TROISIÈME
DÉTERMINATION
de la
masse gazeuse apres absorption de
l’oxygène
Hauteur de la colonne mercurielle dans le tube mesureur .....
Hauteur delà colonne mercurielle dans le tube de pression. . . .
Différence.
Pression atmosphérique
Température = 1 9°8 = t.
Tension de la vapeur d’eau donnée par les tables f —
Volume du gaz mesuré en centimètres cubes V' —
1 + t 0.00367 (d’après les tables) = 1,0725 La première détermination donne :
La deuxième détermination donne :
Y = MG5 845,8 = 4 Qt0
GAZ DU SANG
Et enfin la troisième :
Ainsi le volume total des gaz rapporté à 0° et à la pression de 760 millimètres est 12,030 centimètres cubes ; le volume de l’acide carbonique dans les mêmes conditions est 12,030 — 4,010 = 8,02 cent, cubes; celui de l’oxygène 4,010 — 0,432 = 3,578 cent, cubes, et celui de l’azote 0,432 cent, cubes.
La quantité de sang employée étant 20,266 cent, cubes, le résultat final est donc le suivant :
Pour 100 volumes de
sang :
vols.)
Acide carbonique. . .
39,585 vols. . . .
Oxygène
vols.)
Azote
vols.)
Total
■ vols.)
Dans l’exemple précédent on a négligé les variations de température et de pression qui peuvent survenir pendant le cours de l’analyse. Les degrés de température et de pression ont été notés immédiatement après l’absorption de l’acide carbonique. Comme le temps écoulé depuis le début de l’opération jusqu’à ce moment est très court, l'erreur provenant de ces variations est très légère. Quant à l’absorption de l’oxygène, l’erreur pourrait être plus importante, si la quantité d’azote n’était pas si petite; mais, dans ces conditions, on peut facilement démontrer qu’il faudrait une variation de pression de trois millimètres et une variation de température de un degré pour commettre une erreur de un centième dans la détermination du volume de l’azote ou de l’oxygène. Dans ces limites l’erreur est négligeable.
Bien que le dosage de l’oxygène par l’absorption avec l’acide pyrogallique ne soit pas à l’abri de toute objection, cependant les résulats obtenus sont suffisamment exacts pour le but qu’on se’ propose dans la plupart des recherches physiologiques, car ces petites erreurs sont pratiquement négligeables, si on les compare aux variations dans la proportion d’oxygène contenue dans le sang analysé suivant le procédé que l’on emploie pour le recueillir.
SANG
Si l’on veut avoir recours à la combinaison de l’oxygène avec l’hydrogène au moyen de l’étincelle électrique, le meilleur appareil, bien qu’un peu plus compliqué, est celui qui a élé inventé, il y a quelques années, par le professeur Macleocl, et qui a été souvent employé avec avantage dans mon laboratoire. La description suivante en fera facilement comprendre la construction. L’appareil se compose de deux parties correspondant au tube laboratoire et au mesureur. La manière de remplir de mercure ces deux tubes, d’introduire le gaz à analyser et d’en mesurer le volume est identique. Le mode de communication de ces tubes avec le réservoir à mercure est également semblable. La modification la plus importante consiste en ce que, dans le premier appareil, le tube de pression est ouvert à son sommet, de sorte que, quand de l’air est contenu dans le mesureur et que le robinet qui établit la communication avec le laboratoire est fermé, la différence entre les hauteurs des deux colonnes indique la différence de tension du gaz dans le mesureur et dans l’atmosphère, tandis que dans le nouvel appareil le tube est clos et constitue un baromètre, de sorte que la différence de hauteur exprime la tension du gaz en centimètres de mercure. Cette disposition a deux avantages principaux : 1 0 le gaz à analyser peut occuper un espace aussi considérable qu’on le croit avantageux pour le soumettre à l’étincelle électrique, et 2°, si, comme cela est d'ordinaire possible, chacune des masses gazeuses à mesurer pendant le cours d’une analyse occupe dans le mesureur le même volume , à la même température, la pression pour chacune d'elles sera proportionnelle à la quantité de gaz introduite. De la sorte, si le volume total du mélange gazeux à analyser est connu, les autres volumes peuvent être facilement calculés par une simple lecture du baromètre, sans être obligé de recourir à la pression atmosphérique. On enflamme le mélange gazeux en faisant passer une étincelle électrique entre les deux extrémités de deux fils de platine disposés à la partie supérieure du mesureur comme dans l’eudiomètre de Bunsen. Pour plus de détails à ce sujet, nous renverrons à l’ouvrage bien connu de Bunsen.
CA/. DU SANG
fil
32. Méthode de Claude Bernard pour déterminer la proportion d’oxygène combinée a la matière colorante du sang par déplacement avec l’oxyde de carbone. — La propriété, que possède l'oxyde de carbone, de déplacer l’oxygène combiné avec la matière colorante du sang, a été employée, comme nous l’avons indiqué plus haut, par Claude Bernard à la place du vide pour déterminer la proportion d’oxygène libre et combiné contenue dans le sang. La méthode consiste à agiter le sang à analyser dans un tube à moitié rempli d’oxyde de carbone parfaitement pur. La cornue tubulée, dans laquelle on introduit l’acide oxalique et l’acide sulfurique, est débarrassée de l’air atmosphérique par un courant d’acide carbonique, avant que l’on ne chauffe. On recueille le gaz dans des flacons renfermant une solution de potasse. Par cette méthode on obtient deux résultats : premièrement, l’oxygène de l'hémoglobine est remplacé par l’oxyde de carbone, et secondement l’atmosphère de ce gaz qui entoure le sang agit sur lui comme le ferait le vide, l’oxygène déplacé et d’autres gaz le traversant jusqu’à ce que l’équilibre soit établi. Comme la proportion d’oxygène absorbée est très faible comparée à celle qui est combinée avec l’hémoglobine, il en résulte que si l’on détermine la quantité de ce gaz contenue dans le mélange gazeux qui a remplacé l’atmosphère d’oxyde de carbone pur, le nombre auquel on arrive est à peine inférieur à celui que l’on obtient en employant le vide. Le reste du mélange renferme, outre l’excès d’oxyde de carbone, de l’azote et de l’acide carbonique provenant du sang, mais en proportion très variable. Quant à l’oxygène, la méthode a donné dans les mains de Claude Bernard des résultats de la plus haute valeur. Elle a l’immense avantage de ne point exiger de pompe à mercure, et pour les recherches pathologiques elle est suffisamment précise.
CIRCULATION DU SANG