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CSM:
le tient pas de VEtat, mais de J.-C. qui la faite société vraie et parfaite, et‘ conséquemment lui a donné le pouvoir de créer tous les établissements qu’elle: ‘juge nécessaires pour atteindre sa fin spéciale. Si, d’ailleurs, l'Etat pouvait légitimement empêcher l'Eglise d’avoir ses séminaires, ses écoles et ses colléges, non seulement il la blesserait ainsi gravernent dans sa dignité ‘et son indépendance, mais il pourrait lui rendre impossible le recrutement de ses ministres et mettre ainsison existence dans le plus graud péril.
40 L’Elat n'a-t-l pas cependant, lui aussi, des droits sur l’éducation des enfants ?
Oui, l'Etat a, lui aussi, des droits sur léducation des enfants; car, il est de l'intérêt de: la société civile comme de la société religieuse, d’avoir des hommes instruits et :capables de diriger les affaires publiques. L’instruction civile, d'ailleurs, est regardée avec raison comme un des premiers moyens à prendre, dans l'intérêt de la civilisation d’un peurie. Ainsi, il est du devoir de l'Etat de la favoriser et de la propager. |
50 L'Etat est-il obligé, pour remplir sa mission à. cet égard, de créer des écoles publiques et des colliges ?
Non, l'Etat n’est: pas obligé! pour rem au mission à cet égard de créer des écoles pübliques
eti des collèges, cär sa mission consiste non pas à se substituer aux parents à qui ilappartient avant tout. de-procurer à leurs enfants l'éducation qui leur est nécessaire, mais à leur fournir les moyens de remplir leur devoir sur ce point. 1! doit donc laisser le plus d'initiative possible à la liberté individuélle, et subventionner les établissements libres ou privés plutôt que d'en fonder lui-même.
Mais, ce qui lui est interdit surtout, et ce qu’il ne pourrait faire sans se rendre coupable d’une vraie tyrannie, ce serait de méconnaitre les droits des parents, et de prétendre imposer aux familles ses écoles, ses maîtres, sa méthode et ses livres d'enseignement.
Go: Certains libéraux politiques ne prétendent-ils pas-que l’on ne devrait donner dans les écoles publiques aucun enseignement religieux ?
Qui, certains libéraux politiques prétendent que l’on ne-devrait donner dans les écoles publiques aucun enseignement religieux. C'est là encore une application de leur ‘aux principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Et c’est pourquoi on a de nos jours, établi ou essayé d'établir dans divers pays, des écoles publiques d’où est banni absolumeut:tout RPG RER den ts de la religion. : |
70 Cesystème d'écoles appelées avec raison : ‘Ecoles sans Dieu” est-il condamnable ?
Cui, ce système d'écoles appelées avec raison : ‘ Ecoles sans Dieu ” est condamnable, parcequ'il méconnait entierement les droits de l'Eglise felativement à l'éducation des enfants baptisés, én! ne lui laissant exercer sur cette éducation ‘aucun contrôle sérieux et efficace. ‘ 1L est cependant certain, comme l’écrivait Pie IX. en 1864, que si c'est un système très pernicieux que de vouloir séparer l’enseignement des sciences et des lettres de l’enseignement religieux, il serait plus funeste encoré de bannir l'enseignement de la religion de ces écoles élémentaires où les plus jeunes enfants doivent par dessus tout s’instruire des premières vérités de la foi, apprendre les préceptes de la morale chrétienne et être formés à la piété et à la vertu.” (Lettre à l'archevèque de Fribourg, 14 juillet 1864.) (*)
(*) Qu'on prenne attention spécialement aux deux propositions suivantes condamnées dans le Syllabus :
Prop. XLVII. La bonne constlilulion de la socièlé civile demande que les écoles populaires qui sont ouvertes à Lous les enfants de chaque classe du peuple el, en général, que les inslilulions publiques deslinces aux lettres, à une instruclion supérieure el à une éducation plus élevée de la jeunesse soient affranchies de loule aulorité de l'Eglise, de toute à Mass inodératrice el de toule ingérence de sa part el qu’elles soient pleinement soumises à la volonté de l'au-
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"80 Est-il permis à des parents catholiques d'envoyer leurs enfants à ‘des Ecoles sans Dieu” ou à des écoles protestantes ?
Non,ilm’est pas permis à des parents catholiques d'envoyer leurs enfants à des écoles sans: Dieu ou à des écoles protestantes, parceque la foi ù de:ces-enfants s’y trouverait forcément exposée à des dangers à peu près inévitables. Dans ces sortes d'écoles, en effet, l'attrait d'erreurs séduisantes, ! le prestige des maitres et l'influence du milieu dans lequel les enfants se trouvent, exerceraient nécessairement une action très dangereuse sur leurs. jeunes intelligences et leurs jeunes cœurs. Si des circonstances exceptionnelles paraissent rendre nécessaire une exceplion à cette règle, l’évêque seul peut la permettre, après s’être assuré qu'il n’y a aucun danger de perversion.
Jo Les catholiques ne doivent-ils pas contribuer, selon leurs moyens, à la fondation et à l'entretien des
torité civile el polilique, suivant le désir des gouvernements el le courant des opinions générales de l'époque.
Prop. XLVTIIL. Des catholiques peuvent aporouver un système:d'éducalion en dehors de la foi calholique el de l'autorité de l'Eglise, el qui n'ail pour bul ou du moins \ pour but principal que la connaissance des choses purement À naturelles el la vie sociale sur celle terre.
séminaires et des écoles FAITES en cas de nccessilé ? { / Ju
Oui, les catholiques doivent contribuer, selon leurs moyehs: à la fondation et à l'entretien des séminaires et des écoles catholiques, en cas de nécessité. Ce devoir résulte clairement de l’obligation où 1ls sont de donner à leurs enfants une éducation en rapport avec la foi qu’ils professent, car, ils feraient preuve d’une coupable indifférence s'ils refusaient leurs concours à des œuvres qui intéressent d’une manière si considérable l'avenir des families chrétiennes et de l'Eglise dans leur
pays.