a, talon droit
38. On s'exercera à copier de toules soi les de grandeurs le fig. 57, 58 , 59 el 60, /V. I, sans se guider par aucune ligue de construction, el l'on cherchera à perfectionner le tracé en donnant aux lignes une grande pureté.
Pour se préparer à la connaissance des effels de la lu" niière, on donnera au trait plus ou moins de force, suivant l'incidence du jour, de sorte que les lignes des con-^ tours qui y sont opposés soient fortement tracées, comme l'indique la fig. 61 , I.
On suppose quelquefois, mais rarement dans le paysage, que le jour vient de l'angle supérieur du côté gauche du tableau , el que le rayon lumineux forme avec la ligne horizontale un angle de 5o" centigrades, c'est-à dire qu'il a la direction de la ligne AC par rapport à BC (fig. 29). Comme on doit supposer aussi que la figure est en relief sur ce tableau, elle doit porter une ombre du côté opposé. Tel est, par exemple, le serre-papier (fig, 62, pl. I) ou le carreau de terre cuite (fig. 63). Le jour venant du point A frappe sur les côtés i , 2 et 3 de la figure 63. Les autres côtés se trouvent donc opposés au jour, et leur épaisseur porte ombre sur le tableau.
Après avoir copié une figure, on la dessinera de mémoire, sans le secours du modèle, et l'on comparera ensuite pour s'assurer de l'exactitude du travail.
En général , il est presque indispensable de tracer une ligne verticale , qui divise symétriquement le dessin que l'on veut faire : cette ligne qui doit être effacée plus tard sert à ajuster les contours des deux côtés , de manière à observer la plus exacte régularité. « Il faut ence corc indiquer avant tout , sur le dessin , les places r^ qu'occuperont les liraites extrêmes haut et |)as^ ^
X LA SIMPLE VUE ET A LA. MATIf. 21
« droite et à gauche, après quoi on marquera les traits « des subdivisions principales de la figure , puis les « traits de inoindre importance, et cela de proche en « proche ; car si , au contraire , on procédait , par « exemple, de haut en bas , en exécutant tous les traits « successifs , les petites erreurs inévitables du tracé s'agit grandiraient en descendant, parce que les dimensions « défectueuses serviiaient d'échelle pour évaluer les « espaces suivans, et on ferait un dessin dont la diffor- « mité irait en croissant à mesure qu'on avancerait. En
général, il faut d'abord indiquer les masses principales « avant de s'occuper des détails. »
Celui qui sera parvenu à faire toutes les figures que nous venons d'indiquer dans cette partie essentielle de cet ouvrage , en les imitant d'abord dans différentes dimensions , puis en les dessinant de mémoire , aura le coup d'œil et la main suffisamment exercés pour passer à l'étude du dessin de l'architecture, de la topographie, de l'ornement et de la figure ; nous allons donc traiter séparément chacun de ces genres; mais auparavant il faut nous occuper du tracé géométrique à la règle et au compas , qui est indispensable pour la construction des figures régulières, qui se rencontrent dans l'application du dessin linéaire aux arts industriels, aux épures de maçonnerie, de charpente, de serrurerie , au tracé des plans , au dessin des machines et à tous les ouvrages qui demandent une exactitude rigoureuse.