‹ Manuel du mécanicien fontainier, pompier, plombierChapitre 9 sur 42 · NOMENCLATURE ET VALEUR · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE ET VALEUR

DE QUELQUES TERMES PLUS OU MOINS RELATIFS AUX FONTAINIERS , POMPIERS , PLOMBIERS.

Accélération.

Le mouvement des corps graves pendant leur chute est accéléré, pendant leur ascension il est retardé.

Les espaces parcourus par un corps grave abandonné à l’action de la pesanteur terrestre sont comme le carré des temps; et dans chaque seconde qui suit la première, l’espace parcouru est égal au premier, multiplié par le carré du temps , moins ce premier espace. Les liquides suivent la même loi.

Accompagner un tube.

On entend par accompagner un tube de conduit, le soutenir dans sa longueur , afin qu’il ne cède point par un des points intermédiaires non suspendu à sa pesanteur propre.

Quand un tube un peu long est suspendu horizontalement par ses deux extrémités , la pesanteur même du tube peut être considérée comme produite par une infinité de forces qui agissent toutes dans le sens de la verticale.

Alors les deux extrémités d’attache et d’appui supportent un effort considérable , et si les points de support intermediaires ne sont pas suffisamment rapprochés, le poids du tube, celui de l’eau contenue , peuvent se réunir pour faire casser le tube.

Io6 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER,

Ces causes de ruptures peuvent ensuite s’ajouter ave<? les effets de la dilatation ou de contraction des tubes par la gelée 5 toutefois les efforts que supportent les points d’appui diminuent à mesure que la position des tubes se rapproche de la verticale.

Dans les incendies on doit avoir soin d’accompagner ou soutenir les tubes de cuir, soit par des individus, soit par des moyens quelconques ; car on peut bien les monter vides , mais lorsque l’eau y est refoulée , le poids en augmente considérablement, fatigue les points d’appui lorsqu’ils ne sont pas multipliés, ou produisent quelquefois des accidens funestes en causant la cbute des travailleurs.

Accoupler.

On accouple deux systèmes de corps de pompe pour détruire leurs intermittences. Mais on peut arriver aux memes résultats avec un seul tube. {Voyez page 58.)

Accumulation d’air.

Dans les pompes circulaires, il arrive, lorsqu’elles sont placées aux environs des grandes limites d’aspiration , que la boîte se remplit d’air, soit qu’il se fasse issue par les tourillons , soit encore qu’il provienne de l’eau du puisarl. La pompe, continuant à jouer, n’agit plus que sur cet air qui , quelquefois même , tient en suspens la colonne d’eau qui se trouve dans le tube supérieur. Il suffit , pour l’en chasser, d’ouvrir une issue à cet air par une ouverture ménagée à dessein à la boîte ; alors il sort par la seule pression de la colonne d’eau supérieure, et quand la boîte s’est de nouveau remplie d’eau, on la bouche, et la pompe est susceptible d’entrer en fonctions.

Acreté,

Le cuivre jaune ou laiton acquiert par la chaleur une telle âcreté , qu’il devient presque impropre à fournir un frottement doux. Une prompte usure et une consommation notable de puissance en sont la conséquence inévitable.

Adhérence.

Deux surfaces semblables, appliquées Fune contre l’autre , adhèrent fortement ensemble , surtout lorsqu’elles sont mouillées.

Cetle adhésion n’est pas le résultat de la pression atmosphérique , puisqu’elle a lieu également dans le vide pneumatique.

Affaissement.

Lorsque par un mauvais ajustage de la part des soupapes , l’eau s’affaisse dans les corps des pompes , on se trouve nécessairement dans l’obligation de les amorcer de nouveau. Souvent cet accident est dû à des corps étrangers qui viennent se fixer entre les soupapes ou dans leurs articulations.

Agrès.

On nomme agrès tous les appareils nécessaires pour armer une pompe à incendie , tels que la lance , les manches en cuir, etc.

Aiguillette.

Petite ficelle dont on se sert pour lier les manches en cuir sur leurs ajutages à vis.

Air.

L’air joue un grand rôle dans les fondions des pom-

lo8 MANUEL DU MÉCANICŒN FONTAINIER ,

pes [yoyez ce que nous en avons dit au commencement de cet ouvrage ; voyez avlsû Atmosphère)^

On nous permettra ici une petite digression relativement aux effets que l’on peut tirer de l’air atmosphé» rique comprimé au moyen d’nn véhicule quelconque et d’une pompe rotative.

Fig. 56. Supposons le tube B plongé dans l’eau ou un liquide plus visqueux , dans une solution d’hydrochlorate de chaux, par exemple, qui jouit aussi de la propriété de ne pas dégrader le cuivre. Supposons aussi que la boîte soit très solide ainsi que le tube adapté en A 5 que ce dernier soit d’un calibre beaucoup plus grand relativement au volume du liquide qui peut passer dans la boîte.

Maintenant la boîte étant pleine de liquide , faisons tourner la manivelle de la pompe, de manière à l’obliger de s*e refouler dans le tube supérieur que nous supposons en outre bouché solidement de manière à ne pas permettre à l’air comprimé de se faire issue au-debors ; alors l’air du tube se comprimera fortement, et si on continue à faire agir la pompe , il faudra nécessairement que le tube éclate ou que le bouchon parte avec une puissance et un ressort égal à celui de l’air comprimé ; et cet effet sera également relatif à la superficie que présentera ce bouchon ou ^ son diamètre , ou encore à celui du tube supérieur.

Nous n’avons fait des expériences qu’avec une machine de très petite dimension, et cependant nous sommes parvenu à obtenir des résultats prodigieux , qui ont failli même être funestes aux assistans.

Mais ces résultats peuvent se multiplier dans leurs

effets ) si on parvient à projeter instantanément une grande somme de calorique dans l’intérieur du tube où se trouve l’air comprimé : or la chose nous paraît facile.

Car si au tube supérieur on pratique une lumière semblable à celle des canons ^ j’entends dans la partie occupée par l’air comprimé ; qu’on charge cette lumière avec un composé inflammable, tel que du chlorate de potasse ou de l’iodure d’azote ^ si cette matière bouche hermétiquement la lumière de manière à intercepter le passage à l’air comprimé, ce qui d’ailleurs peut se faire, puisqu’elle ne supporte qu’une pression égale à la superficie de son orifice intérieur ; si ensuite , par percussion extérieure ou autrement, on Tenflamme, elle se projettera à l’intérieur, échauffera instantanément l’air comprimé, le dilatera et produira une détonation beaucoup plus grande , plus spontanée que la première.

Mais cette inflammation peut s’obtenir de plusieurs manières, soit par un effet d’électricité, soit par le moyen du platine spongieux et d’un courant de gaz hydrogène.

Nous regrettons de n’avoir pas eu les moyens de pousser jusque là nos expériences comme aussi de n’avoir pu continuer celles que nous nous proposions de faire sur l’air atmosphérique employé comme véhicule en remplacement de la vapeur d’eau dans les machines à vapeur.

Ajutages.

Fig- 24, ‘^5, 26, 27, 28, 29, 3o. Pièces qui sont destinées à servir de liaison soit aux tuyaux de conduits, soit aux corps de pompe entre eux ; les uns sont sus-

I lO MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Geptibles de glisser les uns dans les antres, et préviennent ainsi les effets de la dilatation dn métal ; les autres s’obtiennent par des raccordemens de collerettes et de boulons. On interpose entre cenx-ci des feuilles de plomb , de cuir ou de papier, qui sont destinées à remplir les défauts du métal. Les ajutages des boyaux d’incendie s’obtiennent par des étuis à vis tels, qu’on ne soit pas obligé de tourner les manches dans toute leur longueur pour les raccorder; fig. 28, en tournant la pièce en laiton B B, les deux parties AX se raccorderont.

Alimentaire.

On donne le nom de pompe alimentaire à celle qui est destinée à alimenter les chaudières des machines à vapeur. Elles ne peuvent nécessairement pas supporter des garnitures de cuir, à cause de la grande chaleur qu’elles sont à même de supporter, car souvent l’eau qu’elles refoulent dans la chaudière a été chauffée préalablement. La figure i \ représente une pompe de cette espèce.

Alléser, allésoir.

Cette opération consiste à donner une figure régulière et' cylindrique à l’intérieur des cylindres ou corps de pompe après qu’ils sont sortis de la fonte. A cet effet, on fait mouvoir circulairement, de haut en bas, dans le corps des cylindres , des outils qu’on nomme allésoirs.

Les allésoirs sont des massifs circulaires en cuivre jaune , sur le contour desquels on a ménagé plusieurs fientes destinées à recevoir' des lames d’acier, de telle

inanîère qu’au moyen de petites cales placées entre le dos de ces lames et le fond de leurs mortaises , on paisse faire saillir ces lames plus ou moins en dehors, relativement an diamètre qu’on veut conserver au corps de pompe.

En parcourant toute leur longueur , les lames enlèvent les aspérités qui sortent de leur cercle de révolution, et quand les parois intérieures conservent encore des chambres ou soufflures, si elles ne sont pas trop profondes on tâche de les franchir en faisant saillir davantage'Ies lames de l’allésoir, et en recommençant la même opération.

Allumer, amorcer, engrener.

Amorcer une pompe, c’est y jeter un peu d’eau afin que la heuse puisse agir immédiatement sur l’air intérieur et ensuite sur l’eau. {Voyez page 38 )

Allonge.

On appelle allonge une portion de tube en cuir, portant à ses deux extrémités des pièces de raccordement destinées à s’ajouter à la manche en cuir principale.

Dans les incendies, quand la distance du feu à la pompe n’est pas grande, on conçoit qu’il serait bien désavantageux de laisser aux manches en cuir une longueur incommode , et d’ailleurs préjudiciable relativement au frottement de l’eau dans leur canal intérieur; alors on les diminue d’une, de deux ou de trois allonges , quitte à les remettre en cas de besoin.

I 12 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER, Alternatif»

Le mouvement des pistons dans les corps de pompe^ est rectiligne et alternatif ; dans les pompes circulaires à cloisons , semblables à celle qui est dessinée figure 48 , le mouvement est circulaire alternatif. Le mouvement applicable aux pompes fig. 53, 56 et 47, est un mouvement circulaire et continu ; c’est le plus favorable à la transmission de la puissance motrice.

Alun.

Sulfate d’alumine; sel formé par la combinaison de l’acide sulfurique avec l’alumine ou argile pure ; il est cfflorescent, et remarquable par la grande propriété dont il jouit de laisser échapper à l’air l’eau de cristallisation qu’il contient.

Amont.

Aller en amont d’une rivière ou d’un courant d’eau quelconque, c’est remonter contre son courant; aller en aval , c’est faire le contraire.

Amorcer. "Voyez Allumer.

Angles.

Les angles des tubes de conduits nécessitent , de la part de ces derniers , une plus grande résistance aux endroits coudés ; et cette résistance doit être relative à la petitesse de l’angle, et par conséquent au choc d’autant plus brusque du liquide. Nous avons déjà eu l’occasion de dire que l’action du courant d’eau intérieur était évidemment de redresser les tubes courbés^

Aqueducs.

Canaux en maçonnerie destinés à conduire l’eau

POMPIER , PLOMBIER. Il3

dans des lieux quelconques, malgré les inégalités dn terrain. {Voyez page 35.)

Aréomètre , pèse-liqueur.

Instrument dont on se sert pour peser les liqueurs. Lorsqu’on veut analyser l’eau d’une source on doit la soumettre au pèse-liqueur, qui en fait connaître la pesanteur spécifique. On la compare ensuite avec celle de l’eau pure, et on juge ainsi de son plus ou moins grand état de pureté.

Arrosage.

En adaptant à une pompe aspirante et foulante sans intermittence , ou à une pompe entièrement circulaire , une manche en cuir et une pomme d’arrosoir comme celle de la figure 7, on pourra s’en servir comme d’arrosoir.

Articulations.

Jointures de deux leviers , qui les rendent susceptibles de se plier dans cet endroit. Elles peuvent se fabriquer de manière à se resseirer lorsque l’usure les a dégradées.

Ascension.

L’ascension de l’eau dans les corps de pompe peut être le produit de deux causes différentes ; de l’aspiration, et alors elle est subordonnée à la pression atmosphérique ; du refoulement , et alors elle ne dépend plus que de l’intensité de la puissance motrice : elle peut être aussi le résultat de ces deux causes agissant simultanément.

Aspiration.

Effet par lequel on produit la soustraction de l’air.

en tout ou en partie. L’air étant un corps pesant, le mot aspiration ne convient qu’à ceux qui ne peuvent se rendre raison de la pression extérieure de l’atmosphère, qui s’exerce à l’extérieur d’un tube quelconque lorsqu’on soustrait l’air qu’il contient. C’est le défaut d’équilibre qui presse le liquide dans l’espace vidé d’air, et qui ne participe plus avec la pression de l’atmosphère.

Atmosphère.

Masse d’air qui enveloppe la terre , qui presse tous les ^•orps qui sont à sa surface, soit solides, soit liquides. La force de l’atmosphère est égale à i4 livres sur une surface égale à i pouce carré.

Aval. Ypyez Amont.

Balancier.

CM, fig. 38. Yerge de fer rigide, plus ou moins longue , et qui sert à mettre en mouvement les tiges de piston des pompes; on les charge ordinairement d’un poids ^el que C , dont le but est d’entretenir le mouvement et la puissance motrice. Leur forme et leur mode d’application varient à l’infini. ^

Baromètre.

Les influences qu’éprouve le mercure des baromètres sont relatives à celles qu’éprouve l’eau dans les corps de pompe; et quand une pompe agit dans les grandes limites, s’il arrivait qu’elle ne fournît pas d’eau, qu’on consulte le baromètre , et si le niveau du mercure est bas, c’est que celui de l’eau dans le corps de pompe est pareillement bas, à cette différence près, que quand le

POMPIER , PLOMBIER. 1 l5

mercure varie par lignes l’eau varie par pieds, ce

que nous en avons dit page i5. )

Baryte.

Le muriale de baryte est employé pour reconnaître la présence des sels calcaires, que souvent contiennent les eaux de puits. ^

Bassins, Réservoirs.

Quand des bassins ou des réservoirs communiquent entre eux par des tubes , des canaux, etc. , l’eau ou un liquide quelconque répandu dans l’un d’eux prendra un même niveau dans les autres, quelles que soient leurs formes et leurs capacités.

Quand les liquides sont de différentes espèces , de différentes densités , les niveaux sont relatifs à leur vo* lume , et à leur pesanteur propre.

La pression des liquides contre lés parois des vases ouverts se distribue également , même lorsque ces vases sont spbériqnes, car elle agit comme la masse, multi pliee par la hauteur de la colonne d’eau supérieure.

Quand les vases sont bouchés, la pression exercée sur le liquide avec une puissance quelconque , se distribue uniformément sur leurs parois intérieures {'voy. p. 44). Il faut en déduire la pression exercée par la pesanteur propre du liquide relative à sa hauteur.

Boite à cuir.

On surmonte souvent les fonds supérieurs des pompes a double effet et a un seul cylindre , dans la partie qui donne passage à la tige, d*une boîte à cuir dont l’olyet est de s’opposer aux snintemcns de l’eau.

• Boulons.

Les boulons sont des vis qui portent une tête et une queue vissée. On en fait usage pour lier entre elles plusieurs pièces du mécanisme des pompes, et particulièrement les collerettes et les fonds des tubes de conduits.

La tête des boulons , offrant une certaine surface , doit toujours s’appliquer contre celle des deux parties serrées qui offre le moins de résistance.

Quand des ajutages de tubes laissent suinter de l’eau , et qu’en même temps ils sont dans le cas de supporter, de la part du liquide , une grande pression , on ne doit serrer les boulons que quand l’écoulement a cessé , afin de pouvoir le faire uniformément et éviter ainsi qu’un seul , en supportant toute la pression de l’eau , ne puisse par cela même se rompre.

‘ Boyau , Manche de cuir.

Nom qu’on donne aux manches de cuir adaptées aux pompes à incendie. Elles sont garnies intérieurement de diaphragmes , suivant les fonctions qu’elles remplissent. ( "Voyez Diaphragme. )

Bringuebale.

Levier qui sert k faire agir la tige du piston des pompes.

De même que les leviers , les bringuebales des pompes peuvent avoir leur point d’appui entre la puissance motrice et la résistance à vaincre, et ils se rapportent alors ^au levier de la première espèce (^•. 42). R est la résistance , P la puissance , A le point d’appui.

Quand les distances RA et AP sont les mêmes, et

eu supposant la puissance et la résistance égales , elles se font équilibre.

Mais si RA est moitié de AP, P entraîne R; et si cette puissance P était la moitié de la résistance, elle lui ferait équilibre. Si AP est triple de A R, P pourra faire équilibre à une résistance triple ; et en général , autant de fois A R sera contenu dans AP, autant de fois la résistance R pourra s’augmenter, sans cesser d’étre en équilibre avec la puissance P. Ce levier est celui dont on fait usage le plus souvent. ''

Le levier de la seconde espèce est représenté^-. 43. La résistance est placée entre le point d’appui et la puissance, et ces deux forces sont opposées. Alors la puissance agit de bas en haut , et la résistance, de haut en bas. Ce levier se rapporte entièrement au premier ; car, que la résistance cède ou ne cède pas , les pressions exercées au point R et sur l’appui A seront égales ; et , dans ce cas , on peut supposer que la résistance soit le point d’appui, et le point d’appui la résistance.

Le levier delà troisième espèce ,fig. 44, est peu usité. La puissance P est entre la résistance et le point d’appui; on conçoit que quelle que soit la distance de P au point A , dès qu’elle est moindre que A R, elle ne saurait faire équilibre à la résistance R.

En général, si au moyen des leviers on gagne en force , on perd en vitesse ; et quelle que soit la forme , coudée , brisee ou circulaire , elle n’influe en rien sur les effçts de puissance , car on ne doit considérer que la distance, en ligne directe, de la puissance à la rési^ stance et au point d’appui,

Il8 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Capillaires.

Tubes infiniment petits quant à leur diamètre intérieur. {Voyez ce que nous en avons dit page 28.)

. Céruse.

Le mélange de la céruse et de Fhuile forme une pâte propre à enduire le papier qu’on interpose entre les collerettes des boîtes des pompes circulaires et leur! fonds.

Chambre. Voyez Alléser.

Chapelet.

Pompe à chapelet {Doyez page 61). Le mouvement qui les met en fonction est circulaire et continu; il se transmet par une chaîne ou chapelet. {Voyez page 61.)

Charbon.

Le charbon pilé a la propriété de s’emparer des substances animales contenues dans les eaux corrompues, et c’est pour cela qu’on en place au-dessus des filtres.

Chaude.

Les pompes destinées à élever des eaux chaudes ne sauraient supporter des pistons dont les garnitures seraient de cuir ; alors on les remplace par des pistons tout en métal .

Cheval.

On a souvent lieu d’appliquer la puissance motrice des madiines à vapeur aux pompes à eau , et comme clans ces machines la puissance dont elles sont capables

s’estime par le nombre de chevaux dont elles représentent le travail , il ne sera pas inutile de connaître quelle est la valeur d’une pareille puissance.

Les Anglais et les Américains , chez qui les machines à vapeur ont été le plus souvent mises en usage, ont estimé qu’un cheval , travaillant huit heures par jour, était capable d’élever un poids de i5o livres à i3,2oo pieds de hauteur pendant une heure, ce qui est égal à 220 pieds par minute ou encore à 3,6 pieds par seconde. Connaissant donc la force nécessaire pour faire agir une pompe par la méthode que nous avons indiquée dans l’ouvrage , il sera facile de trouver quelle puissance de chevaux doit avoir la machine à vapeur pour la mettre en fonctions.

La force d’un homme est le cinquième de celle d’un cheval.

Chopines,

Pièces à soupapes qu’on place au bas des corps de pompe, et qui servent à retenir l’eau dans les inouvemens descendans du piston. K ,fig. 17, est une chopine. Elles servent aussi à maintenir la pompe pleine d’eau quand elles ne sont plus en fonctions.

Circulaire.

Les pompes entièrement circulaires ont l’avantage de n’avoir point d’alternatives dans leurs fonctions , et d’être mues par un mouvement de rotation qui est le plus favorable à la communication de la puissance motrice.

i 20 MANUEL DU MÉCANICIEN EONTAINIER ,

Citerne.

Réservoirs soaterraîns destinés à recevoir Teaa de pluie.

Clapet. "Voyez Soupape,

Clepsydre.

Horloge des anciens qui se composait de deux vases réunis et communiquant entre eux par un petit orifice ; le temps se mesurait par l’intervalle qu’une certaine quantité d’eau mettait à passer alternativement de Fnn dans l’autre. Les inégalités de température devaient les faire varier beaucoup eu égard à la dilatation de l’eau. Plus tard on a remplacé l’eau par du sable.

Cloison.

Obstacle nécessaire dans les pompes circulaires pour présenter au liquide un appui quelconque , et l’obliger de se refouler par le baut , et de se reproduire par le bas. {^Voyez page 76.) ^

Collerette f collet.

Prolongemens du métal des tubes , ou corps de pompe qui reçoivent l’application des boulons; ils doivent être d’une résistance proportionnée à celle des tubes : on les fabrique ordinairement de la même épaisseur.

Communication du mouvement.

La jig. Sa représente le moyen le plus simple et le plus usité par lequel on communique la puissance à la tige du piston ; c’est un levier de la première ou deuxième espèce ; il est bien évident que , Suivant la direction plus

OU moins oblique de ce levier, qu’on nomme bringuebale, la force motrice est plus ou moins divisée , et qu’en outre l’extrémité A décrit une portion de cercle dont le point d’appui B est le centre. Il résulte de ce mouvement circulaire du point A , que les tiges des pistons , si elles sont rigides, ne sauraient obéir sans se briser, puisque dans ce cas elles ne doivent fournir qu’un mouvement parallèle au corps de pompe.

Alors on les fabrique avec deux articulations, fig. 33 et 34 > eu A et B. Cette disposition ne diminue pas les pertes de puissance motrice dues aux inclinaisons diverses de la bringuebale , mais elle s’accorde avec le mouvement oblique que suivent les tiges relativement aux pistons.

On transmet aussi la puissance^ motrice au moyen d’un système semblable à celui de la fig, 35. La tige du piston est fabriquée à crémaillère, et elle engrène avec un secteur de 'cercle correspondant à un levier dont le point d’appui est en B. Ce point d’appui est le centre du secteur. Il résulte de cette construction que la tige du piston peut ne pas être articulée comme la précédente.

Dans la fig. 36 on a remplacé l’engrenage par deux chaînes qui communiquent la puissance au piston, c’est-à-dire à sa tige. La chaîne AB s’arrête en B, s’appuie sur la surface circulaire du secteur, et va se fixer ensuite en A; la chaîne B' A' s’arrête en B' et A'. Le jeu de cet appareil est trop simple pour mériter une explication détaillée.

Dans la^^. 38, le mouvement du balancier MC se coîYimnnique aux deux secteurs B A, B' A'. Les deux

parties circulaires peuvent être dentées on construites^ convenablement pour recevoir l’application des chaînes.

Fig. 37 , autre moyen de communication par une poulie et un levier fendu.

Fig. Sg, application du volant au mouvement rectiligne. TI ,-tige du piston de la pompe; TL bièle de communicationi; elle est articulée en T et en L sur un rayon du volant; la puissance s’applique en P.

Il serait vraiment impossible de reproduire dans des limites aussi étroites tous les moyens de communication .qui ont été mis en usage; mais la plupart se fondent presque tous sur ceux que nous venons de développer.

Compressibilité.

L’eau avait été regardée pendant long-temps comme un corps incompressible ; mais MM. QErstedt et Perkins sont parvenus à la comprimer sous une pression de 1600 atmosphères à .o,o65 de son volume primitif ; ces messieurs soupçonnent qu’en général tons les liquides sont compressibles en raison inverse de leur densité.

Compression.

On appelle pompes de compression les petites pompes foulantes dont on se sert pour refouler de l’eau ou dos gaz dans une capacité bouchée ou dans un liquide quelconque. Ainsi, en refoulant du gaz acide carbonique* dans l’eau on parvient à lui donner une qualité gazeuse dont on fait usage en médecine.

Concentrique.

La pompe de Dietz , la pompe fig. 49, sont des pompesconcentriques.

*CondmU, tuyaux, Toyez page 24.

Conique.

La forme conique on évasée est celle qui offi.’e le plus de solidité pour les bassins ou réservoirs. Nous avons dit à l’article Presse hydraulique , que l’expression de la puissance exercée par l’eau sur le fond d’un bassin , était légale à la surface de la base multipliée par la hauteur.

Contraction et dilatadoni

Presque toutes les substances solides ou fluides se con* tractent par l’effet du froid, et se dilatent parla chaleur; il en est de même des métaux; et lorsqu’ils ne supportent point de charge ou d’effort , ces effets se compensent réciproquement. Les tubes de conduits , soumis à ces accidens par le contact de l’eau , se crèveraient s’ils n’étaient pas fabriqués et installés de manière à obéir aux différences de longueur qui en sont la suite.

Corps de pompe.

C’est la partie comprise depuis celle que parcourt le piston, inclnsivement jusqu’à celle où se place la chopine.

Course des pistons.

C’est la partie des corps de pompe que parcourent les pistons , c’est aussi celle qu'il importe de fabriquer le plus régulièrement. A chaque course , les pistons enlèvent , à peu de chose près , une quantité d’eau égale à leur base multipliée par la longueur de la course du piston.

Cuir,

Il est employé comme garniture des pistons ; on l’interpose entre les parties serrées pour opposer un obstacle aux. suintemeus de Peau ; on en fabrique aussi des manches ou boyaux d’incendie ; mais il ne saurait nullement supporter la chaleur.

Cuivre,

Ce métal est fréquemment mis en usage pour la fabrication des mécanismes de pompe ; lorsqu’il est destiné à former une capacité ou un vase quelconque , on l’emploie sans alliage; mais pour les pistons, soupapes, ajutages, etc. , on emploie le laiton.

Le laiton est un alliage de 8o à 6o parties de cuivre rouge sur 20 à 40 parties de zinc.

Il est jaune , très malléable et ductile à froid , à chaud il se rompt facilement ; il se travaille avec la plus grande facilité.

En contact avec le fer et en meme temps avec Peau, il donne lieu à une prompte dégradation de la part du fer ; cet effet est dii à l’électricité différente qu’acquièrent ces deux métaux quand ils se touchent , électricité d’autant plus énergique qu’elle s’aiguise par .le contact de l’eau ; ces effets sont relatifs à ceux de la pile de "Volta.

Le fer, relativement au cuivre , acquiert l’électricité vitrée ou positive ; c’est celle qui le rend propre à s’emparer de l’oxygène de Peau, et qui, par conséquent, entraîne sa propre oxidation.

Le cuivre attire l’hydrogène par l’effet de l’électricité résineuse ou positive qu’il acquiert par rapport au fer.

POMPIER, pI^OMBIER. 125

Ainsi donc il convient, autant que possible, de n’employer dans la construction des pompes en métal, que des métaux de la meme espèce.

Décalitre.

Valeur de dix litres.

Décomposition de Veau.

On obtient la décomposition de l’eau au moyen du fer et d’une forte chaleur. Cette expérience est due à Lavoisier. Après avoir mis dans un tube de porcelaine des morceaux de tournure de fer, il le fit rougir, et fit entrer, dans sa capacité intérieure, de l’eau goutte à goutte; ce tube était installé pour recueillir et l’eau qui avait échappé à la décomposition et le gaz résultant. Ensuite , en pesant la tournure de fer qui s’était oxidée , il s’aperçut qu’elle avait augmenté de poids. Réunissant cette quantité au poids du gaz hydrogène qui fut recueilli , et à l’eau non décomposée , il trouva un poids égal à l’eau injectée.

Dégorgeoir.

Tube attenant au corps de pompe par où l’eau s’écoule après avoir été aspirée ou refoulée par l’effet du pistou.

Densité.

Le maximuic de densité de l’eau est à 4- 4" centi¬

grades ; au-dessus et au-dessous de ce degré , elle occupe un volume plus grand.

1 26 MANUEL DU MÉciNlCLÊN FONT AIMER , Diaphragme.

Anneaux de métal qu’on place dans l’intérieur des manches en cuir , lorsqu’elles sont employées à aspirer l’eau; ils sont destinés à s’opposer à l’applatîssement du tube par l’effet de la pression atmosphérique.

Dilatation, Yoyez Contraction.

Ductilité.

Qualité du métal qui le rend propre à s’étendre et à se plier dans tons les sens sous les coups de marteau.

Dynamique.

On entend par unité dynamique un mètre cube d’eam élevé à un mètre de hauteur dans un temps donné.

Eau.

Nous avons indiqué les moyens qu’on emploie pour reconnaître quelles sont les qualités de l’eau qu’on veut ' employer ; mais ces moyens doivent s’accorder avec ceuxpar lesquels on juge de sa transparence, de sa limpi- • dité; on doit la goûter avec soin, l’éprouver par l’odorat et même par le toucher. On doit s’assurer de sa'* pesanteur au moyen du pèse-liqueur , etc. Les livres de “ chimie indiquent tous les moyens par lesquels on parvient à reconnaître les diverses qualités de l’eau ; elles sont indifférentes à notre objet, puisqu’on peut être dans le cas d’élever des eaux de quelque espèce qu’elles soient , quand même elles seraient applicables à d’autre usage que celui de notre boisson ordinaire.

Ecf'ou,

Pièce de métal d’une forme carrée ou octogonale, percée au milieu d’une ouverture taraudée , destinée à Tecevoir la partie vessie des boulons.

Écrouir.

Battre le métal à froid pour le rendre plus dense et lui donner plus de ressort.

Le cuivre jaune écroui fournît d’excellens ressorts, qui s’altèrent peu dans l’eau ; on. peut donc les employer •avec avantage dans la construction de la pompe circulaire à noyau excentrique.

Mngrener. "Voyez Allumer , etc.

Équilibre de^ liquides.

Si dan» un tube recourbé comme un siphon , vous •versez un liquide quelconque, le niveau s’établira de part et d’autre à la même hauteur; si vous versez d’un côté du mercure, dans l’autre branche de l’eaUj 28 pouces de mercure feront équilibre à 82 pieds d’eau.

Tout corps qui flotte déplace une quantité d’eau «égale à son poids.

Un liquide abandonné dans une capacité quelconque, prend un niveau horizontal , et ce même liquide pres- Jsera inégalement les parois du vase , suivant la hauteur «de la paroi relativement an niveau supérieur.

Les fonds du vase supporteront un effort égal à la base par la hauteur, quel que soit l’évasement des parois ‘latérales.

ÏL>8 manuel du mécanicien FONTAINIER ,

Étuis.

On place qaelqaefoîs dans les pompes en bois des étais de métal qai sont destinés à servir de conrse au piston; comme c’est la partie qui se dégrade le plus promptement à cause du frottement qu’elle éprouve de la part du piston, c’est aussi celle qui demande à être le mieux fabriquée , d’ailleurs la forme du reste de la pompe est indifférente (aux effets de la presse hydraulique près).

Excentrique.

Pompe à excentrique ; on évite par cette disposition l’emploi d’une cloison fixe ou mobile. ( Voyez ce que nous en avons dit.)

Explosion.

Si on bouche le sommet du tube supérieur d’une pompe aspirante et foulante, et qu’on continue à pomper, en supposant que la pompe soit allumée, l’air se comprimera dans le tube supérieur, jusqu’à ce qu’il ait acquis assez de ressort pour faire éclater le tube, ou pousser avec force le bouchon. Nous sommes parvenu , par ce moyen, avec une faible puîssauce et un^ pompe à excentrique, à obtenir des effets prodigieux-

Filtre.

C’est avec le secours des pierres poreuses qu’on parvient à débarrasser l’eau des matières terreuses ou des sédimens qu’elle tient en suspension. Les détrimens de pierre calcîvlre, placés au-dessus d’une surface tamisée,

remplissent le même bat. Le papier Joseph convient lorsqu’on opère sur de petites quantités.

Flèche.

Nom qu’on donne à la barre de fer 38, et

qui remplit les fonctions de balancier.

Fontaines.

Réservoir , capacité quelconque , ou corps d’architecture qui sert à l’écoulement des eaux; il se dit aussi du robinet par où coule l’eau d’une fontaine.

^ Foulantes,

Les pompes foulantes sont celles qui , après avoir aspiré l’eau , la refoulent ensuite par des tubes, adaptés au corps principal de la pompe. L’effet d’aspiration est subordonné à la pression atmosphérique ; l’effet refoulant en est indépendant : il n’a d’autre limite que celle de la force motrice employée.

- Franchir.

Franchir une pompe c’est la vider entièrement. Fran- ’ chîr un réservoir, une source, un navire, c’est également vider l’eau que ces capacités peuvent contenir. On dit qu’une pompe est capable de franchir une source ou une voie d’eau lorsqu’elle peut en émettre plus qu’ils ne peuvent en fournir.

l3o MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Gelée.

Nous avons dît que les effets résultant de la gelée , et qui font passer l’eau de l’état liquide à l’état solide, lui donnent aussi un volume plus grand d’un quatorzième. Il en résulte que les tubes de conduits doivent être susceptibles de céder à cette augmentation de volume.

Dansles tubes bouchés, la force expansive de l’eau passant à l’état de glace , est capable de triompher des plus grands obstacles. Nous avons bien dît qu’en plaçant les tubes de conduits assez en dessous du sol pour leur conserver la température des caves, ou peut prévoir à cet effet; mais ceux qui sont exposés à l’air sont aussi exposés aux accidens résultant de la gelée , d’autant plus que , si la glace se produit d’abord aux extrémités des tuyaux , elle les bouche et s’oppose ensuite à l’expansion de la glace intermédiaire.

Ces accidens donnent lieu à de fréquentes et coûteuses réparations , et ne peuvent se prévoir qu’en vidant les tubes avant que la gelée ne les ait attaqués. Ils s’ajoutent ' ensuite à la contraction qu’éprouve le métal par l’effet d’un abaissement de température.

Grains.

Défauts du métal communs au fer.

II arrive souvent que les frottemens multipliés des pistons , dans les cylindres ou corps de pompe , produisent contre leurs parois intérieures des cannelures longitudinales qui donnent lieu à des pertes d’eau assez notables, Ces accidens nuisibles sont dus à la position constante du piston dans sa course , à la différence d’effet

qnî existe entre le corps frottant et le corps frotté , et le plus souvent à des corps étrangers qui viennent se fixer dans les garnitures des pistons.

Pour prévenir ces accidens , on garnit les tubes aspirateurs d’une trémie métallique telle que Z , fig, 55 , destinée à arrêter les corps étrangers que la pompe tend à aspirer, et on évite également de faire appuyer ces tubes sur le fond même des réservoirs ou des sources.

Ces corps étrangers ne sauraient s’attacher semblablement aux pistons qui sont entièrement en métal ; mais ces derniers sont affectés d’autres inconvéniens aussi préjudiciables.

Tous les ouvriers en métaux savent combien il est difficile d’obtenir des masses de fer , quelque minimes qu’elles soient, dont toutes les parties soient parfaitement homogènes; ces accidens de la matière qui constitue le fer sont aussi à craindre dans la construction des pompes que dans celle de presque toutes les machines qui demandent de la précision dans l’exécution.

Les grains , plus communs au fer qu’à tout autre métal , peuvent être cachés d’abord et se montrer dans l’usàge : ils résistent ordinairement à toutes les opérations qu’on fait subir à ce métal pour lui ôter son -aigreur et lui donner le degré de malléabilité qui lui :permet d’obéir ensuite à toutes les formes que l’adresse de l’homme veut lui donner. Ils sont tellement durs quelquefois qu’ils résistent au burin et à la lime. Alors, que ce soient les pistons qui en contiennent, ou que ce soient les cylindres ou corps de pompe , ils font eux-mêmes l’office de burins, et dégradent promptement la partie soumise à leur frottement.

l3a MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

On doit donc se hâter d’aviser au remplacement de la partie défectueuse avant qu'elle ait produit la dé^ gradation entière des deux à la fois.

Heuse.

Le piston des pompes, garni de ses clapets ou soupapes , s’appelle heuse.

Hydrogène.

Un des deux corps simples qui constituent l’eau ; il y entre dans la proportion de deux parties en volume sur une partie d’oxygène. Il ne se réunit à l’oxygène , pour former de l’eau , que sons certaines conditions. Ils se séparent par l’effet de l’électricité , et l’hydrogène s’attache principalement à celui des deux métaux qui, par son contact avec l’autre, donne lieu à on développement d’électricité, et conserve l’électricité résineuse ou négative.

Inertie.

Propriété qu’ont les corps de rester d’eux-mémes dans leur état de repos ou de mouvement, jusqu’à ce qu’une cause étrangère les en^ retire.

Injection.

Les pompes à injection propres aux machines à vapeur , sont semblables à celle qui a été desslnéey%’. 21.

Jauge.

Les fontaîniers se servent d’une boîte qui , sur les parois latérales , porte plusieurs ouvertures inégalement élevées relativement aux fonds. Connaissant la quan-

tîté d’eau que contient la capacité avant qu’elle ne s’écoule par la première, seconde, troisième, etc. , ouverture , il leur devient facile de mesurer le produit d’une fontaine dans un temps donne. Cette boite s’appelle jauge.

Kîlolitre.

Mesure équivalente à mille litres ; mètre cube d’eau distillée , grande unité dynamique.

Laiton. Yoyez cuivre.

Laminoir^

Mécanique dont les pièces principales sont deux cylindres en métal qui tournent en sens contraire l’nn de l’autre, et qui sont susceptibles de se rapprocher plus ou moins, suivant l’épaisseur qu’on veut donner au métal.

En passant les feuilles de métal entre ces cylindres , elles acquièrent une épaisseur uniforme par une compression toujours égale.

On lamine également les tubes de plomb en les passant à la filière et en plaçant dans leur canal intérieur un mandrin du meme calibre que celui qu’on veut conserver au tube.

Lance.

On appelle lance de pompier le tube conique X I his , qui termine les manches à incendie.

Leviers. Voyez Bringuebale.

Liquéfaction.

Changement qu’éprouvent les corps solides par une certaine addition de calorique.

l34 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Si on augmente encore la quantité de calorique, plusieurs corps solides , mais particulièrement ceux qui sont liquides à la température ordinaire de Tatmosphère , se transforment plus ou moins promptement en gaz ou vapeurs aériformes et élastiques. Cet effet sera plus prompt si. on déprime la surface des corps devenus liquides de la pesanteur atmosphérique.

Degrés de fusion ou de liquéfaction de quelques substances particulières. ^

Degrés du thermomètre centigrade

Nom des substances.

auxquels ils entrent en 1

Le suif .

La cire. . . . . ,

Le soufre .

L’étain .

Le bismuth ....

Le plomb .

Le zinc .

Cuivre jaune. . . . ,

Cuivre rouge. . . .

L’argent .

L’or .

Le fer . .

On hâte la liquéfaclion des métaux par des alliages , et cette propriété devient utile pour la soudure des métaux. ("Voyez Soudure. )

Litre.

Cette mesure est égale à un décimètre cube d’eau distillée, prise à -4- 4° centigrades de température {maximum de deusité ) ; elle est égale au poids d’un kilogramme.

POMPIER , PLOMBIER. l35

Longe ou lanière.

Nom que les pompiers donnent à une bande de cuir dont on entoure les manches à incendie lorsqu'elles sont percées.

Malléable. Voyez Ductile.

\ Manivelles.

Les manivelles qui sont destinées à faire mouvoir Paxe de rotation des pompes circulaires se rapportent entièrement aux leviers coudés ; ainsi , voyez ce que nous en avons dit à cet article.

Masticir.

9 Parties de brique pilée et bien fine.

I Partie de litbarge , protoxide de plomb.

On mélange , et on humecte avec de l’huile de lin. Ce mastic est propre à arrêter les infiltrations d’eau ; il est très dur, raie le fer. Il ne devient solide qu’au bout de cinq ou six jours.

Le mastic composé avec du brai ou de la résine et de la brique pilée en plus ou moins grande quantité et de la cire , est fréquemment mis en usage pour sceller les tubes de conduit en terre cuite.

Ménisque.

Nom affecte à la forme sphérique convexe ou concave qui termine la colonne de mercure dans les baromètres , ou les colonnes de liquide dans les tubes capillaires.

Mètre.

Dix-millionième partie du quart du méridien; unité de mesure des Français,

l36 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER , Modérateur.

Le volant est un modérateur, et proprement dit un réservoir de forces vives. On peut obtenir un modérateur d’une espèce toute nouvellé, et que nous ne relaterons ici que parce que nous pensons qu’il peut s’appliquer à plusieurs mécanismes particuliers ; il s’obtient au moyen de l’eau ou d’un liquide quelconque plus visqueux.

A B (y%^. 67 ) est un cylindre dans lequel circule de haut en bas une rondelle CD attenante à une tige; ces pièces sont en laiton , et la rondelle C D est ajustée dans le cylindre de manière à glisser sans frottement : sa course peut être réglée par un fond qui s’appliquera sur AE.

Maintenant, supposons que la tige soit sollicitée suivant la flècbe , c’est-à-dire de bas en haut, alors l’air supérieur à la rondelle sera obligé de passer en dessous, ou bien cette rondelle sera obligée de soulever un poids égal à celui de la colonne atmosphérique supérieure. Toutefois , comme pour obtenir un frottement uniforme , ou plutôt une course sans frottement , on a donné un peu de jeu à la rondelle C D , l’air pourra s’écouler -entre elle et la paroi cylindrique du vase en C et D ; mais si on met de l’eau dans l’appareil , et si on augmente la superficie de la rondelle , et par conséquent la capiicité du cylindre , on pourra obtenir une résistance proportionnée à la colonne d’air supérieure. Dans ce cas , elle ne pourra plus s’élever sans qu’on soit obligé de lui appliquer une forte pnîssance. Supposons qu’elle ne s’élève pas, alors en perçant à la rondelle plusieurs

POMPIER, PLOMBIER. l37

trous, ou en la rendant plus libre dans le cylindre, sou élévation sera proportionnée au temps que le liquide mettra à passer de dessus en dessous la rondelle. *

On peut substituer de l’huile à l’eau , ou encore une solution d’hydrochlorate de chaux.

Moteur.

Tout espèce de moteur peut s’appliquer aux pompes. Un courant d’eau peut s’adapter immédiatement à l'axe des pompes rotatives au moyen d’une roue à aubes mue par ce même courant , dont on peut élever ensuite une portion. On est dans l’obligation de réduire le mouvement alternatif et rectiligne des pompes ordinaires en mouvement circulaire, pour leur appliquer ensuite uii courant d’eau , ou bien employer des espèces de pendules à eau qui compliquent beaucoup le mécanisme.

Pistons.

Pièces cylindriques munies de soupapes , et qui sont mises en mouvement par une tige; elles sont ou garnies avec des étoupes ou avec du cuir, ou bien encore les pistons sont entièrement eu métal : les pistons des pompes à incendie ne portent point de soupapes.

L’usure peut être prévue eu employant les pistons métalliques, dont on se sert pour les machines à vapeur.

Les^^. 68 et 69 représentent les diverses parties qui composent le piston métallique; ce sont trois secteurs AB, B C et CA {fg. 69), et trois triangles équilatéraux D, E, F de même épaisseur, qui constituent im système circulaire compris tiitre deux rondelles, dont

l38 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

une a pu être marquée dans la fig. 69 : tontes deux sont reproduites , dans la fg. 68 , par M N et O P.

Ces trois triangles {fig. 69) sont chassés du centre à la circonférence par des ressorts qui , d’un côté , appuient sur la tige du piston, de l’autre sur un des côtés des triangles ; de telle sorte que, quand le contour de ce piston ou le cylindre même vient à presser, ce piston s’élargit à mesure , et remplit un espace qui resterait vide sans la propriété dont il jouit de s’étendre de lui-même.

Les deux plaques métalliques et parallèles M N et O P {fig> 68) sont d’un diamètre un peu plus petit que celui du système , et servent à en retenir toutes les parties dans une position convenable. On oppose , d’ailleurs , l’un au-dessous de l’autre , deux systèmes semblables , de manière à ne former qu’un seul piston, et de manière aussi à ne pas faire correspondre les intersections d’une des tranches avec celles de l’autre. La fig. 68 représente un piston composé de la sorte , et vu dans une position convenable pour laisser apercevoir la disposition des intersections.

Pneumatique {^pompe').

Pompes dont le mécanisme se rapporte à celui des pompes ordinaires, mais qui sont construites pour agir sur l’air ; elles demandent , par conséquent , un soin de construction particulier ; elles sont étrangères à notre objet.

Presse hydraulique.

Machine au moyen de laquelle , avec de très petites puissances, on obtient de grands effets; son principe a été développé page 43.

Raccùrdemens.

Pièces au moyen desquelles on ajoute bout à bout les tubes de conduit ou les manches en cuir. ( Fig. 24 , ^5 , 26, 27, 28, 29 et 3o. )

Réaction.

C’est à la réaction d’un courant d’eau arreté spontanément dans les tubes qu’on doit les effets du bélier hydraulique.

Recuit.

Opération par laquelle on donne à l’acier les qualités nécessaires pour l’objet auquel il est destiné j cette opération consiste à faire chauffer l’acier après qu’il a été trempé.

Lorsque l’acier vient d’être trempé à son plus haut degré de force , il est très cassant et très dur, et incapable de se laisser entamer à la lime ni au burin ; les outils mêmes finis , et qu’on laisserait dans cet état de dureté , ne supporteraient pas de grands efforts sans se rompre ni s’émousser par cassures. Mais le recuit , en leur ôtant un peu de leur dureté, leur donne aussi des qualités nouvelles. Yoici comment se pratique cette opération : on polit la pièce trempée, et on la fait chauffer de nouveau.

Peu à peu elle perd de son brillant , et prend une couleur jaune paille : si on arrête la chauffe à ce point , l’acier a acquis le degré de dureté convenable aux burins, rasoirs , fraises , limes , etc. En continuant le recuit , de jaune qu’il était , il devient plus foncé , passe au jaune ronssâtre. L’acier, a ce degré , a- acquis la dureté couve-

l4o MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER,

nable anx pignons de montre, anx couteaux , ciseaux , canifs , etc.

Il passe ensuite au bien , et c’est cette couleur qui convient aux ressorts , c’est-à-dire qu’il devient élastique.

Passé cette couleur il incline à reprendre ses premières qualités d’acier détrempé, et devient tont-à- fait impropre à fournir l’élasticité ou des trancbans durables.

Retardé.

Le mouvement d’un liquide qui s’échappe par jet d’un tube vertical, et de bas en haut, est uniformément retardé.

Remous.

Effet du déplacement d’eau que produit un navire lorsqu’il est animé d’une vitesse quelconque. De cet effet il résulte que l’eau tendant à remplir le vide que le navire laisse derrière lui, une certaine portion du liquide, s’attache au navire, le suit, et c’est encore une des résistances qu’il faut faire entrer dans la résistance totale qu’éprouvent les navires pour s’avancer dans un huîde quelconque.

Nous n’eu faisons mention ici que pour poser deux questions qui peuvent avoir un peu de rapport à notre objet principal.

I*. Un tube placé de l’arrière d’un navire de telle sorte que sa longueur fût en dedans du même navire , et son ouverture exposée en dessous du niveau de l’eau, un tube pareil se remplirait-il d’eau , en supposant que le navire soit animé d’une vitesse quelconque

L’effet du remous, celui naturel de la pression du liquide qu’éprouve la carène dans tous les sens , s’ajou-

POMPIER, PLOMBIER. l4l

t«ront-ils pour pousser l’eau avec plus de forCe dans l’intérieur du tube ?

Un piston qui agirait dans le sens favorable pour pousser le liquide en dehors, un piston pareil avec peu de frottement, et sans articulation, d’une surface proportionnée , et animé d’une puissance alternative et égale à celle des machines à vapeur qu’on applique ordinairement aux. roues à aubes, serait - il capable d’offrir un point d’appui capable de remplacer les roues à aubes ?

Ne serait-il pas à l’abri du boulet ?

Le cylindre ne pourrait-il pas se fermer eu dehors ^par une espèce d’écluse à tiroir et par le piston même?

2®. Un tube qui communiquerait avec l’intérieur du navire par l’arrière, et dont l’ouverture contiguë serait placée en dessous de la flottaison; un tube semblable, mais qui se prolongerait ensuite bien au-delà du remous, par exemple, à vingt brasses, supposons-le aussi en cuir, serait-il susceptible d’introduire de l’eau dans le navire?

En supposant que non, ne pourrait-il pas s’installer d’une manière volante , de manière à être mis en place en cas de besoin seulement ?

Quelle serait la vitesse nécessaire pour que l’eau intérieure du navire s’écoulât par ce tube , ou quelle serait la longueur qu’il conviendrait de lui donner pour telle ou telle vitesse? (i)

(i)Uo capitaine de navire marchand se trouvait, dit*ou, d^ns les vents alisés avec nu bâtiment qui faisait beaucoup

l4^ MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Robinet.

Nous avons dessiné, 66, un robinet qui peut établir alternativement la communication de deux tubes difTérens; c’est ainsi qu"il doit être fabriqué pour notre bateau sous-marin.

d’eau. Ayant comparé les forces de son équipage avec celle qu’il serait nécessaire d’appliquer aux pompes pour avoir le temps d’arriver à un port , il sentit qu’il lui était de toute impossibilité de l’atteindre, même en supposant les chances les plus favorables relativement au temps ou au vent : voici l’opération qu’il tenta , et qui, dit-on, lui réussit.

Après avoir mis son bâtiment sur le nez , c'est-à-dire après l’avoir enfoncé dans l’eau par l’avant, afin d’émerger l’arrière ou du moins une portion de la partie submergée de la carène de derrière, il y perça , le plus bas possible , une ouverture d’un certain diamètre , et y cloua une manche en cuir dont le prolongement devait flotter par l’arrière à une grande distance; cela fait, il remit sou bâtiment sur l’arrière dans son assiette ordinaire; et quand, après plusieurs jours, tout sou mondefut exténué, qu’une fin prochaine parut inévitable , il lâcha sa manche en cuir ainsi clouée , et que d’abord il tenait suspendue par réserve , comme les sauvegardes du gouvernail. II la lâcha, força de voiles; et, comme il s’y attendait, dès que le niveau de l’eau de la cale eut atteint l’embouchure de la manche , elle s’écoula par elle.

Nous ne donnons cette expérience que comme une tradition, mais comme une tradition qui mérite un essai, qui d’ailleurs avec un canot serait infiniment peu coûteux.

Soudure.

Dans la fabrication des différentes pièces qui entrent dans le mécanisme des pompes, on est souvent dans le cas d’employer les soudures.

Elles sont de plusieurs espèces : les soudures au cuivre rouge, au laiton ; la soudure forte au tiers; la soudure forte au qipart ; l’argent ; la soudure à l’argent et l’étain , sont celles dont on se sert le plus souvent dans les arts. Elles sont fusibles à divers degrés de température , et cette propriété devient utile quand une pièce doit supporter plusieurs soudures successives. Dans ce cas, pou^ la première soudure , et par conséquent pour le premier coup de feu , on emploie celle qui n’est pas susceptible de fondre aux coups de feu suîvans.

Yoici une table qui indique l’ordre de fusibilité des soudures les unes relativement aux autres :

Soudures.

Cuivre rougé .

Cuivre jaune ou laiton. . . .

Soudure forte au tiers .

Soudure forte au quart ....

Argent .

Soudures à l’argent . .

Étain .

Nom des métaux qui peuvent se

souder avec elles sans se fondre.

Fer.

Fer, cuivre rouge.

Fer, cuivre rouge, laiton.

Fer, cuivre rouge, laiton, soudures fortes au tiers.

Cuivre rouge, laiton, soudures fortes au tiers , ati quart, or.

Cuivre rouge, et toutes les autres , plus l’or et l’arg.

Cuivre, etc., etc.

1/|4 MANUEL 1>U MÉCANICIEN FONTAIMEKy Soudure des plombiers.

Une partie d’étain , deux de plomb>

Le fer se soude avec lui-mcme à la température de <7220" centigrades.

Plusieurs matières servent avec avantage pour hâter la fusion des soudures et faciliter leur adhérence avec les métaux qu’on doit souder ensemble. L’ammoniaque sert pour le fer, le borax mis en poudre et en pâte pour toutes les autres soudures , l’étain et la résine pour l’étain.

Ce dernier métal , lorsqu’il se trouve en contact avec les autres soudures , jouit de la propriété nuisible de s’opposer à leur fusion et à letfr adhérence avec les parties qu’on veut joindre; les vapeurs même qui s’élèvent des parcelles de ce métal répandues dans le foyer, contrarient également leur fusion , et les empêchent de couler à propos.

On facilite la soudure du fer avec lui-même , au moyen du sable ou du verre pilé, dont on le saupoudre pendant son incandescence.

Pour supporter la soudure , les métaux veulent être décapés avant de recevoir le feu.

Soufflures.

Défauts du métal fondu, qui sont dus à des parcelles d’eau ou d’air, ou à des corps étrangers contenus dans le métal en fusion, ou dans les moules. Ces parcelles d’eau ow d’air, lorsqu’elles sont en contact avec le métal en fusion , se dilatent considérablement , produisent des événemens fâcheux, on des^chambres qui entraînent souvent le rebut de la pièce-

rOMPIER , PLOTVtniEn. ï/jS

Soupapes.

On les fabrique de différentes manières ; elles sont quelquefois plates, convexes, ou concaves, on tout-àfait sphériques, comme dans le bélier hydraulique. Leur forme peut varier de mille manières différentes , suivant les ouvertures qu’elles sont destinées à boucher, et suivant les tubes ou les pièces qui les contiennent.

Trempe.

Le bon fer, par l’opération de la cémentation , qui consiste à le pénétrer de carbone , devient acier; mais , sans la trempe , ses qualités ne seraient pas supérieures à celles du fer.

Ce procédé consiste à chauffer jusqu’au rouge l’acier, et à le plonger ensuite dans l’eau froide ou dans un liquide quelconque convenablement froid.

La plupart des ingrediens qu’on ajoute à l’eau de la trempe, et dont les ouvriers fout ordinairement un mystère , s’ils n’ont pas pour but de donner à l’eau un degré de température plus bas, sont au moins inutiles.

La difficulté consiste à bien connaître le degré de recuit qui convient à tel ou tel objet , è bien égaliser la chauffe sur toute l’étendue de la pièce. (Yoyez Recuit.)

Enfin, il convient, relativement à la trempe, de ne pas dépasser le ronge cerise, meme de ne pas laisser la pièce exposée a cette chaleur pendant long -temps, parce qu’alors le carbone s’évapore , et l’acier reprend ses premières qualités de fer.

La trempe à paquet des armuriers consiste à exposer au feu , dans de petites boîtes en tôle, pleines de poussier

i46 manuel du MÉCANICiEN FONTAINIER ,

de charbon, les pièces qu’ils veulent tremper ensuite. Après une heure ou deux de chauffe, la surface des pièces s’est un peu imprégnée de cathone, et, en les trempant ensuite dans l’eau froide, elles acquièrent, à leur surface seule, les qualités de l’acier. C’est un diminutif de l’opération de la cémentation; mais les surfaces . uue fois dégradées, le fer intérieur se découvre, et les pièces s’usent promptement.

Tuhe de pito.

Tube qui sert à mesurer l’intensité d’un courant ; il se compose d’un tube courbé à angle droit , et dont les deux extrémités sont débouchées. Un des tubes et son ouverture sont exposés à l’action du courant, tandis que le liquide s’élève dans l’autre d’une quantité proportionnée à sa vitesse.

Veine contractée.

Effet que supporte un fdet d’eau en passant par un ajutage horizontal et cylindrique. (^Vojrez page 27.)

Volant.

On adapte souvent des volans aux pompes rectilignes et circulaires.

I On appelle volant une roue en fer, pesante , plus ou moins grande, destinée à continuer aux machines la force motrice pendant les momens où cette force cesse d’agir sur elles. Ces momens correspondent i la direction en ligne droite des leviers droits et coudés, ou encore à la direction diamétralement inverse.

. Mais il ne faut pas confondre les propriétés du volant

avec celles que lui attribuent quelques ouvriers qui l’appliquent très souvent à tort ; le volant ne doit être considéré que comme un réservoir de force vive, qui en transmet à la machine dans les momens d’inertie, qui les égalise dans d’autres cas ; mais il ne saurait engendrer une puissance qu’il n’a pas reçue , et que le frottement de tous les points de sa superficie dans l’air ambiant, de ses tourillons relatifs à sa masse, tendrait incessamment à détruire.

Pour obtenir beaucoup d’effet de l’emploi du volant , il est reconnu qu’il vaut mieux augmenter sa vitesse que sa masse, parce que cette augmentation de vitesse, loin de rendre les frottemens des tourillons plus grands , tend au contraire à les diminuer, surtout si on a la bonne précaution de les maintenir lubréfiés.

Relativement aux machines à vapeur, la vitesse qu’on veut appliquer au volant étant connue, voici la règle qu’on suit ordinairement pour trouver le poids qu’il convient de leur affecter : « Multipliez le nombre de chevaux que représente la machine par le nombre constant 2000, et divisez le produit par le carré de la distance , en pieds, parcourue par un point de la circonférence en une seconde, le quotient sera le nombre de quintaux que doit avoir le volant. >»

Si on voulait connaître , par exemple , le poids et la circonférence d’un volant applicable à une machine de i5 chevaux, voulant donner à ce volant un diamètre de 12 pieds, et lui faire décrire 36 révolutions par minute;

Pour trouver la circonférence, on fera cette proportion :

I/j8 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

La circonférence sera de38 pieds, relativement au poids.

Ces 38 pieds , multipliés par le nombre de révolutions en une minute, c’est-à-dire 36, nous donneront i368; divisant par 6o, nous aurons le chemin parcouru en une seconde, ou 22P,8, dont le carré est 519,84.

Maintenant , en multipliant 2000 par le nombre de chevaux i5, nous aurons 3o,ooo à diviser par 520; ce qui nous donnera le nombre de quintaax, on 5; quintaux et comme ou connaît toujours la puissance qu’il est nécessaire d’employer pour élever l’eau à une hauteur déterminée , que cette puissance peut se comparer avec la force des chevaux , notre règle pourra servir à déterminer les dimensions et le poids qu’il convient de donner au volant.

Mais les ouvriers doivent bien se pénétrer que l’emploi du volant dei'ient défectueux quand l’égalité de puissance motrice n’est pas nécessaire à leurs travaux ; que, dans ce cas, le mouvement alternatif peut s’appliquer immédiatement à la résistance à vaincre ; mais que , s’ils ont besoin d’un mouvement rectiligne et régulier, ils ne sauraient l’obtenir autrement que par l’usage du volant; alors la puissance du piston s’appii^ quera d’abord au volant , par le procédé que nous avons indiqué, ou par tout autre qu’ils trouveront plus simple , et ensuite ils reproduiront le mouvement rectiligne , qui, alors, sera devenu régulier. Pour le mouvement circulaire et régulier, l’arbre du volant le fournit immédiatement.

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