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Trévirer. — On appelle trévirer, affaler ou

Fig. 103. — Passer un garant de païaB d'embarcation.

Fig. 10 i. — Trévirer.

hisser, le long d*un plan incliné, un corps de forme cylindrique, une barrique, un espars, etc., au moyen de cordages appelés trévires, La trévire fait dormant, par son milieu, à un point fixe quelconque, et les deux bouts, après avoir passé sous l'objet à tré-. virer, viennent aux mains des hommes.

On dit aussi que l'on trévire un mât, un espars, quand on l'entoure de tours serrés d'un cordage au bout duquel on engage un levier au moyen d'une gueule de raie. En agissant sur le levier, on fait tourner le mât.

Article 2 : Épissures, Amarrages, Travaux divers. 175. Épisser. — C'est réunir deux cordages différents ou

NOMENCLATURE GÉNÉRALE ET MATELOTAGB. 67

deux parties d'un même cordage, en entrelaçant leurs torons. Il y a deux sortes d'épissures : Vépissure carrée, qui sert à faire des estropes de poulies, des bagues, un œil à rextrémité d'un cordage, ou à greffer un cordage sur un autre; Vépissure longue, employée d^e préférence lorsque le filin à épisser est destiné à passer dans une poulie.

176. Épissure carrée. — 1® Avec filin en trois. — Pour réunir, par une épissure Hîarrée, deux filins en trois, on décommet les torons aux extrémités, sur une longueur suffisante; on rapproche ensuite les deux bouts à épisser, en ayant soin de placer les torons de Tun des bouts dans les intervalles des torons de l'autre. On fait alors une passe, en engageant successivement chaque toron décommis de l'un des bouts sous les torons non décommis de l'autre bout. On continue en faisant sur chaque cordage une ou deux passes semblables à la première, et l'on coupe les bouts de torons en excédent.

2" Avec filin en quatre. — On coupe les mèches centrales, on rapproche les extrémités des deux cordages après les avoir décommis, et l'on fait l'épissure comme avec le fîlin en trois.

177. Épissure en diminuant le toron. •— Quand les filins ne doivent pas supporter de très grands efforts, on peut, après chaque passe, couper un certain nombre de fils de caret des torons, afin de diminuer graduellement la grosseur de l'épissure.

Les épissures en diminuant le toron se composent généralement d'une passe entière, d'une demi-passe et d'un quart de passe; c'est-à-dire qu'après la première passe, on coupe le tiers des fils de caret pour faire la seconde, et la moitié de ceux qui restent pour faire la troisième.

Quelquefois, au lieu de faire la première passe en engageant les torons l'un sous l'autre, on fait des demi-nœuds avec les torons des deux cordages, et l'on termine par une demi-passe et un quart de passe, comme à l'ordinaire.

On doit toujours palanquer une épissure avant de couper les bouts en excédent. Si l'épissure est faite près d'un dormant, au lieu de couper les bouts, on congrée avec le restant des fils de

caret, et l'on /bwrre par-dessus avec du fil de caret ou du bitord.

178. Épissure longue. — 1** Avec filin en trois, — Pour faire une épissure longue avec du filin en trois, on détord les deux cordages et on les rapproche, <:onime pour Tépissure carrée ; puis on substitue un toron d*un des cordages au toron correspondant de l'autre, jusqu'à une distance égale à la moitié de la longueur que Ton veut donner à l'épissure ; les deux torons sont croisés par un demi-nœud; on fait uncpasse ou une demi-passe avec chaque bout et l'on coupe les parties en excédent. La même opération a lieu pour les deuxièmes torons, en sens inverse. Les troisièmes torons sont arrêtés au milieu de l'épissure par un demi-nœud, et par une passe ou une dèmi-passe sur chaque bout.

2"* Avec filin en quatre. — Après avoir coupé les mèches, on développe dans chaque cordage deux torons qui se touchent, et on les substitue aux torons correspondants de l'autre cordage. On opère ensuite la substitution de chacun de ces torons l'un à l'autre comme il a été dit plus haut, de manière que les quatre demi-nœuds soient également espacés.

179. Épissure de câble. — L'épissure carrée d'un câble se fait comme l'épissure carrée d'un filin ordinaire, en considérant comme torons les aussières dont le câble est composé. On décommet le câble sur une longueur plus grande d'un bon tiers que celle de l'épissure. On fait deux passes entières, une troisième avec deux torons, et la quatrième avec un seul. Les bouts des torons sont surliés. Quelquefois, après deux passes, les bouts en excédent sont étoupés et appliqués sur le câble par une guirlande. En outre, une bonne rousture enquarantenier est faite au milieu de l'épissure.

L'épissure longue sur un câble se fait comme à l'ordinaire ; seulement au lieu de faire des demi-nœuds, on fait des épissures longues avec les aussières. Ce» épissures des aussières se terminent par des demi-nœuds de leurs torons faits en dessous des aussières, et par conséquent dans l'intérieur du câble, ce qui dissimule presque entièrement l'épissure.

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