Tour mort avec des demi-clefs. — G est le
moyen le plus usité de fixer le bout d'un cordage sur une manœuvre, un espars pu un objet facile à embrasser. On fait généralement deux demi-clefs; quand il n'y en a qu'une, on la consolide par une genope (fig. 77).
148. Nœud de drisse ou de batelier. — Dans les embarcations, on arrête la drisse d'une voile en prenant un tour mort et faisant mordre le double de la drisse au-dessus. Ce nœud peut se larguer instantanément en balant sur le bout.
fig, 7g. Nœud de cravate. Fig* TO. — Nœud de batelier.
149. Nœud de cravate. — Ce nœud est souvent employé parles marins, pour nouer leur cravate. Il est formé par deux demi-clefs à capeler faites avec un bout de la cravate sur l'autre bout.
150. Nœud de capelage. — Le nœud de capelage s'emploie pour soutenir un mâtereau en haubans et en étais, avec une aussière ou
j ^ tgy *°" un faux bras que Ton ne
^ \^ veut pas couper. Les deux
bouts forment les étais : les
Fig. 80. - Nœud de capelage. , i , i u v
deux doubles, les haubans.
Si Taussière n'avait pas une longueur suffisante, on ferait le
nœud de manière que les bouts fussent assez longs pour former
NOMENCLATURE GÉNÉRALE ET MATELOTAGE. 57
les étais, et l'on crocherait deux palans ou caliornes dans les deux doubles, pour faire les haubans.
Fig. 81. — Nœud de griffe. Fig. 82. — Nœud de croc de palan.
151. Nœud de griffe, ou de patte de chat, ou de croc de palan. — Il y a plusieurs manières de faire ce nœud; il sert à frapper le bout d'une manœuvre sur un croc de palan.
Fig. 88. — Gueule do raie. Fig. 8t. — Gueule de loup.
152. Gueule de raie. — Ce nœud sert aux mêmes usages que le précédent; il est plus solide.
153. Gueule de loup. — C'est un œil formé avec le double d'un filin, pour y crocher un palan, ou pour passer un levier quelconque, cabillot, épissoir, destiné à raidir ce filin.