‹ Manuel du bibliographie normandChapitre 64 sur 242 · V. ce nom · texte numérisé non relu

V. ce nom

BËNARD {Thomas), poète, né à Condé-sur- Noireau et cité par L. Du Bois, Biog, nor~ mande , a reçu dans les xyip et xyiu* se.

BÉNARD DE LA COUTURE (N.-M.-GX Rapport de N.-M.-6. Benard de la Couture, membre de la Soc. populaire de Lisieux; 6 frimaire an ni (20 nov.

1794) ; Lisieux, imp, de Mistral, in-8 de 68 p.

Dans ce travail, M. Bénard s'adjoignit MM. Louis Du Bois et Rigault de Rochefort, réfugié à Lisienx.

La conolusion de ce rapport portaii que les membres du Comité de surveiUance n'a- Taient ni sa confiance, ni la capacité, ni le cÎTisme, ni la probité requises pour occuper aucunes fonctions, et qu'en conséquence le cri public demandait leur prompte destitution. Cette déclaration produisit tout l'effet qu'on en attendait, le comité fut dissous, et M. Bénard de la Couture fut nommé, peu de temps après, administrât, du départem.

BENARD. Mémoire sur l'Enfance et les principaux moyens hygiéniques applicables à cet âge (par Benard, chirurgien-méd.) ; Rouen, C, Bloquel (1827), in-8 de 31 p.

BENCE (Jean), D' de Sorbonne et prêtre de l'oraloire, né à Rouen en 1568, mort en 16(2, le 24 avril. Interprète de l'Ecriture sainte, il a composé plusieurs ouv. à l'usage du séminaire de Lyon, dont il était le directeur.

BENEDICTIONALE ecclesi» et diœcesis Constantiensis ; ConstanticB, 1597 , in-4, imp. en rouge et noir, musique notée.

BENEDICTIONARIUM anglo-saxonicum; ms. in-fol. de 188 ff. sur vélin réglé , fia du x^ se. ou prem. années du xi^. (Biblioth. de Rouen), mss. n<> 37-23 (bis).

Orné de peintures rehaussées en or, de bordures a?ec arabesques également rehaussées

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en or, ce ms. présente, par son style d'ornementation, une grande analogie avec celui du MisHl anglo-saxon que possède le même établissement, bien qu'il paraisse de quelques années plus ancien. Ce ms. était primitiTement décoré de 5 miniatures ou peintures à pleine page, correspondant aux bénédictions des cinq fêtes principales de l'année : Noël, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et l'Assomption. La première et la troisième ont disparu. Chacune des miniatures est entourée d'une riche bordure formant encadrement carré ou portique architectural cintré, tracés par de larges listels ou bandeaux d'or plein, autour desquels serpentent ou s'entrelacent de riches expansions floriformes, nuancées des couleurs les plus yives.Ces encadrements se répètent sur la page opposée à la miniature et seryent d'encadrement aux premiers mots en lettres d'or de la Bénédiction. Ces derniers encadrements subsistent tous, au nombre de cinq, ce qui donne un total de 8 pages miniaturées.

Le corps principal du volume est, en outre» décoré de grandes et petites capitales, en or plein, sans ornements, et de rubriques en minium et en Yermillon.

L'ouTrage principal estdirisé en trois parties distinctes qui constituent ce qu'on appelle Pontifical ou Bénédietionnaire ; — la première contient 83 bénédictions disposées suivant ce qu'on appelle le propre du temps ; — la deuxième, 80, se rapportant au propre des saints, et à quelques circonstances particulières ; et enfin la troisième, 19 rituels pontiGcaux, dont les deux derniers sont les rituels de la consécration du roi et de la reine des Anglo-Saxons.

Au commencement et à la fin du volume, et entre chacune de ces trois parties, on a inséré, à des époques anciennes, diverses pièces également liturgiques, dont la dernière en date, du commencement du xiii^ siècle, sous le titre ù'Offieium ad dueem constituendum , concerne évidemment les ducs de Normandie.

Ge Bénédietionnaire (on Bénédictionnal) pro- TÎent de la biUioth. du chapitre de la cathédrale de Rouen, auquel il avait été donné par Robert , abbé de Jumiéges , élevé par Edouard-le-Confesseur, d'abord au siège de Londres, puis à celui de Cantorbery. D'après l'opinion de M. John Gage, il fut écrit par les religieux du nouv. monastère de Winchester, pour JSthelgar, leur abbé qui, appelé au siège de Sdsey, en 977, fut transféré à l'archiépiscopat de Cantorbery, en 989. Les diverses formules de Bénédictions qu'Û contient sont, en beaucoup de points, semblables à celles du ms. de St-Ethelwood, décrit par le même antiquaire, et que possède le duc de Devonshire. Quant aux grandes miniatures que renferme le ms. de

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Roaen, oq suppose qu'elles sont l'œuvre de Godeman on celle d'artistes de son école.

Comment ce ms. passa -t-il dans la biblioth. capitulaire de Rouen à laquelle il appartenait dans la dernière moitié du xi« se.? Il parait constant qu'il fut apporté sur le continent par Robert, le Normand, archeyèque de Caatorbery, que la jalousie des Anglais, les intrigues de Stigand et les persécutions de Godwin obligèrent à fuir le royaume avec Ulf, éTèque de Dorchester, en 1052» et qui mourut en 1056, au monastère de Jumiéges, auquel il donna, par donation autographe inscrite sur le volume que l'on conserve également à la Biblioth. de Rouen, le Missel anglo-saxon de la même époque que ce Bénédictionnaire, et sorti de la même école de scribes et d'artistes.

Quelques auteurs ont pensé, à tort, que le Robert dont il est ici question est Robert, premier archev. de Rouen, morfen 1037.

cf On a attribué ce Bénédictionnal , selon Bom Goéranger {Institut liturgiq,, t. m, p. 294), à Godeman, auteur du Bénédictionnaire d'Ethelwood, évêque de Winchester;

* la seule difficulté, c'est qu'il y est fait mention de saints du x« se; mais, d'un autre côté , Godeman , ayant exécuté l'œuvre d'Ethelwood de 963 à 984, il a pu vivre assez pour entreprendre dans les dernières années du x« se. et les prem. du xi«, ce second Bénédictionnal , si important comme monument liturgique de l'église anglosaxonne. »

La présence dans ce ms. de noms de saints du x> se. ne saurait être une objection sérieuse à l'adoption du nom de Godeman pour celui de son auteur, puisque, en le supposant écrit de 980 à 1000, il pouvait facilement mentionner des saints du commencement de ce siècle : or, ces saints sont S. Grimbald et S. Judoc, et la translation des reliques de S. Judoc à Winchester eut lieu en 903, sous l'abbatiat de S. Grimbald, qui mourut quelq. années après.

V.,sur ce précieux ms., l'abbé Saas, Notice des mss. de la biblioth, de l'église métrop», etc., 1746, p. 6-12. — Dom Tassin, Notice des mss., id., p. 27.— Dom Gourdin, Mém, de VÀcad, de Rouen, 1812, p. 164-174.— Dibdin, Foya^e en France, 1. 1«^, en anglais, p. 169-173, et en franc., p. 219-222, avec vignettes et les intéressantes recherches de M. J. Gage : The Benedictional ofS. jEthelwood, Bp, of Winchester, an illuminated anglo-saxon ms, of the xth, century^ in the library ofhis grâce the duke of Devonshire, With a prefatory dissertation and a description of the Benedictional of archibishop Robert, an illuminated anglo-saxon ms» ofthe same eentury, in thepiêblie library at /{otien; London,1832, gr. in-4, flg. Ext. de VArchaelogia,U xx\iy.

Nous ne terminerons pas cet art. sans reconnaître que nous devons une grande partie de

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ces renseignements à notre savant confrère M. À. Pottier, conserv. de la Biblioth. publique de Rouen.

BENETOT (Jacq.'Maur) , bénéd. et savant critique, né à Rouen en 1613, mort à St- Allyre de Clermont, en Auvergne, le 17 juin. 1664. Il a publié YHUt. de l'abbaye de St-Jean de Laon, dont il avait été prieur. y. Le Cerf de la Viéville, Biblioth. des aut. de la Cong. de S,-Maur,

BÉNÉVENT (Jér&me de). Oraison funèbre de François, cardinal de Joyeuse , archev. de Rouen; Paris :, Mesnier^

BENOIST {René). Remonstrances à Messieurs de rassemblée tenue à Rouen, Sar le commandement du Roy, au mois e Novembre 1596; Rouen ^ Rap. du Petit-Val, s. d., in-8, et chez le même (1596), in-8.

— Exhortation de continuellement, fidèlement et deuotement prier pour nostre Roy très chrestien , et pour la nécessité et l'inuolution dangereuse des affaires de la France. A messieurs du clergé de Rouen M2 avril); RmeUy Richard Lallemanty\b91^ in-8.

— Remonstrauce et Exhortation au Roy très chrestienHenry quatriesme défaire chestiennement (sic) y vertueusement et constamment la guerre aux hereti-

Îues et schismatiques, lesquels sont angereusement diuisez de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, ou est enseigné un notable moyen nécessaire pour destruire l'heresie en saunant les personnes (6 sept.); Roueti, Richard Lallemanty s. d. (1595), in-8 de 47 p.

Ces 3 ouv. se trouvent à la Riblioth. Imp.

Le Catal. de Soleine, t. y, part. 1. n» i, indique l'opuscule suiv., par René Renoist :

Traicté du sainct jeusne de Caresme , et de la nécessaire disposition à iceluy; où il est baillé un advertissement contre les dy abdiques et payennes Rachanales des desbanehes de caresme-prenant , lesqueUes sont faictes avec plusieurs et plus grands péchez les saincts jours des dimanches et des festes dédiés au service du Dieu éternel, par M. René Benois, docteur-régent en la faculté de Paris, désigné évesque de Troyes, confesseur du roy et conseiller de sa majesté ; Rouen, Richard Lallemant, s. d.. pet. in-8 de 34 p. non compris le titre.

BENOIST (le P.). Oraison funèbre de

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Mgr l'illust. & réyér. Louis d'Aquin, évéque de Sées, prononcé dans l'église de N.-D. d'Alencon, le 28 juin 1710, par le P. Benoist de Rouen, gardien des capucins d'Alençon; Alençon, chez la t?« cy devant Pierre Augereau^ imp.

du Roy et de feu mondit Seigneur évéque de Sées (1710), in-8 de U p.

Le P. Le Long indique une 2* édit. de cette oraison funèbre ; Alençon, Augereau, 1711, in-8.

BENOIST (A.). Catalogue des oiseaux observés dans Tarrondiss. de Yalognes depuis 10 ans ; Cherbourg y Feuardmty 1854, in-8.

Eit. des Mém. de la Soc. des Se. naturelles de Cherbourg. 1854, p. 231-240.

BENOIT. Chronique des Ducs de Normandie^ publiée pour la première fois d'après un ms. du Musée Dritannique, par Francisque Michel ; PariSy imp.

roy.y 1836-44, 3 vol. in-4, avec facsimilé col.

Fait partie des documents inédits sur l'hist, de France.

La chronique française rimée du moine Benoit , trouvère anglo-norm. du xii« se., connu jusqu'alors sous le nom de Benoît de St-Maure (ou Ste-More), se compose de 42,310 vers et comprend l'hist. des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre de la race normande jusqu'à Henri 1«', en 1135. Le texte de ce grand ouvrage est accompagné de sayantes notes de l'éditeur et de variantes tirées d'un ms. de la biblioth. publiq. de Tours, provenant de l'abbaye de Marmoutier. Il est suivi d'un appendice contenant : 10 Chanson ou cantique sur la croisade du xii® se., attribuée à Benoit, publiée d'après le ms. de la Bibl. Harléienne (Musée Britann.), n« 1717; î» Vie de S. Thomas, arche V. deCanterbury, tirée du ms.de la Bibl.

roy., fonds du Roi, 7,268 ^;Z^De monacho in flumine perielitato « meritis Béate Marie ad vitam revoeato, d'après le ms. 7,987 de la Biblioth. roy. ; 4® Chronique de la guerre entre Henri II et son fils atné, en 1173 et I i74,.composée par Jordan Fantosme, chancelier spirituel de l'église de Winchester. Cet ou?., que M. Michel a trouvé dans un ms. de la cathéd. de Durham, avait déjà été publié par lui en 1839, avec une introduction, aux frais d'une Soc. savante de cette ville {Surteeê Society); 5» Yarianles de la vie de S. Thomas de Canterbury , d'après un ms. de la Biblioth. Harléienne, 3,775. Le 3* vol. est terminé par une table analytiq., nue table des noms de lieux, d'hommes, etc., et par un glossaire.

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H. Delà Rue n'admet pas que ce contemporain de Robert Wace, et comme lui normand, soit l'auteur de la vie de Thomas Becket, vie qu'il attribue à un moine du nom de Benoît, vivant sous Edouard III, mais il assure qu'avant d'entreprendre l'hist. des ducs de Norm., à la demande de Henri II, Benoît (dit de Ste-More), avait composé VHist, de la Guerre de Troie^ en vers français^^

— Extrait de Tistoire e la généalogie des dux qui unt esté par ordre en Normendie ; Chroniq. anglo-norm., etc., publiées par F. Michel ; Rouen , Ed. Frère ^ 1836,t.i,p.l67etsuiv.

Cet ext. comprend la conquête de l'Angleterre par Guillaume sur le roi Harold jusqu'à la mort du conquérant, en 1087. Quelq. fragments de cet épisode avaient déjà été publiés en 1835, à la suite de VHiet. de Pform,, de Th. Licquet. V. sur ce trouvère : Hiit, lUtér. de France, vol. xiii (1 814) , p. 424-429, art. de Gingticné, et t. xrii (1838), p. 635-644, art. de Amattry ÉhAval,'^ Essais sur les Bar^ des, etc., par l'abbé De la Rue, t. ii (1834), p. 188-805.

BENOIT de Peterborough. Benedictus, abbas Petrobur^ensis, de vita et gestis Henrici II et Richardi I , edente Th.

Heamio ; Oxonii , è Theatro SheldonianOy 1735, 2 vol. in-8.

Au dire de T. F. Dibdin, cette hist. de Henri II et de Richard I (1170-1192) est la dernière et peut-être la plus importante des publications de Hearne. Benoît , chancelier de Richard Cœur-de-Lion, mourut vers 1200.

Il a été parfois confondu avec Benoit de Ste-More.

BENOIT {Jean)^ docteur de Paris, né à Yerneuil (Eure), en 1483, mort à Paris le 19 fév. 1573, a publié quelq. ouv. de théologie, fort recherchés de son temps.

BENOIT (Elie), ou BENOIST, né à Paris, le 20 janv. 1640^ exerça pendant 20 années les fonctions pastorales à Alençon. Après la révocation de l'édit de Nantes, il quitta la France et se rendit à Delft en Hollande, où il reçut vocation comme troisième pasteur de Téglise wallonne. Il mourut dans cette ville le 15 nov. 1728. V. Diet. hist. de Chauffepié, ^France protestante, t . ii ( 1 853) , p. 173-177.— Ce dem. recueil indique un grand nombre d'ouv. composés par ce pasteur et parmi lesquels nous citerons les 3 suiv., comme se rattachant à notre sujet :

— Lettre d'un pasteur banni de son pays à une église qui n'a pas fait son devoir dans la dernière persécution; Cologne, 1686, in-12.

Benoit blâme l'Eglise d'Alençon d'avoir succombé presque sans résistance, et l'exhorte à sortir d'un état d'hypocrisie qui la rend coupable aux yeux de Dieu. Cette lettre eut

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ua plein succès ; presque tons les protestants d*Alençou allèrent grossir le Réfugie.

-» Lettre à un gerUilhomme prisonnier pour la religion; Delft, 1685, in-12.

-*• Lettre de M. Benoît, ministre de la B. P. B. à Alençon, au P, prédicateur des Jésuites de la même ville, datée d'Alençon, 39 janv. 1681, et insérée dans les Dissertations de Tilladet.

Ontre ses out. imprimés , Benoit a laissé un grand nombre de mss. , dont Chauffepié donne les titres avec des extraits fort étendus.

BENOIT (M"« EuMie). La Tante Marguerite ^ ou six mois en Normandie; Paris y Gaume frères ^ 4841, in-18 de 234 p.

Petit livre d'éduc faisant partie de la Biblioth. instruct. et amns. La scène se passe aux environs d'Avranches.

BENSERADE {Isaae de), poète, né en 1618 à Lyons-la -Forêt (Eure), mort à GentiAy, près Paris, le 19 oct. 1691 , fut reçu membre de l'Acad. franc, en 1674. Benserade a composé plusieurs tragédies ( 1 636-1642) , des paroles pour les ballets de la cour et des chansons. 11 a mis en rondeaux lesMétamorphoses d^ Ovide, et en quatrains les Fables d'Esope,

—(ouvres de M. de Benserade ; Paris, Ch, De Serey, 1(MI7, a vol, in-12.En tète du i^ vol. se trouve un éloge de Benserade par l'abbé Tallemant.

— Les mêmes ; suivant la copie, à Paris, chez Ch. De Sercy, 1698, 2 vol. in-8.

V.sur Benserade : Hist, de VAead. franc. ^ par l'abbé d'Olivet. — Perrault, Hommes illust. de la France, t. ii, in-f. (1700), p. 79 et 80, avec portr. — Mém. du P, Niceron, t. xiv, p. 304-322.— Bibliot, du Th.- Franc,, 1768, t. II , p. 537-555. — Notice de J. F. Destigny, dans les Poètes norm,, publ. par Baratte, 16 p. et 1 portr. — France protestante, t. ii (1853), p. 179.

Benserade figure dans ce dern. recueil comme étant issu d*nne famille protestante. Sou portrait, peinture du xvu" se. provenant de la collect. de l'Acad. franc., se trouve au Musée de Versailles ; il a été gravé par Edelinck.

BËRAIN, avocat assez obscur au Parlement de Paris et ensuite au Parlement de Rouen, proposa en 1675, pour remédier à l'inconvénient des différents sons de la oombinaison ci, d'y substituer la combinaison ai^ c'està-dire d'écrire par ai les imparfaits et les conditionnels des verbes, certains infinitifs, d'écrire de même par ai, faible et ses dérivés, monnaie et ses dérivés, français, hollandais , etc. Voltaire ne fut donc pas, comme on le dit généralement, l'inventeur de ce système , mais se déclarant 100 ans «près Bérain le plus chaud partisan du changement proposé, il en fit usage dans tous

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9es écrits et le fit prévaloir, grâce à l'autorité de son nom. Ce n'est réellement qu'en 1790 que cette orthographe nouvelle s'établit en France. (V.Gramm. des Gramm., 1842, t. u, p. 939.) L'ouv. de Bérain est intitulé : Nouvelles remarques sur la langue française (sic), par M. N. B., avocat au Parlement de Paris; Rouen, Eustache Viret, 16 75, pet. in-12 de 320 p., plus la table et 4 ff. prélim.

BÉRARD. Forges de la Manche et fabrication des blocs ignés à Cherbourg ; PariSy Bénard et C% 1857, in-4 de 12 p.

BÉRARDIÈRË (J.-H. de Roussel de la).

Institution au droit de Normandie, ou conférence des principes des Institutes de Justinien avec le droit françois et en particulier avec le droit de Normandie ; Caen, Imp. de Jean-Claude Pyron, 1782, in-12 de 461 p., plus répître dédicat. et l'avertiss.

L'auteur était conseiller bonor. au Bailliage et Siège présidial de Caen, professeur roy. du droit français en rUuiversité de la même ville, etc.

BÉRAT {Eustache). Couplets chantés chez M. Lecointe le jour de sa fête, le 10 janv. 1847, anniversaire de la création de la Colonie agricole du Petit- Quevilly; Rouen y E, Periauœ (iSil) y in-8 de 7 p., avec 1 portr.

— Couplets adressés et chantés à M. G. Lecomte, fondateur-directeur de la colonie agricole du Petit-Quevilly, le 9 janv. 1848; Rouen, J, S. Lefevre, 1847, in-8 de 8 p.

— Visite d'un ancien moine des Chartreux à la colonie agricole du Petit- Quevilly ; jRoîien, F, et A. Lecointe frèreSy 1850, in-8 de 4 p. (en vers).

— Promenade au Val-de-la-Haye, hameau situé sur les bords de la Seine , près Rouen. Elégie; Rouen ^ H. Rivoire, gr. in-8 de 6 p. *

Dans ces vers, Tauteur chante le village où il passa la prem. année de son enfance.

— Epître familière adressée à M. F. Lamy, à mon retour d'une visite que je lui ai faite à Caudebec ; Rouen, F. et A, Lecointe frères, 1850, in-4 de 4 p.

— Mes Adieux à Rouen, stances; Rouen, F. et A. Lecointe frères, 1852 , in-4 de 4 p.

— A Frédéric Bêrat. Elégie dédiée aux Rouennais ; Rouen, F. et A. Lecointe frères y 1855, in-4 de 8 p.

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Outre ces opuscules, M. Bérat a composé un grand nombre de pièces de TCrs que notre cadre ne nous permet pas de citer.

M. E.Bêhat, né à Rouen le 4 nov. 1792, a été durant plusieurs années professeur de dessin au Lycée de Rouen.

BÉRAT {Frédéric), frère du précédent, poète et musicien, auteur de Ma Normandie, de la Lisette de Béranger, de Hfon Petit Pierre, et d'une foule de chansons populaires, né à Rouen en 1801« est mort à Paris le 2 déc. 1855. Ses chansons ont été recueillies en 1 Tol. sous le titre de :

Chansons ; paroles et musique de Frédéric Bérat, illustration par T. Johannot et gratées sur bois par Jardin, etc.; Parie, Alex, Curmer, 1854, in-8.

Ce Tol. est précédé d'une notice sur Fréd. Bérat par Eugène Guinot ; il renferme 52 chansons (paroles et musique) , 32 grav. et 1 portr. de l'auteur.

La notice de M. Guinot a été reproduite par le N€iW)elliste de Rouen, n<* du 29 nor. 1853.

BÉRAULT (Josias) . La covstvme réformée du pays &. dvché de Normandie, anciens ressorts et enclaves d'icelvy, avec les commentaires, annotations et arrest donnez svr l'interprétation d'icelle; Roven^ Raph. dv Petit -Val ^ 1606, in-4.

De ce livre, il existe plusieurs édit., savoir : Roven, Raph. dv Petit-Val, 1612, in-4. Il y a des exempt, sur gr. pap. — Roven, Raph. dv Petit-Val (pour David dv Petit-Val), 1614, in-4.— Roven, David dv Petit-Val, 1680, in-4. Ces édit. sont ornées du portr. de Bérauit. L'abbé Saas indique in-f. les édit. de 1614 et de 1620. U ne cite pas l'édit. de 1612. — Roven, David du Petit-Val, 1632, in-f. — * Roven, David du P^it-Val, 1648, in-f. (5* édit.). On remarque dans cette édit., p. 787 et 788, les Devoirs des avocats, en 30 art., sous le titre de Sanctionnes forenses. — Rouen, Besongne, 1650, in-f. — Rouen, Imp. de la i>< de David dv Petit-Val, 1660, in-f. Cette dern. édit., considérée comme la plus complète et la meilleure , est indiquée la sixième , quoiqu'elle soit réellement la huitième; elle est dédiée à Alexandre Faucon de Ris, prem. présid. au Parlement de Norm.

Noos ne pouvons nous expliquer l'indication des S^" et 6« édit. de ce livre qu'en admettant que les édit. de 1619 et 1614 n'en formassent qu'une seule, de même que les édit. de 1648 et 1650, pour lesqueUes des titres auraient été réimprimés. En tète de l'édition de 1660, on trouve une épitre à J. Bérault, en vers, de l'imprimeur David dnPetit- Yal, laquelle témoigne de la haute estime qu'on avait alors pour les ouv. de ce jurisconsulte.

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Enfln i*ai contre ma coustame Fait prendre l'essor à ma plume, Pour discoarir de tes escnts , Après tant de doctes esprits; Non que la vanité l'emporte De rechercher en cette sorte La gloire que les imprimeurs Empruntent de quelques rimeurs ; Une cause plus légitime Oblige ma muse et l'anime De t'offrir pour mes humbles vœux Ces lignes puisque tu le veux.

Sans doute c'est trop se méprendre, Quoy< voudrois-ie bien entreprendre D'écrire rien digne de toy,

?ue l'on ne sçache mieux que moy? uisque déjà ta renommée

Est partout le monde semée,

Et cpi'il n'y a que l'ignorant

Qui ne te va point honorant.

Faire voir par mes Caractaires

Le bonheur de tes Commentaires

Qui facilite vn libre accez

▲u labyrinthe des procez;

Et qu'vn trauall si nécessaire

(Chose A tes pareils ordinaire)

Te sascita des enuieux,

De trop de gloire ambitieux,

Qvi d'vne peu cante malice

Crûrent de ton mesme Edifice

Eleuer vn temple A leur nom

Par le débris de ton renom :

Seroilrce pas perdre ma ^ine, • Et la rendre inutile et vaine

De vouloir mettre en ce papier

Ce qui demande vn liure entier.

Bref, de publier ton mérite

La faneur m'en est interdite.

Et dois seulement désirer

De me taire et de t'admirer.

BÉRAULT {Josias), conseiller à la Table de marbre du Palais et avocat au Parlement de Rouen sons Henri III, naquit dans cette ville en 1563. Ce jurisconsulte mourut à St-Fnlvien, près Laigle, vers 1640. « U est à proprement parler, dit l'abbé Saas, le premier qui ait commenté notre Coutume. Il y a dans son commentaire un ordre et une CBConomie qui ne se trouvent point dans les commentateurs précédents, qui avoient encore un peu le goût gothique. » Dans une notice sur J. Bérault, insérée dans la Rev. de Rouen (déc. 1838). L. Du Bois fait naître ce Jurisconsulte à Laigle et non à Rouen, vers 1555. Le portr. de J. Bérault, à l'âge de 5t ans, a été gravé par L. Gaultier, en 1614.

BÉRAULT (Christophe). Des Droits de tiers et aanger, Grurie et Graine; Rovethy David dv Petit-Val, 1625, in-8 de 112 p.

Ce traité (en 17 chap.) a été inséré tout entier dans la Bibliothèque ou Thrésor du DroUst français , par Laurens Bouchel , au mot : Tiers et Danger.

BÉRAULT {Crist,), qu'il ne faut pas confondre avec Josias Bérault, était aTOcat au Parlement de Rouen. H prétend que le droit de Tiers et Danger est Royal, Domanial et imprescriptible; mais Louis XIV, par son édit do mois d'avril 1673, registre au Pariement^ a décidé le contraire.

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HERAULT, GodefroY et D'Aviron. La coutume réformée du pais et duché de Normandie, anciens ressorts et enclaves d'iceluy. Commentée par Josias Bérault, Jacaues Godefroy et D'Aviron (Jacq. Bathelier), & expliquée par diverses remarc^ues, annotations & arrests, recueillis par les mômes auteurs, unis en un corps, etc. ; Roum^ v^ d^Ant. Maurry, 1684, 2 vol. in-f.

Cet onv. a été réimp. en 1687 : Rouen, chez la «* d^Ant, Maurry, et chez Pierre Ferrand, 2 Tol. in-f. (La bibiioth. de Rouen en possède un exempl. sur gr. pap.)

Et en 1776, sous le titre suiv. :

Commentaires sur la Coutume de Normandie ; par Beranlt et Godefroy ; et la paraphrase de D*ATiron ; nouT. édit.; Roueny /mp. priviligiée (MM. LaUemant), 1776,2 toI. in-f., et se vend chez Louis Le Boucher. « Cet assemblage est fort bien conçu ( dit l'abbé Saas), et le recueil est très-bon et nécessaire à ceux qui veulent connoltre notre droit à fond. Nous n'avons rien de mieux avec le commentaire de Basnage. »

BËBENGER, hérésiarque qui, vers 1050, cherchait à faire prévaloir dans les monastères de Normandie et même auprès du Conquérant, sa doctrine sur l'Eucharistie. Il niait le mystère de la présence réeUe du Verbe Divin dans le pain et le vin, après la consécration. Sa doctrine fut combattue avec chaleur et succès par Lanfranc.

Bérenger, qui avait été archidiacre d'Angers, mourut aux environs de Tours» en 10K8, à l'âge de 90 ans, après avoir observé la plus austère pénitence.

BÉRENGËRE, femme de Richard Cœur-de- Lion. Sur cette reine d'Angleterre. Y. :

Tombeau de Bérengère, dans la cathédrale du Mans ; art. de M. GriUe de Beuzelin.

— Détails sur Bérengère de Navarre ; art de M. J. R. Pesche (du Mans).

Rev, anglo-franç,, t. m (Poitiers, 1835], p. 351- 356 et 449.

BER6ÂSSE {Alfh.). Rapport sur les t. I et n de THist. du Parlement de Normandie , par M. Floquet ; Rouen^ N. PeriauXy 1841, in-8 de 49 p.

Ext. du Précis des trav. de l'Acad. de Rouen,

— Recherches sur la consommation de la viande et du poisson à Rouen , depuis 1800; Rouen, A. Pérou, 1852, m-8 de 182 p., avec une pi.

Ext. du Préc. de l'Acad. de Rouen, 1852 , et

împ. par ordre de cette compagnie.

A propos de ce travail, Y. :

i^ Réponse par M. Ch. Alph. Patron aux nou-

BER

velles attaques contre la boucherie de Rouen, contenues dans les recherches snr la consommation de la viande à Rouen , par M. Alph. Bergasse; Rouen, H. Renmtx, 1853, in-8 de 23 p.

V> Moyens de porter remède à l'exhaussement du prix de la viande en détail, demandé par MM. les bouchers de la ville de Rouen, de-

Ïmis le f janv. 1853. Rapport publié par a Soc. libre d'EmulaU; Rouen, H. Rivoire (1853),in-4de 7 p.

— Notice sur M. le baron Boullenger, ancien procur. gén. près la Cour de Rouen; Ann. norm.. 1854, p. 558-

Bbrgasse (Alph»), Savant avocat et magistrat non moins distingué, né à Lyon, le 22 sept. 1792, est mort à Paris, le 6 juniet 1853. Membre de l'Acad. de Rouen, dont il fut président , il a enrichi le recueil de cette Société de plusieurs mém. intéressants.

y., sur sa vie, la notice de M. le conseiller Nepveur; Rouen, A, Péron, 1853, in-8 de 24 p., avec 1 port, et 2 fac-Hm. (Ext, du Précis de l'Acad. de Rouen, 1853.)

BERGER (F.). Hauteur des falaises des côtes de Normandie, depuis St-Valerysur-Somme jusqu'à Cherbourg; déterminées par le baromètre pendant un voyage fait en Normandie sur la fin de l'an XI (août 1803); par F. Berger, doct. méa. de Genève; Journ. de physique, mars 1807, t. lxiv, p. 222-

BERGER DE XIVREY. V. Xivrey.

BERGERIE (de la). Notice sur l'arrondissement de Baveux; par M. de la Bergerie, sous-préfet decetarrondiss.; Ann, norm.j 3« année (1837), p. 137-

RERGOUNIOUX (Edouard), romancier, avocat, puis auditeur au Conseil d'Etat, en 1839, né à Sées (Orne), en 1805. Il est auleur de plusieurs romans hist. et de noa- YCUes, de 1832-1845.

BERIGNY (Charles). Navigation maritime du Havre à Paris, ou mém. sur les moyens de faire remonter jusqu'à Paris tous les bâtiments de mer qui

Îeuvent entrer dans le port du Havre ; ^aris, Demonville, 1826, in-8 deiv et 84 p., avec 3 planches.

Ouv. divisé en deux parties principales : 1<> De la Navigation entre Rouen et la mer ; 2« De la Navigation entre Rouen et Paris. Ce mém. a donné lieu à l'écrit suivant :

Réponse des soumissionnaires du canal ma-

BËR

ritime de Paris au Hayre» au mém. de M.Ch. Bérigny ; Paris, Avril, \S2e, in-8.

— Réfutation par M. Ch. Bérigny, de récrit intitulé : Réponse des soumissionnaires du canal maritime de Paris au Havre, au mémoire de M. Ch. Bérigny; PariSy Demonvilky 1826, in-8 de 59 p.

— Courte notice sur la conduite parlementaire de M. Bérigny, etc. V. ce titre.

BÊRiGNr, inspect. gén. des ponts et chaussées, député de la S.-Tnf.,né àFécamp, le 17 mars 1771, est mort à Paris, le 6 ocl. 184S.

BERINGTON (Joseph). The history of the reign of Hen^ the Second, and of Richard and John, his sons;with the events of the period, from 1 154 to 1216, in which the character ôf Thomas a Becket is vindicated from the attacks of George Lord Lyttelton ; Birmingham^ Swinney, 1790, in-4, et Basil, J.'J. Taumeissm, 1793, 3 vol. in-8.

— ^Histoire de Jean Sans-Terre, roi d'Angleterre, trad. de l'angl. par Théodore Pein; Paris, M"^' Dufriclw, 1821, in-8 de 262 p.

Ouv. ext. du précédent. J. Beringtou était membre du clergé catholique.

BERNARD (Af^^« Catherine), de l'Académie des Ricovrati de Padoue , se distingua par quelq. talent pour la poésie, vers la fin du XTii* et le commencement du xviii^ se. Elle était parente des deux Corneille et de Fontenelle. Néeà Rouen en 1662, Cath. Bernard mourut à Paris en 171 i. Cette femme célèbre a composé plusieurs romans et 3 tragéd. : Léodamiet reine d'Epire, et Brutus.

y. Dieîionn, hUt, des Françaises et étrang,, par M™« Briquet (1804), p. 52, et France protestante, t. ii (1853), p. 201-204.

BERNARD (Georges), rouennois, advocat es cour de Lyon. Chroniaue sommairement traictée des faits héroïques de tous les rois de France et des personnes et choses mémorables de leur temps; LyoUy Clément Baudin, 1750, pet. in-8.

Les jolis médaillons qui décorent ce vol. sont an monogramme C. C. (Caminus-Congius).

Lebert les attribue à Claude Comille, de Lyon.

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