PRECAUTIONS A LA CHASSE
ombrage, un clair ruisseau. Quelques pas, et vous y êtes. A terre la lourde carnassière; mélangez votre boisson tonique à l'eau fraîche et limpide; buvez une fois, deux fois, pas davantage. Vous éprouvez un bien-être, une jouissance à faire envie à tous les disciples d'Epicure.
Attendez; vous êtes bien. L'heure n'est propice que pour le repos; réparez vos forces, vous en aurez besoin plus tard. Le spectacle de tout ce qui vous entoure est d'ailleurs bien fait pour vous retenir. Voyez votre bon animal voluptueusement étendu sur son lit de cailloux, le corps à moitié baigné par l'onde transparente. Plus heureux que vous^ il peut se procurer le plaisir d'un bain. Gardez-vous de l'imiter! Ses forces sont plus tôt réparées que les vôtres. L'impatience de ses mouvements, le frétillement de sa queue, vous disent : Partons ! Allez confiant ; il sera plus sage que le matin; de nouveaux succès vous attendent!
Avant de rentrer, retirez vos cartouches. A la maison, passez dans les canons une baguette avec un rouleau en fil de zinc et un autre enduit d'un corps gras ou plutôt de pétrole, qui vaut mieux pour nettoyer les fusils et les préserver de la rouille ; passez sur les pièces en fer un chiffon avec du pétrole, en évitant de le mettre en contact avec le vernis du bois ; votre fusil sera toujours prêt pour un bon service.