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pour reprendre ces travaux et les conduire à leur perfection ; Parts. Imp, de la Répu^ hlique, an vu, in-4 de 62 p. Sur le projet présenté par M. Cachin, Y. un mémoire de M. Lefebvre, in-4 de 62 p.
— Mémoire sur la digue de Cherboure^ comparée au Breakwater^ ou jetée de Plymouth ; Paris, F. Didot, 1820, gr.
in4 de 8 p., avec 5 pL, et Paris , Carittan-GcBury , 1833, in-4.
La publication du Mém. de M. Cachin a donné lieu aux 2 opuscules suîv. :
-«Analyse d'un Mémoire sur la digue de Cherbourg, adressée à l'Acad., lue à la séance du 26 janv. 1821, par M. Pattu. présidence de M. de MagnevUle ; Caen, F. Poisson, 1821, in-4 de 16 p.
Ext. des Mém. de l'Acad. des Se., Arts et B.^ Lett. de Caen.
-^ Digue de Cherbourg. Réclamation ou quelques idées produites par la lecture d*nn ouv. que vient de faire. imprimer M. Cachin, sous le titre de : Mém. sur la digue de Cherbourg, comparée avec le Break water (briselame) de Plymouth, par Gabriel- Aimé Noël; Cherbourg, v" Clamorgan, 1820, iu-8 de 36 p.
— Description générale des travaux exé-* eu tés à Cherbourg pendant le consulat et l'empire, d'après les orojets et sous la direction de feu J.-M.-F. Cachin; Parts, Imp. de Thunot^ 1850, in-f. de 20 p., plus 12 planches.
Cachin {Jos.-Marie-Franç,), inspecteur gén. des pouls et chaussées, né à Castres (Tarn), le 2 oct. 1757, mort à Paris, le 20 fév. 1825.
CADET DE GASSICOURT. Mon voyage ou lettres sur la ci -devant province de Normandie; suivies de quelques pièces fugitives; Paris y Desenne, an vn, 2 part, in-8 avec 2 grav.
Voyage de Paris à Rouen , au Havre , à Honfleurf à Dieppe, à Fécamp, etc., écrit en prose et en vers, à la manière de Chapelle, Sterne et Dopaty. Ce livre a été tiré en même temps in- 12 et in-8.
Cadet de Gassicovrt {Ch.-Louis), chimiste, né à Paris, le 23 janv. 1769, est mort le 21 noT. 1821.
CAGET {Louis), Compendium regale; Carmen historicum, seu actostichis in laudem Ludovici XIY. Per Lvd. Caget« sacerdotem; Aleneonii, Joan. Malassis, 1701, in-4.
CAGNIARD. La Saint-Barthélémy et Jean le Hennuyer, évéque de Lisieux; par M. Cagniard, curé de St-Pierre de Lisieux; Lisieux, Jf"»® Lajoye^Tissotj 1851,in-12de40p.
CAFFARELU (le baron Ch.-Anib,), né en
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1758« au chAteau de Falga (Languedoc), administra, sous Tempire, durant plusieurs années, comme préfet , le départ, du Cal- Tados. Il mourut en nor. 1826.
GAFFIERI {Jean-Jaeq,), sculpteur du roi, est auteur d'un buste en marbre de P. Corneille (d'après le portrait de Ch. Lebrun), placé dans le foyer du Théâtre-Français, 1777, et d'une statue en terre cuite du même poète, qui figure au Musée de Rouen. Cet artiste, né en 1723, est mort en 1793.
CAHAIGNES (Jacques de). Jac. Cahagnesii, Cadom., medicinae professons negii de morte Joannis Ruxelii oratio funebris, habita Cadomi, die vu oct.
1586; Cadomi, apud Jacob. Le Bas, 1586, in-4de 112 p.
A la suite de l'oraison iunèbre en latin, on trouve une traduct. franc, de cette même oraison funèbre par J. Yauquelin de la Fresnaye : Oraison fvnebre svr le trespas dv sievr de BretheuUle Rouxel, prononcée le 7 d'oct. 1586 ; et page 57, avec un nouTeau titre : Le tombeav de Monsievr Rovxel, reeveilli de plviievrt doctes personnages; Caen, Jacq. Le Bas, 1586.
— Jac. Cahagnesii, de morte Nicolai Michaelis, oratio funebris; Cadomiy Bassm, 1597, in-4.
— Elogiorvm civivm Cadomensivm centvria prima; Cadomi, ex typog. Jacob.
Bassi, typ. regiiy 1609, pet. in-4 de xn et 152 p.
Ce !«' Yol. ren^rmant 100 notices biograpb., n'a pas été continué. M. Méritte-Longchamps, dans ses notes bibliographiques, indiquait, sans doute d'après le P. Lelong, une édit. de ce livre de 1583, in-4, chez le même imp., mais David Clément prouTC qu'elle est imaginaire.
— Jac. Cahagnesii, professons regii, de aquâ fontis Hebecrevonii prœlectio; Cadomi, Basms, 1642, in-8.
»- Censori prsBlectionis de aquâ fontis Hebecrevonii sub nomine Francisci Chicotii ementito , Jacobi Cahagnesii responsio. Cadomi, die martis, duodecimâ augusti; Cadomiy Jac. Boams^ 1614, in-8.
Cahaignes vantait les propriétés de l'eau de la fontaine d'HébrecreTon. Son opinion fut soutenue par MM. de Maynes et G. Destoubeville. Ce dernier était médecin à St-Lo.
Cahaignes ou Cahagnes [Jacques de), recteur de l'uniTcrsité de Caen, docteur et professeur en médecine à Caen, sa patrie, né en 1548, mort en 1612. Sous le titre de Elogio- Tum civium, etc., il a laissé des notices curieuses sur les hommes distingués de la ville
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de Caen ; mais il est à regretter qu'il n'ait publié que la partie relatire à ses contemporains. Celle qu'il projetait de mettre an jour en yue de faire connaître les personnages des siècles antérieurs, n*a pas paru. Ce médecin, par ses yastes connaissances, était lié avec un grand, nombre de savants, parmi lesquels on distingue Julien de Paulmier et le célèbre Joseph Scaliger. Cahaignes rédigea les slatuts de la faculté de médecine de l'uniyersité de Caen; indépendamment des ou y. mentionnés ci-dessus, on lui doit : — Hrief discours de la préseryation et curation de la peste ; par Julien de Paulmier, D' en méd., trad. du latin par J. de Cahaignes ; Caeny P. Le Chandelier, 1580, pet. in-8 de 29 p.
— Jac. Cahagnesii Oratio de Àcademiarum institutione ; Cadomi, 1584, in-4. (s. n. d'Jmp., probablement Jacq. Le Bas.)
— Visitatio herbarum , yeluti obsoleta, hoc anno per Jacobum de Cahagnes renoyata ; martrologium facult. med.; Cadomi, 1585;
— Traité dy yin et dy sidre, par Julien de Paulmier, trad. en franc, par Jacq. de Cahaignes ; Caen, Pierre Le Chandelier, 1589, petit in-8 de iv et 87 ff. (V. Paulmier,)
— Jac. Cahagnesii Cadom. medicine professoris Regii, de popularis dysenteriœ natura» causis, et caratione, praeleclio ; Cadomi, ex
' typog. Jac. Bassi, 1593, pet. in-8 de 31 p.
— Oratio de unitate ; Cadomi , Jac. Bclssus, 1609, pet. in-i.
— Brevis facilisque methodus curandarum febriam; Cadomi, P. Poisson, 1616, in-8.
— Brevis facilisque methodus curandorum capitis affectuum; Cadomi, Pet. Poisson, 1618, in-8.
T., sur Jacq. de Cahaignes et ses ouv., Huet, Origines de Caen, p. 349 et passim. Son testament, retrouvé depuis quelques années, a été publié dans le Bulletin de VInst. puhliq, et des Soc. sav. de l'Acad. de Caen., 3« ann., t. II, p. 433-34 ; Caen, Hardel, 1842-43.
CAHAIGNES (Etienne), psireni an précédent et son contemporain, naquit à Caen et mourut vers 1610. Comme Jacq. de Cahaignes, il exerça la médecine, mais il n'a laissé aucun écrit. Y. Huet, Origines de Caen.
CAHAIGNES (Henri de), sieur de Verrières qu'on suppose appartenir à la famille des précédents, né à Caen vers 1672, est mort dans cette ville, le 27 fév. 1755. Il était dessinateur, poète et musicien. Ses poésies ont été publiées dans le Mercure de France et autres recueils du temps.
CAHAIGNE. La Missionide, suivie d'une épttre aux amis des Missionnaires, par un Rouennais, témoin oculaire des événements ; Paris, À . Beraud , 1826, in-32 de 27 p. (en vers).
Par arrêt de la Cour royale de Paris, du 5 déc. 1826» cet opuscule, publié à une époque où
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ment des facéties, des livres en langae espagnole et trad. de l'espagnol. A cette époque, notre littérature, comme nos modes, se ressentait de l'influence castillane.
Pierre Cailloué, son fils, fut lib. à Rouen, dans la cour du Palais, de 1667-1678, et sa yeure de 1678-1685. Leur marque était celle du noyer chargé de fruits. Us publièrent des li- Très protestants en grand nombre, ayant l'adresse de Quevilly, quoique demeurant dans la cour du Palais de Justice. Nous lisons dans le Man. du lib, y t. iv, p. âl7, que la yeuve Cailloué, imp. à Rouen, mourut à la Bastille, où elle était détenue, ayant été compromise à propos de la publication d'un libelle intitulé : Scarron apparu à ilf '"' de Maintenon, et les reproches qu'il lui fait sur ses amours; Cologne, Jean Le Blanc (Holl.), 1694, in-lS de 136 p., y compris la fig.
Par arrêt du Conseil d'Etat des U mai et 9 juillet 1685, Louis XIV ayant fait très expresses inhibitions et défenses à tous lib. et imp. faisant profession de la religion réformée de faire à l'avenir aucunes fonctions de libraires et imprimeurs , sous peine de confiscation de leurs livres, formes et marchandises, et de 3,000 liv. d'amende, un des Cailloué, Jean Cailloué, passa en Angleterre où s'était déjà réfugié un autre Cailloué du nom de Denis, et dont nous allons parler. Mous trouvons le nom de Jean Cailloué, lib. à Londres, de 1686-1701, dans le Strand, près Exeter exchange. Un autre Cailloué , resté en France, y devint sans doute catholique, si on en juge d'après une souscription trouvée sur un vol. : Ex dono Domini Cailloué conversi. Mais deux autres membres de la même famille, continuèrent à professer la religion de leurs pères. Us parvinrent même, en 1688, lorsque la persécution se fût un peu ralentie, à exercer de nou- Yeau la librairie à Rouen; et comme il était resté dans cette ville et dans toute la Norm. beaucoup de familles protestantes dont les livres avaient été enlevés ou brûlés, les frères Cailloué (Pierre et Antoine) faisaient un commerce journalier de catéchismes et autres livres de cette religion, qu'ils tiraient des pays étrangers ou qu'ils faisaient même imp. dans le royaume. Leur commerce prospéra tellement pendant plusieurs années etjusqu'à la fin de la régence du duc d'Orléans, que deux autres lib. protestants, Jacq.-Nicolas et François-Denis Le Tourneur, oncle et neveu, se firent aussi recevoir à Rouen, après les examens et épreuyes ordinaires. Cependant, sous le ministère de Phelypeaux , le 14 sep. 1724 , tandis que l'abbé Robinet était commis à l'inspection de la librairie à Rouen , un arrêt du Conseil d'Etat du Roi cassa et annula les arrêts obtenus par les deux Le Tourneur pour être reçus libraires à Rouen, et ordonna que les Cailloué frères seraient destitués de la profession de libraires dans ladite ville. Toute-
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fois, il y eut encore à Rouen, de 1724-1758, un lib. du nom d'Antoine Cailloué. Les libraires de la religion réformée à Rouen » en juin 1685, étaient : Y» de Pierre Cailloué, Abraham De la Mothe, Jacq. De la Mothe, Jacq. Le Tourneur, Nicolas Le Tourneur, Robert Le Tourneur, Abraham Lucas, Pierre Lucas et David Roger.
Nous devons une partie de ces renseignements à l'obligeante érudition de M. Paumier, pasteur. — V. Recueil des Edits , etc, , concernant les gens de la religion prêt, réf., p. 140 et 431; Rouen, Jacq. Besongne, 1721,in-12. — Archiv. de la S.-Inf., Registre deja Communauté des Lib. , ann. 1598-1730.
CAILLOUÉ (Dents), appartenait à la famille des imprimeurs dont nous venons de parler. Il se relira à Londres, vers le milieu du xviisc. II y traduisit et y publia l'on v.suiy.:
LiXC^y (^aôillXJi , Le Portrait dv roy de la Grande-Bretagne , fait de sa propre main durant sa solitude et ses souffrances; La Haye (Londres), 1649, pet. in-12.
« Dans celte édition (dit M. Barbier, Dict, des Anonym,, n» 4,755), l'épltre dédicatoire à Charles II est datée de l'utopie des Trinobautes, sept. 16i9, et signée Philanax, On trouve ensuite des vers sur leportrait royal. Vient après une seconde épitre dédicatoire au comte de Bristol , signée D. C. L'avis au lecteur n'a que 9 pag. 1/2 . Le vol. est terminé par des poésies du sieur D. C, qui ont pour titre : Métamorphoses des Iles fortunées, à la Reyne douairière de la Grande-Bretagne.
Ces lettres initiales désignent Denis Cailloué , de Rouen, si j'en croisM.Pluquet.» La traduction de Cailloué parait avoir été reyue par un sieur Porrée^qui a signé l'épltre dédicatoire à Charles II. De cet ouv., attribué au roi Charles I*', mais qu'on sait avoir été composé par John Gaudon , évèque d'Exeter, il y a une édition de Paris , Louis Vendosme, 1649, pet. in-12, et deux éditions imp. à Rouen , en cette même année, chez Jean Berthelin, l'une in-t8 et l'autre in-4.
On attribue à Denis Cailloué 2 autres ony. favorables à la cause de Charles II.
— Prédiction où se yoit comme le Roy Charles II, roy de la Grand' Bretagne doit estre remis aux royaumes d'Angleterre, Ecosse et Irlande après la mort de son père, avec la conférence dv feu Roy et le docteur Henderson Ëscossais touchant le Gouuernement de l'église anglicane ; Roven, chez Jacq. Caillové, Jean Viret, Jacq. Besongne, Jean dv Bosc^ 1650, in-18 de 220 p. et 4 ff. prélim.
La dédicace au comte de Bristol est signée D. G. Ce yol. contient plusieurs pièces, dont : Métamorphose des Isles-Fortunées, ode en vers français.
— Boscobel, on abrégé de ce qui s'est passé dans la retraite mémorable de Sa Majesté Britannique après la bataille d'Worcester le -y- septembre 1651. Trad. de l'anglois ;
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Louis XYI, à Toccasion de son passage à Caeri, en 1786 ; par L. Caille, élève de philosophie à Tuniv. de cette ville ; Paris, Imp. de F. Didot^ 1847, in-8 de 8 p.
Louis XVI se rendait alors à Cherbourg, pour examiner les travaux importants qui avaient été exécutés dans ce port.
CAILLEBOTTE le jeune. Essai sur l'histoire et les antiquités de la ville de Domfront, précédé d'une esquisse historique sur le Passais ; Mayenne , Roullois, 1807, in-18 de vi et 66 p.
— Essai sur l'histoire et les antiquités de la ville et arrondissement de Domfront; 2® édit. , revue, etc.; Caen, F. Poisson, 1816, in-18de xn et 103p., — et 3« édit.; Domfront, imp. de Crestey fils, 1827, in-18 de xiv et 124 p., plus 1 f^ non paginé : Chanson bachique. Ext. des poésies de B. F. Chapelle, de la commune d'Halleine (Orne).
CAILLEBOTTE { Jean- Frauçois- René) , né à Domfront le 10 juiUet 1768. Le livret qu'il a publié sur Domfront donne une juste idée de cette petite ville et de ses environs. M. L. Du Bois en rend compte dans ses Reefierches archéolog. et hist. sur la Norm,; Paris, 1843, p. 252-267.
CAILLEUX. Des causes de la diminution du commerce des chenaux en Normandie ; des moyens de le rétablir, et instruction sur les chevaux nouvellement castrés. Mém. lu à la Société dans la séance du 20 nov. 1835 par M. Cailloux, méd. vétérin. à Caen, etc.; Caen, F. Poisson, 1835, in-8 de 24" p.
Ext. de la Soc. roy. d'Agricnlt. et de Comm. de Caen, 1839.— Y. un Rapport de M. Leprevost , vétérinaire ; soc. d'Agricult. de la S.-Inf., t. IX (juillet 1836), p. 157.
M. Cailleux est également auteur de Topuscule suiv. : Avis aux cultivateurs, sur l'emploi pernicieux des fourrages mal récoltés, etc.; Caen, Poisson, 1836, in-8 de 12 p.
CAILLIÈRES {Jacq. de). Lettre héroïaue sur le retour de M. le Prince à la duchesse de Longueville; St-Lo, J. Pien^ 1660, in-4.
— Histoire de Jacques de Matignon, maréchal de France , et de ce qui s'est passé depuis la mort de François l^^, en 1547, jusqu'à celle du maréchal, en 1597; Paris, Aug. Courbé, 1661 ell671,in-f., fig.
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CAiLLifeREs [Jacq. de), maréchal de bataille des armées du roi, gouverneur de Cherbourg, né à Torigny (Manche), mourut dans cette ville en 1697. Indépendamment des 2 ouv. mentionnés ci-dessus, il est auteur de : Le courtisan prédestiné, ou le duc de Joyeuse capucin; Pans, 1661, 1668, 167S, 1682, in-8, et nouv. édit. augm., Paris, 1728, in-12, portr. — La Fortune des gens de qualité et des gentils-hommes particuliers , enseignant Vart de vivre à la cour suivant les maximes de la politique et de la morale; Paris, £. Loyson, 1663, pet. 'in-12. Et jouxte la copie à Paris, E. Loyson (Bruxelles, Foppens), 1665, in-12.
CAILLIÈRES {François de), fils aine du précédent, littérateur et diplomate, né à Torigny, le ti mai 1645, est mort le 5 mars 1717. Ses nombreux ouv. lui valurent un fauteuil à l'Acad. franc. (1689), en remplacement de Ph. Quinault. Parmi ces ouv., nous mentionnerons : Des mots à la mode et des nouv. façons de parler , suivi Du bon et du mauvais usage dans les manières de s'exprimer, des façons de parler bourgeoises , et en quoy elles sont différentes de celles de la cour; Paris, Cl. Barbin, 1692, 2 vol. in-12, et Michel Brunet, 1698, in- 12. Ouv. dont il existe plus, réimp. — De la Science du monde et des connaissances utiles à la conduite de la vie; Paris. Et. Ganeau , 1717, in-12, traduit en allemand et en hollandais. — Delà manière de négocier avec les souverains , de VutiHté des négociation etc.; Paris, Brunet , 1716, in-12, trad. en angl. et en italitsn.En 1693, de Caillières soutint avec honneur les intérêts de la France, au congrès de Riswick.
CAILLOUÉ, C A ILLOUE ou C AILLOE {Jacq,) , imp. et lib. à Rouen, de 1612-1663, demeurait rue aux Juifs, près le Palais, et ensuite dans la cour même du Palais. Il avait adopté pour marque un noyer chargé de fruits que des enfants cherchent à abattre avec des pierres, et pour devise (faisant allusion à son nom et peut-être aussi aux vexations auxquelles était alors exposé le protestantisme : Je svis tovjours Cailloué. En 1642, nous trouvons une autre marque de cet imprimeur, laquelle placée dans un encadrement carré, avec cartouche ovale, représente un jeune homme échappé au naufrage , tenant d'une main une malle et de l'autre faisant signe d'invoquer Dieu. 'On lit autour : Paupertas summis ingeniis cbesse ne provehantur. Dans les angles de cette marque , à gauche , on voit les armes de France et de Rouen, et à droite, les armoiries et le chiffre du libraire. Cailloué ayant adopté les idées de la réforme, publia, avec l'adresse de Quevilly; où les protestants avaient leur temple et leur collège, plusieurs livres de piété et de controverse à l'usage des protestants. Il a publié égale-
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ment des facéties, des IWres en langue espagnole et trad. de l'espagnol. A cette époque, notre littérature, comme nos modes, se ressentait de Vinfinence castillane.
Pierre Cailloué,son fils, fut lib. à Rouen, dans la cour du Palais, de 1667-1678, et sa yeuve de 1678-1685. Leur marque était celle du noyer chargé de fruits. Us publièrent des liyres protestants en grand nombre , ayant l'adresse de Quevilly, quoique demeurant dans la cour du Palais de Justice. Nous lisons dans le Man, du lib,^ t. iv, p. âl7, que la veuve Cailloué, imp. à Rouen, mourut à la Bastille, où elle était détenue, ayant été compromise à propos de la publication d'un libelle intitulé : Scarron apparu à M"^^ de Maintenon, et les reproches qu'il lui fait sur ses amours; Cologne, Jean Le Blanc (HoU.) , 1694, in-12 de 136 p., y compris la fig.
Par arrêt du Conseil d'Etat des U mai et 9 juillet 1685, Louis XIY ayant fait très expresses inhibitions et défenses à tous lib. et imp. faisant profession de la religion réformée de faire à l'avenir aucunes fonctions de libraires et imprimeurs, sous peine de confiscation de leurs livres, formes et marchandises, et de 3,000 liv. d'amende, un des Cailloué, Jean Cailloué, passa en Angleterre où s'était déjà réfugié un autre Cailloué du nom de Denis, et dont nous allons parler. Mous trouvons le nom de Jean Cailloué, lib. à Londres, de 1686-1701, dans le Strand, près Exeter exchange. Un autre Cailloué , resté en France, y devint sans doute catholique, si on en juge d'après une souscription trouvée sur un vol. : Ex dono Domini Cailloué conversi. Mais deux autres membres de la même famille, continuèrent à professer la religion de leurs pères. Ils parvinrent même, en 1688, lorsque la persécution se fût un peu ralentie, à exercer de nouveau la librairie à Rouen; et comme il était resté dans cette ville et dans toute la Norm. beaucoup de familles protestantes dont les livres avaient été enlevés ou brûlés, les frères Cailloué (Pierre et Antoine) faisaient un commerce journalier de catéchismes et autres livres de cette religion, qu'ils tiraient des pays étrangers ou qu'ils faisaient même imp. dans le royaume. Leur commerce prospéra tellement pendant plusieurs années et jusqu'à la fin de la régence du duc d'Orléans, que deux autres lib. protestants, Jacq.-Nicolas et François-Denis Le Tourneur, oncle et neveu, se firent aussi recevoir à Rouen, après les examens et épreuves ordinaires. Cependant, sous le ministère de Phelypeaux , le 14 sep. 1724 , tandis que l'abbé Robinet était commis à l'inspection de la librairie à Rouen , un arrêt du Conseil d'Etat du Roi cassa et annula les arrêts obtenus par les deux Le Tourneur pour être reçus libraires à Rouen, et ordonna que les Cailloué frères seraient destitués de la profession de libraires dans ladite ville. Toute-
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fois, il y eut encore à Rouen, de 1724-1758, un lib. du nom d'Antoine Cailloué. Les libraires de la religion réformée à Rouen , en juin 1685, étaient : y« de Pierre Cailloué, Abraham De la Mothe, Jacq. De la Mothe, Jacq. Le Tourneur, Nicolas Le Tourneur, Robert Le Tourneur, Abraham Lucas, Pierre Lucas et David Roger.
Nous devons une partie de ces renseignements à l'obligeante érudition de M. Paumier, pasteur. — V. Recueil des Edits , etc. , concernant les gens de la religion prêt, réf., p. 140 et 431; Rouen, Jacq. Besongne, 1721,in-12. — Archiv. de la S.-Inf., Registre deja Communauté des Lib, , ann. 1598-1730.
CAILLOUÉ (Dems), appartenait à la famille des imprimeurs dont nous venons de parler. Il se relira à Londres, vers le milieu du XYii se. Ily traduisit ety publia l'on v. suiv. :
LiXC^y (^aôiUxr^ . Le Portrait dv roy de la Grande-Bretagne , fait de sa propre main durant sa solitude et ses souffrances; La Haye (Londres), 1649, pet. in-12.
« Dans celte édition (dit M. Barbier, Dict, des Anonym., n» 4,755), l'épitre dédicatoire à Charles II est datée de l'utopie des Trinobautes, sept. 16i9, et signée Philanax, On trouve ensuite des vers sur le portrait royal. Vient après une seconde épitre dédicatoire au comte de Bristol , signée D. C. L'avis au lecteur n'a que 9 pag. 1/2 . Le vol. est terminé par des poésies du sieur D. C, qui ont pour titre : Métamorphoses des Iles fortunées, à la Reyne douairière de la Grande-Bretagne.
Ces lettres initiales désignent Denis Cailloué, de Rouen, si j'en croisM.Pluquet.» La traduction de Cailloué parait avoir été revue par un sieur Porrée^qui a signé l'épitre dédicatoire à Charles II. De cet ouv., attribué au roi Charles I^', ma is qu'on sait avoir été composé par John Gaudon , évêque d'Exeter, il y a une édition de Parts , Louis Vendosme, 1649, pet. in-12, et deux éditions imp. à Rouen ^ en cette même année, chez Jean Berthelin, l'une in-t8 et l'autre in-4.
On attribue à Denis Cailloué 2 autres ouv. favorables à la cause de Charles II.
— Prédiction où se voit comme le Roy Charles II, roy de la Grand' Bretagne doit estre remis aux royaumes d'Angleterre, Ecosse et Irlande après la mort de son père, avec la conférence dv feu Roy et le docteur Henderson Ëscossais touchant le Gouuernement de l'église anglicane ; Roven, chez Jacq. Caillové, Jean Viret, Jacq. Besongne, Jean dv Rose, 1650, in-18 de 220 p. et 4 ff. prélim.
La dédicace au comte de Bristol est signée D. G. Ce vol. contient plusieurs pièces, dont : Métamorphose des Isles-FortunéeSf ode en vers français.
— Boscobel, ou abrégé de ce qui s'est passé dans la retraite mémorable de Sa Majesté Britannique après la bataille d'Worcester le — septembre 1651. Trad. de l'anglois ;