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Poulies de drisses de basse vergue

— Fortes poulies estropées en filin, et portant deux ou trois réas, selon le rang du bâtiment. La poulie supérieure a une longue estrope qui s' aiguillette sur le ton du bas mât; ou

Fig. 26. — Poulie estropée à œil.

Fig. 27. — Poulie estropée à cosse.

Fig. 28. — Poulie à fouet.

Poulie à croc.

bien on prolonge Testrope par un bout de chaîne qui se maille sur la suspente, ou au-dessus de la hune.

La poulie inférieure porte un croc à ciseaux, ou bien on Taiguillette sur laf basse vergue.

82. Palan. — Un palan est un appareil composé de deux poulies, simples ou doubles, et d'un garant qui passe dans les

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réas et fait dormant sur Tune des deux poulies. Les palans serveni à multiplier la force exercée par leè hommes; ils permettent de raidir sans secousse et de retenir plus aisément un cordage qui a déjà reçu une certaine tension. Ils sont d'un usage général dans les travaux du bord.

83 Ringot. — On appelle ringot une petite erse faite avec un filin d'une grosseur moitié de celle du garant, introduite jusqu'à son milieu dans Testrope d'une poulie.

C'est sur le ringot que Ton fait le dormant des garants des forts palans.

84. Palan de charge. — Il se compose de J"^'^* ^^' deux poulies simples; la poulie supérieure porte généralement une pantoire à croc; la poulie inférieure est simplement à croc;. le dormant du garant se fait sur la poulie supérieure.

On emploie ce' palan, au bout des vergues, pour l'embarquement du matériel.

85. Palans à fouet^ à croc. — Palans composés d'une poulie double et d'une poulie simple; le dormant du garant se fait sur la poulie simple, et la poulie double se iïyiQ au moyen d'un fouet ou d'un croc.

86. Palan de dimanche. — Petit palan à fouet ou à croc, composé de deux poulies simples; on s'en sert pour raidir les manœuvres au pied des mâts et pour les petits travaux de gréement.

87. Palan à poulie à violon. — C'est un palan à fouet dont la poulie supérieure est à violon et la poulie inférieure à croc. Ce genre de palan n'est plus en usage dans la marine.

88. Caliorne. — C'est le nom. donné aux plus gros et aux plus forts palans d'un navire ou d'un arsenal. Elle est composée de deux poulies triples ou d'une poulie triple et d'une poulie double.

89. Caliorne de braguet. — Elle est composée d'une poulie triple et d'une poulie double, toutes les deux à croc. On s'en sert pour raidir le braguet de mât de hune, au moment de

le mettre en clef. La poulie supérieure se croche sur la cosse de la pan toi re du braguet; la poulie double, sur le pont.

Sur les bâtiments de rang inférieur, les caliornes de braguet n'ont que deux poulies doubles.

90. Caliome de bas mât. — Cet appareil, le plus puissant que possède le bord , est composé , suivant le rang du bâtiment, d'une poulie triple et d'une poulie double, ou bien de deux poulies doubles. La poulie inférieure est à croc; la poulie supérieure est à cosse et s'aiguillette sur une pantoire.

On s'en sert pour haler les bas mâts sur Tavant et pour les grands travaux de force.

Fig. 31. — Baslaque simple.

9i. Bastaque simple, double.

— La bastaque simple se compose d'un hauban formant pan-, toire et terminé par une poulie ; d'une itague passée dans cette poulie, crochée par un de ses bouts sur le plat-bord et portant une deuxième poulie à l'autre bout;

Fig. 32. — Bastaque double.

NOMENCLATURE GÉNÉRALE ET AlATELOTAGE.

enfin, d'un garant qui se croche également en abord, passe dans la deuxième poulie, et sert à rider tout le système.

Dans la bastaque double, ce dernier garant est remplacé par un palan.

Les bastaques sont employées sur les chaloupes et les bateaux de faible tonnage; en même temps qu'elles font Toflice de haubans, elles servent à embarquer des objets ou à hisser une embarcation sur le pont.

92. Bagues de drailie. — Ce sont des aAneaux en ter galvanisé, servant à enverguer les focs et les voiles latines sur leurs drailles ; l'anneau est interrompu sur un point de son pourtour, et chaque bout est recourbé en forme d'oeil.

Fig. 33. — Bague de draille.

93. Pommes gougées pour conduite de manœuvre. — Sorte de margouillets portant une engoujure, pour s'appliquer sur les manœuvres dormantes; ils sont percé? d'un ou de plusieurs trous pour le passage des manœuvres.

94. Tacpiet de tournage. — Un taquet de tournage est un morceau de bois de frêne, qui présente deux prolongements nommés branches^ cornes ou oreilles du taquet.

ils sont fixés au pont, à la muraille du bâtiment, par deux clous ou deux chevilles enfoncées près de la naissance des branches. On leur donne une direction légèrement oblique à celle de la manœuvre qui doit s'y tourner. Le taquet est quelquefois en fer.

95. Taquet de hauban. — C'est un taquet qui porte uuc semelle engoujée pour s'appliquer exactement sur le dormant auquel il doit être fixé; il est maintenu en place par deux roustures.

Fig.3i.- Pomme gou gée pour conduite de manœuvre.

Fig. 35. — Vérine.

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