en 1847 et 1848, M. Duvergier de Hauranne a publié : Histoire du gouvernement parlementaire en France (1814- 1848) ; Paris, Michel Lévy, 1857-58, 4 vol. in-8.
DUVERT (F. A.). Les Havrais, cantate adressée aux habitanls du Havre, chantée pour la première fois par Lepeintre aîné, artiste du Vaudeville, sur le théâtre du Havre ; PariSy Imp. de Dti* verger y 1830, in-8. ,
Avec M. Lausanne, Du vert a publié : Benaudin de Caen, com.-vaudev. en 2 act.; Paris, Dondey-Dupré, 1836, in-8.
DUVEYRIER. La Cour plénière, etc. V.
Cour plénière.
DU YIQUET {Marin), méd. à Caen, dans le I XV i« se. V. ViQUET (du).
EAD
ïit}\iytEK{Françiade-Fteurus) , général de division, grand officier de la Légion d*honneoT, membre de l'assemblée nationale, né à Rouen, le 7 juillet 1794 (rue des Arpents, ' no 65 actuel), est mort à Paris, le 8 juillet 1848, des suites d'une blessure reçue sur une barricade, en défendant la cause de l'ordre. Esprit essentiellement organisateur, il s'est illustré en Algérie, où il a créé le corps des zouaves : pendant la révolution de 184R, ce fut lui qui forma ïes ai bataillons de la garde nationale mobile. Il a publié une série d'ouv. pleins d'aperçus nouv. sur l'art milit., surTAIgérie, sur l'esclavage, sur la linguistique, etc. Les plus considérables de ces ou V. sont : Essai sur la défense des Etats par les fortifications; Paris, Anselin et Po~ chard, 1826, in-8 de 312 p.; — Observations sur la guerre de la su>ccession d'Espagne; Paris, J. Corréard, 1830, 2 voLin-8.— V. Vie civile, politique et militaire du général Ihvoi^ier ; Paris, Vente, 1848,in-f. de 4 p.; — Notice biographique^ par À. de Colleville ; Cherbourg, Thomine, t848, gr. in-8 de 41 p.— L'Acad. des Se, Arts et B.-Lett. de Rouen avait proposé pour sujet de prix
EAU
à décerner en 18^7, relogé du g^n. D'uvivier, éloge qui devait comprendre également une appréciation xaisonnée de ses ouT. Ce prix a été remporté par M. Henri Frère , de Rouen , maintenant avocat au barreau de cette ville. — V. Mém, deVAcad. de Rouen, 1857, p. 71-82. Le portr. en pied de Du vivier, commandé par le conseil' municipal de Rouen, à M. Cabasson , peintre rouennais,est placé dans la grande salle de l'hôtel de ville. On admire au ihusée de Versailles un tableau d'Horace Yernet, qui représente Tarmée française occupant le Teniah de Mouzaïa, 12 mai 1840. Duvivier commandait une des 3 colonnes de la division du duc d'Orléans. Ces colonnes ayant débouché à la fois sur le col, se retrouvent toutes haletantes de sueur et de poussière. Le gén. Duvivier, placé au Centre du tableau, tient son képi en l'air, en signe de joie. Le nom de Duvivier a été donné à une rue de Paris (au Gros-Caillou), et, par décret du 27 mai 1857, ila été donné également à un village de l'Algérie, situé dans le cercle de Bone, province de Constantinë.
EADMERI cantuariensis monachi ordinis S. Benedicti opéra : labore ac studio monachorum congregationîs S. Mauri re^tnta et emendata ; in^-f. de 214 p. à 2 col.
Ces ouv. sont placés à* la suite des œuvres de S. Anselme : S. Anselmi ex Beccensis abbâte Cantuariensis archiepiscopi opera^ etc. , labore et studio D, Gab. Gerberon; Lutetiae Paris., Lud. Billaine et Joan. Du Puis, 1675, in-f. à 2 col. ils se composent de :
— De vita S. Anselmi cantvariensis archiepiscopi , libri duo; p. 1-26.
— Historia novorum , libri sex (avec les notes de Selden) ; p. 27-134.
— De excellentia virginis Mariae liber ; p. 135-
— De qvatvor virtvtibvs qvae fvervnt in Beata Maria ejusquesublimate; p; 143-145.
— Liber de beatitvdinecœlestis patriœ; p. 146-
— Liber de sancti Anselmi' Similitvdinibvs ; p. 153-191.
Les œuvres d'Ëadmer occupent 215 p, dans la seconde édit. des Œuvres de S, Anselme; Paris, Montalant, 1721 , in-f., laquelle paraît être la reproduction de la première,. page pour page. La différence dé pagin. provient d'un suppl. de 2 p. à la Vie de S. Anselme.
Eadmbr oo Edmbr, religieux de l'ordre de St- Bbnolt , dans le monastère de St^Sauvenr, à Cantorbéry, où il remplissait les fonctions
de chatitre , naquit dans le comté de Kent. Disciple et ami d'Anselme, investi de toute sa confiance, il recueillit avec un soin minutieux tout ce qui concernait ce saint prélat , ses actions , ses entretiens , ses souvenirs, môme, et les publia après sa mort.Eadmer, qu'Anselme appelait son bâton de vieillesse, mourut vers 1137. Le critique Nicholson , dans ses jugements- sur les historiens anglais , considère Eadmer, comme un esprit très éclairé pour l'époque où il vivait. L'Historia novorum ( Hist. des nouveaux événements ) comprend non-seulement l'Hist. détaillée de Tarchev. de Cantorbery, mais aussi celle des deux Guillaume et du Roi Henri I^^, c'est-à-dire la période 1066-1122. — y. Charïna, Etude sur S. Anselme; Soc. des Antiq. de Norm. , t. XX (1853).
EAUBONNE (d') . Graduale ad usum regalis monasterii S. Audoeni , ord. S.
Benedicti, congreg. S. Mauri. Pro solemnioribus totius anni festivitatibus.
Scribebat Parisiis D. Daniel ly Eaubonne ejusdeni congregationîs monachus, M. DC. Lxxxii : ms. sur vél., in-f. max. de 136 ff., (Bibl. de Rouen).
Ce vol. gigantesque, livré constamment à la curiosité des étrangers, qui ne manquent jamais, en passant par Ronen, de venir l'admirer, a acquis autant ou pilus dé célébrité,
EAU
ep France et en Angleterre, qae les pins meryeineases productions de la calligraphie du moyen âge. Il y a peut-être un peu d'exagération dans cet enthousiasme; cependant on ne saurait nier qu'il y a peu de Tolomes décorés avec une pareille magnificence. L'ornementation consiste en 26 tètes de page de 0,37 cent, de hauteur sur 0,12 cent, de largeur, en autant de culs-delampe ou fins de page de dimensions variées, quelques-uns occupant presque toute la hauteur du fl. ; en S8 grandes initiales de 0,18 cent, sur 0,t7, et enfin, en 119 capitales de 0,08 cent, en tout sens ; 3 p. sont , en outre, encadréesd'unelargehordure.Toutes ces pièces sont miniaturées, souvent rehaussées de fonds d'or bruni sur relief, d'un éclat incomparable, et présentent tour à tour, pour motifs d'ornementation, des sujets religieux, traités soit à l'ordinaire, en manière de petits tableaux, soit en camayeux de couleur variée, des paysages, des fleurs, des ornements, des décorations architecturales, etc. Sans doute, eu égard à la date de ce monument, contemporain de la grande école française du xviP se., le mérite incontestable de ces peintures n'a rien d'étonnant; cependant on doit rendre justice au grand goût de décoration du peintre, à la Tariétédes moyens mis en œuvre et des effets obtenus, à la finesse parfois exquise du pinceau, qui font de quelq.-uns de ces petits tableaux, le Concile de Nicée, le Jugement dernier, l'Allégorie sur la mort, etc., de délicats chefs-d'œuvre qu'on ne se lasse pas d'admirer. Le texte et le plain-chant sont exécutés à l'encre de Chine, à l'aide de vigâettes découpées, d'un système particulier qui fait disparaître la trace des tenons ; ce qui a fait croire à beaucoup de personnes que ces lettres étaient tracées au pinceau. La matière du vol. est un vélin très fort et d'une trè» belle préparation qu'on dit être de peau d'âne, à cause de sa grande épaisseur. Lesff., au nombre de 136, ont 0,80 cent.de hauteur, sur 0,56 de largeur. La couverture , remparée de coins et de plaques de cuivre repoussé, présentant, au centre des plats, un grand écosson des armoiries de l'abbaye de St-Ouen, dépasse de A cent, en tout sens les dimensions ci-dessus, et le poids du vol., pourvu de deux fermoirs à serrure, est de 37 kilog. Une tradition dont on chercherait en vain le fondement Tent que B. d'Eaubonne ait mis 30 ans à exécuter ce vol.; c'est tout à la fois exagéré et invraisemblable. Ce laborieux bénédictin n'en était pas à, son coup d'essai; en 1G78, il avait exécuté VAntiphonaire qu'il avait également dédié à l'abbaye de St-Ouen, et qui est aujourd'hui, en partie lacéré, dans la Biblioth. du grand séminaire de Rouen; il relate la confection de ce vol. dans la dédicace du Graduel, datée de 1682 ; c'est donc un laps de 5 à 6 ans an plus employé à la
EBO
confection de ce dernier.— Dom Dan. d'Eaubonne, religieux de l'abbaye de St-Germaindes-Prés, est mort à Paris, le 11 fév. 17U. {Note dtte à V obligeante érudition deJU. André Pottier,)
EAUX (les) d'Eauplet, com. en 1 acte, en pr. , aédiée à M"® la Présidente de Bernières ; Rouen , Pierre Cailloué , s. d. (1747), in-12de50p.
11 faut joindre à cette pièce : La Critique de la Comédie des Eaux d'Eauplet, com. en 1 acte, en vers; Rouen, François VaulHer, 1717, in-12 de ii p. « Cette pièce et la précédente, qui sont rares . doivent être du même auteur. La première, où l'on croit reconnaître quelques portraits normands, souleva de terribles colères dans la société de Rouen ; aussi l'auteur ne se nomma pas. Cet auteur pourrait bien être Le Sage , car dans la Critique, Crispin, valet-poëte de l'auteur des Eaux d'Eauplet , semble faire allusion à la comédie de Crispin rival de son maitre, » (Cat. de Soleinne, n» 1,678.)
EAUX thermales et Eaux ferrugineuses.
Bains de Bagnoles, dép. de TOrne; Caew , F. Poisson, 18lâ, in-8 de 8 p.
Résumé d'un travail fait par MM. Yauquelm et Thierry.
EBOLI (Pierre d'). Pétri d'Ebulo carmen de motibus Siculis, et rébus interHenricum YI. romanorum imperatorem , et Tancredum seculo XII. gestis. nunc primûm è Msc. Codice Bibliothecae pu- Dlicse Bernensis erutum, notisque cùm criticis tûm historicis illustratum, cum figuris edidit Samuel Ëngel ; BasilecBy typis Eman. Thurnisii, 1 746, in-4 de 159 p., plus la table, 6 ff. prélim. et 8 pi.
Les miniatures du ms. précité sont reprodoites au trait.
Eboli, Eblb ou Ebulo {Pierre d'), poète latin et chroniqueur sicilien de la fin du xii« se., nous a laissé, vers 1 195 , envers hexamètres et pentamètres , une Relation des affaires de cette lie sous Tancrède et l'empereur Henri VI. Cette pièce, qui a pour but de célébrer la conquête du royaume de Naples par Henri YI. et sa victoire sur le parti normand en Sicile, était restée inédite jusqu'en 1746 ; Samuel Engel, bailli d'Echallens , la publia alors avec de savantes notes critiques et historiques, d'après un ms. de la Biblioth. de Berne.
P. d'Ëboli est également autenr d'un poème intitulé: De Balneis Puteolanis {Bains de Touzzoles), qu'il a composé entre les années 1212 et 1221. Ce poème a été trad. en vers franc., à la fin du siècle suivant, par nn médecin normand, Richard Eudes.— T.Hi'o^.
EGR
vniv,, i XII, et Haillard-Breholles, Mém. de la Soc. des Antiq. de France , t. xxi (1852) .
ECHANGE et assiette de la terre de Cany et Ganiel, avec les titres concemans la baronnie de Ganiel et les anciens titres concemans la terre de Ganv et de Ganiel ; s. d. (vers 1701), in-f.
ECHARD {Jacq,)^ dominicain, né à Rouen le 22 sept. 1644, mort à Paris le 15 mars 1724, est auteur de : S. Thomœ summa suo autori vindiea ; 1708, in-8, — et de Scriptores ordinis Prœdicatorum recensiti^ notisque historicis et criticis illustrati ; Paris. , 1719- 1721,2 vol. in-f. Cette biblioth.des écriyains de l'ordre des Dominicains avait été commencée par le P. Quelif , qui mourut laissant son travail inachevé.
ECHARD (iV.), abbé de CommanTiHe. Y.Com-