Quelles intentions doit-on avoir pour gagner le Jubilé
R. On doit se proposer ; 19 De satisfaire à Dieu entiérement et promptement ; 24 De détruire en soi tous les restes du péché ; 30 De s'unir plus intimement et plus parfaitement à Jésus-Christ ; en un mot, il faut avoir toutes les intentions exprimées dans la bulle.
D. Est-on obligé de jeuner ou de faire l gagner le Jubilé ?
Les lettres apostoliques de N. S. P. Je Pape Pie IX, auxquelles l’Ecyclique de 1864 réfère, enjoignent :
19 De jeûner les mercredi, vendredi et samedi de la même semaine ;
29 De donner l’aumône aux Pauvres suivant sa dévotion, afin de rendre ses prières plus agréables à Dieu. Voyez ci-dessus l'article VII du mandement de Mgr. l'Adminisdrateur,
D. Quelles pratiques conseilleriez-vous pour gagner le Jubilé ?
R. Il serait très-convenable de joindre la prière, l'aumône et quelque mortification ou pénitence, chacun des jours consacrés aux exercices du Jubilé ; mais on ne sau-
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rait trop recommander de les passer tous davs l'esprit de prière et de pénitence, et de faire chaque jour quelque prière particulière au Seigneur, pour qu’il accorde à N. S, P. le Pape les grâces dont il a besoin pour procurer la gloire de Dieu, l'utilité de la sainte E lise et l'édification spirituelle de tous les fidèles ; qu’il extirpe les hérésies et les divisions sur la religion; qu’il protége et qu’il étende la foi catholique; enfin, qu’il procure le salut et conserve la tranquillité de tout le peuple chrétien. IL. convient encore de prier pour Mgr. l'archevèque et pour tous les pasteurs de l'Eglise, pour tous les besoins de ce diocèse et our les nôtres en particulier.
D. Quelles dispositions intérieures doit avoir celui qui désire gagner le Jubilé ?
R. On peut réduire les dispositions intérieures, nécessaires pour gagner le Jubilé, à quatre principales, qui sont la foi, la péuitence, une :ntention droite et l'amour de l'Eglise.
D. En quoi consiste la foi ?
R. Elle consiste à croire tout ce que Dieu a révélé à son Eglise, tout ce que croit et enseigne la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine, et en particulier, le
ouvoir de lier et de délier, de retenir et de remettre les péchés, qu’elle a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ : mais cette foi doit être vive et soutenue par une confiance raisonnable qui, nous faisant beaucoup espérer l’indulgence, si nous nous y préparons par la pénitence, nous ir que l'indulgence qui nous est accordée, de-
fera souveni viendra, par notre faute, une paix fausse, inutile et préju-
diciable à notre salut, si nous la séparons de la pénitence, D. En quoi consiste la pénitence ?
R. Les $S. Pères nous apprennent qu’il n’y a point de pénitence véritable et assurée, sans la haine du péché et
l'amour de Dieu.
D. Que produit la haine du péché dans une âme vraiment pénitente ? :
R. La haine du péché porte un vrai pénitent; 19 À repasser dans l’amertume de son cœur 8e8 péchés passés} 20 À s'en humilier, à en gémir devant Dieu par une vive contrition et un regret sincère de les avoir commis ; 3° À
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s’en accuser avec une entière sincérité et le plus grand repentir ; 4® À les expier par des œuvres pénibles et par Phumble acceptation des maux que Dieu envoie ; enfin à se précautionner pour l’avenir contre le péché, le fuyant comme le serpent, et évitant avec soin toutes les oceasions qui peuvent mettre en danger d’y retomber,
D. Eu quot l’amour de Dieu sert-il pour rendre la pénitence véritable et assurée ?
R. Il sert 10 A convertir et à changer le cœur du pécheur, qui demeure toujours tourné vers la créature, tant qu'il ne se tourne pas vers le Créateur en l'aimant ; 2° A ôter l'affection du péché, qui règne dans le cœur du pêcheur jusqu’à ce qu’il commence à aimer Dieu comme source de toute justice ; 39 A le porter à une plus grande détestation du péché ; 40 A Jui faire mener une vie nouvelle qui change ses pensées, ses actions, ses paroles, et les rende agréables à Dieu; enfin, à l’affermir et le fortifier contre le péché et les attaques du démon, contre qui on est trop faible, quand on n’aime pas Dicu.
D. En quoi consiste cette intention droite que vous dites être la 3e disposition pour gagner le Jubilé ?
R. L'intention droite qui doit porter le fidèle qui aime Dieu à gagner Pindulgence du Jubilé est: 19 De ne négliger aucun des moyens qui peuvent servir à achever de satisfaire "à Dieu ; 20 D’être délivré de tout ce qui engage Dieu à le punir encore, et qui retarderait, après sa mort, la jouissance de Dieu ; 30 De trouver dans l’indulgence de quoi suppléer à ce que sa faiblesse et la courte durée de cette vie pourraient faire manquer à sa satisfaction et à sa pénitence, quoiqu'il ait un grand désir de la continuer toute sa vie,
D. Pourquoi mettez-vous l'amour de l'Eglise comme la dernière disposition nécessaire pour gagner le Jubilé ?
R. L'amour de l'Eglise est une disposition nécessaire pour gagner le Jubilé, principalement pour deux raisons ; 19 Parce qu'il est juste de reconnaître, par cet amour, la tendresse et l'amour de l'Eglise, qui, saintement empressée prières et en larmes, et unit tous ses enfants par des prières générales pour faire obtenir de Dieu une pleine
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indulgence ; 2° Parce que le but principal de ce Jubilé est le bien universel de toute l'Eglise, pour tous les besoins de laquelle N. S. P. le Pape nous oblige de prier ; ce que nous ne pouvons bien faire, si l'amour de l'Eglise ne nous anime et ne soutient nos prières.
D. Quelle différence y at-il entre le Jubilé et l’indulgence ?
R. Il n’y en a point quant à l’effet ; car celui qui gagne )leinement l’un ou l’autre, obtient également la rémission de toute la peine temporelle due aux péchés actuels commis depuis le baptème ; mais il y en a beaucoup quant aux privilèges, car, 19 La cause du Jubilé est plus importante et plus manifeste ; 20 11 regarde les besoins géné- ‘aux de la chrétienté:; 30 IL s'étend en tous lieux et sur tous les fidèles; 40 Il prescrit des œuvres plus satisfactoires ; 5° Il est plus impétratoire, puisqu'il réunit Îles vœux et les désirs de toute l'Eglise ; 6° La forme es! plus solennelle ; 7o Il donne une ample liberté aux pénitents de choisir tels confesseurs approuvés qu'ils voudront ; 80 Et aux confesseurs divers pouvoirs considérables.
D. Cosnbien y a-t-il de sortes d’indulgences ?
R. Il y on a de deux sortes : l’indulgence plénière et l’indulgence partielle.
D. Qu’entendez-vous par l'indulgence plénière ?
R. J'entends celle qui remet, lorsqu'on y apporte aucun obstacle, toutes les peines temporelles dues encore au péché, après que la tache en est effacée par le sacrement de pénitence.
D. Qu’entendez-vous par indulgence partielle ?
R. J'entends celle qui ne remet qu'une partie de ces
eines ; telles sont les indulgences de 40 jours, de 100 jours, d’un an, et autres semblables.
D. Quelle est l’origine de ces indulgences ?
R. La voici: l'Eglise, dès les premiers siècles, avait fait des règlements de discipline, qu’on appelait canons pénilentiaux : car le mot canon en grec signifie règle. Ces canons attachaient une pénitence plus ou moins longue, plus ou moins sévère à certains péchés ; par exemple :
Pour avoir abandonné la foi catholique, 2 ans de pôuitence ; ;
Pour s’étre parjuré avec connaissance, on pour avoir porté quelqu'autre à se parjurer, 40 jours au pain et à l’eau, et les 7 années suivantes en pénitence ;
Pour avoir fait une œuvre servile un jour de dimanche ou de fête, jeûner 3 jours au pain et à l’eau ;
Pour avoir vendu à faux poids ou à fausse mesure, 20 jours au pain et à l’eau ; et ainsi des autres péchés.
Durant, le.temps de pénitence, il y avait des pratiques de mortification marquées pour c certains jours, telles que de faire abstinence et de jeüner, ou de jeûner au pain et à l’eau 2 ou 3 jours de la semaine. Ceux qui ne pouvaient pas supporter le jeûne ou l’abstinence, étaient obligés d’y suppléer par des aumônes, des prières et d'autres œuvres de charité ; mais la piété s'étant refroidie, l'Eglise, toujours conduite par le Saint-Esprit, a Jugé à propos de se relâcher de sa première rigueur, et de faire remise d’une || partie de ses pénitences, en vertu du pouvoir qu’elle en a reçu 1 de Jésus-Christ. C’est la rémission de ces peines canoniqu ?s LA que l’on appelle indulgence de 40 jours, de 100 jours, etc.
| D. L’indulgence plénière dispense-t-elle de faire pénitence ?
R. Non; parce que l'Eglise l’a toujours fait connaître par sa pratique. St. Paul n’asa d’indulgence envers l’incestuèux de Corinthe qu'après avoir remarqué dans ce pécheur une douleur amère de son péché et une sainte ardeur pour la pénitence. Dans les siècles où la pénitence publique était en usage, on n'usait d'indulgence à l’égard des pécheurs que lorsqu'ils avaient déjà fait une partie de la pénitence ; enfin, N.S. P. le Pape déclare dans sa bulle, que l'indulgence qu’il accorde ne peut être gagnée que par ceux qui seront véritablement pénitents.
D. Le confesseur La -il différer labsolution dans le À saint temps du Jubilé à R. Quoique le né ait des pouvoirs plus étendus dans ce saint temps que dans un autre, néanmoins il ne lui est pas permis de donner l’absolution à ceux qui ne seraient pas bien disposés : autrement 31 trahirait son minis-
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j D. Les confesseurs peuvent-ils différer le Jubilé à ceux « qui ne se trouveraient pas en état de recevoir labsolution ?
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R. Oui: les confesseurs peuvent et même doivent différer le Jubilé à ceux qu'ils ne trouvent pas en état de recevoir l’absolution; mais ce délai ne servirait qu’à ceux qui s'efforcent d'entrer dans de véritables sentiments de
énitence, de s’amender, de se remettre en état de recevoir au plutôt l’absolution et de gagner le Jubilé.
D. Ceux qui, pour quelque empèchement légitime, ne peuvent accomplir en tout ou en partie les œuvres prescrites par le Jubilé, sont-ils privés de la grâce du Jubilé ?
R. Non; ils n’en sont pas privés. Ceux qui se trouveraient en voyage, sur terre où sur mer, pourront, dès qu’ils seront de retour en leur domicile, ou s'ils s'arrêtent dans toute autre résidence, après le temps fixé par la bulle, gagner l'indulgence du Jubilé, pourvi que, vraiment contrits, s'étant confessés et ayant communié, ils remplissent les autres conditions prescrites dans Île mandement de Monseigneur. À l'égard des personnes qui sont dans l'impuissance de faire les visites ou d'observer les jeünss prescrits, les Ordinaires des lieux pourront, soit par euxmêmes, soit par les confesseurs, prescrire à toutes où chacune des dites personnes d’autres œuvres de piété, de charité ou
de religion, pour leur tenir respectivement lieu de ces visites.
D. Quels sont les priviléges que le Pape joint à l'indulgence plénière de ce Jubilé ? .
R. Ces priviléges sont: 19 La liberté qu'ont les pénitents de s'adresser à tel confesseur qu’ils voudront choisir entre ceux qui sont approuvés par l’archevèque; 2° Le pouvoir qui est accordé au confesseur d’absoudre, au fort de la conscience et pour cette fois seulement, des censures et des cas réservés; 30 La permission qu’à le confesseur, pendant le Jubilé, de commuer tous les vœux (excepté ceux réservés dans la bulle) en d’autres œuvres de
jété et utile au salut.
D. Qu’appelle-t-on année sainte ?
R. On appelle année sainte la 25e, la 50e, la 75e et la 100e année de chaque siècle.
D. Pourquoi appelle-t on ces années années saintes À
R. On les appelle ainsi, à cause du grand concours des
fidèles de tout pays, qui, par un esprit de piété, visitent, dans ces années, les quatre principales église de Rome ;
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et parce que les fidèles, en visitant cos églises et en accomplissant les œuvres de religion prescrites, gagnent l'indulgence plénière.
D. Les fidèles qui ne vont point visiter ces églises de Rome, peuvent-ils gagner le Jubilé de l’année sainte ?
R. Oui; parce que les papes accordent ordinairement à tous les fidèles après la fin de chacune de ces années jubilaires, un certain temps ‘pendant lequei, en visitant les églises désignées par leur évêque diocésain ou par ceux qui en ont reçu de lui le pouvoir, et en accomplissant les autres œuvres prescrites, ils peuvent gagner le Jubilé.
D. Les papes accordent-ils quelquefois des indulgences plénières en forme de Jubilé ?
R. Oui en plusieurs occasions : par exemple, au commencement de leur pontificat : dans quelque besoin vressant de l'église, etc. le présent Jubilé appartient à cette catégorie.
D. Le Jubilé est-il une chose nouvelle en ce pays ?
R. Non; il y en a eu plusieurs, soit de ceux que les souverains pontifes ont coutume d’accorder à chaque 25e année, soit ceux qu’ils accordent au commencement de leur pontificat, ou pour obtenir des grâces du ciel dans de pressants besoins de l'Eglise, Voir le tableau ci-après.
D. Qui sont ceux qui ne gagnent pas le Jubilé, quoiqu'ils fassent exturieurement les œuvres prescrites pour le gagner?
R. Üeux qui n’ont pas une ferme volonté de changer de
vie, et qui conservent de l'attachement au péché ou aux occasions qui y portent.
D. Quelles sont les marques pour connaître si l’on a gagné le Jubilé ?
R. Il n’y en a point d’évidentes ; mais il y en a, cependant, qui donnent une assurance morale et capable de bannir les troubles de la conscience. Voici les principales : 19 Quant on a une extrême horreur du péché ; 20 La résistance continuelle aux passions et aux mauvaises habitudes ; 30 L'amour du prochain, surtout des ennemis ; 5° Le détachement des biens de la terre ; 59 La patience et la soumission à la volonté de Dieu, dans ce qui nous arrive de fâcheux ; 69 Le progrès dans ia pratique des vertus chrétiennes, surtout de celles qg"': 1. vropres à notre état,
D. Que faut-il faire pour co 1: grâce du Jubilé ?
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#. T1 faut, 1° Avoir une ferme persuasion que noire salut est notre unique affaire ; 2° Penser souvent à Îa grandeur et à l'excellence de la grâce que l’on a reçue, à l'extrème ingratitude qu'il y aurait de la mépriser, et au tort que l’on se feraiten la perdant par sa faute ; 39 Avoir un plan de vie chrétienne, dans lequel on trouve tous les exercices de piété convenables à son état, et être fidèle à les observer ; 4° S'appliquer. particulièrement à combattre les passions qui sont en nous les plus vives et les plus dangereuses, comine aussi à acquérir et à pratiquer les yertus, dent on a le plus besoin ; 59 S’apprecher fréquemment des saerements de pénitence el d’eucharistie, avec religion et non par coutume et par respeci humain ; 60 Ne souffrir rien sur sa .conseience qui J'inquiète, mais £'éclairer avec un confesseur expérimenté.et qui nous con
naisse, afin de me pas agir dans le doute contre ce que Îa loi de Dieu demanderait de nous ; x Se faire un honneur et un devoir de pratiques de piété, comme de la dévotion envers la sainte Vierge et à son ange-gardien ; de assistance aux offices de l'Eglise, aux instructions qui se font dans sa paroisse; de la vigilance sur ceux qui dépen-
dent üe nous, les édifiant par de bons exemples, et les animant par des paroles d'édifications selon les circongstances : enfin, pratiquant toutes les œuvres de miséri- £orde selon les occasions, avec une ferme confiance que, Si mous persérérons dans ces heureuses dispositions, Dieu nous fera miséricorde.
D. Ÿ atil des cérémonies particulières qui s’obseryent à Rome, à l'ouverture du Jubilé de l’année sainte !
R. Voici celles que Grégoire XIII établit, et qui onf été suivies par ses successeurs. Ce Pape ne crut pas qu’une si grande gràce qu'il accordait à tous les fidèles, dût se conférer sans quelques cérémonies extérieures, qui frappant les fidèles, leur donnassent une haute idée du grand Jubilé, sachant, comme dit St. Augustin, qu'on va des choses visibles aux invisibles, des choses corporelles aux spirituelles, etdes choses temporellés et passagères aux choses éternelles.
La veille de Noël et avant vêpres, le Pape, après avoir entonné le Veni Creator, dans ia chapelle sixiine, Va Pro csssionnellement, et avec fout l'appareil que peut inspirer
la religion, à la porte-sainte, qui est une de celles de ja basilique de St. Pierre. Il reçoit un marteau d’or de la Main du grand pénitencier, et frappe de trois coups le mar dont elle est toujours fermée, en chantant le verset : Aperite mihi portas Justitiæ, etc. Après la démolition de la maçonnerie, et pendant que les pénitenciers lavent cette porte d’eau bénite, le Pape est à genoux devant elle. Cette cérémonie achevée, il se lève, prend la croix, entonne le Te Deum, et entre le premier dans l'Eglise, suivi des cardinaux et de la nombreuse procession qui l’a accompagné. Trois cardinaux légats ouvrent, avec les mêmes cérémonies, les trois autres portes saintes des églises désignées dans la bulle du Jubilé. L'année sainte étant expirée, on referme la porte-sainte la veille de Noël. Le Pape bénit les pierres et le mortier, et pose la première pierre ; la même cérémonie a lieu aux trois autres églises,
On fait cette cérémonie la veille de Noël, parce que la naissance de N otre-Seigneur est la source féconde de toutes les grâces que nous recevons de sa libéralité.
On chante des versets, des psaumes, et on fait des prières par lesquelles on reconnaît sa puissance et sa bonté suprême, et on demande avec ardeur ses grâces et ses miséricordes; confessant par là que l’homme ne peut rien sans lui, et qu’il n’est qu’un néant devant sa divine Majesté.
La porte murée figure la dureté du pécheur qui résiste à la grâce et qui a tant de peine à se rendre mais qui rouvre enfin son cœur brisé et contrit, pressé par les miséricordes sans nombre du Seigneur son Dieu,
Les pénitenciers lavant cette porte d’eau bénite, pour Marquer que la conscience du pécheur étant lavée par ses Jarmes, qui sont nn don de la grande bonté de Dieu, elle est purifiée par le sang de Jésus-Christ, dont les pénitenciers sont, par leur dignité, les dispensateurs.
On chante le Te Deum, pour reconnaître que la conversion des pécheurs vient de Dieu, et pour lui en rendre de très-humbles actions de grâces,
Îles de ja ’or de la coups Île le verset :
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croix, enlise, suivi ui Pa EVE avec les intes des 1ée sainte de Noël.
première 8 églises, 6 que Îa onde de
des prisa bonté t ses mieut rien Majesté.
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Le, pour par ses eu, elle ès péni-
la con- \ rendre