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GLANDES SUDORIPARES

cules pileux, vers Textrémité desquels elles viennent s'ouvrir par un canal excréteur analogue au goulot d*one bouteille (fig. 31). Cependant quelques-unes- ont une existence indépendante et s'ouvrent isolément à la surface de la peau par an large orifice qui donne parfois passage à un poil de petite dimension, de sorte que l'on peut, avec Sappey, diviser les glandes sébacées en trois classes : celles qui s'abouchent dans la cavité d'un follicule pileux (les plus nombreuses, par exemple celles du cuir chevelu); celles qui s'ouvrent directement à la surface de la peau, et qui donnent passage à un poil ntdimentaire (front, aile du nez, et face en général) ; enfin, celles qui ne sont en connexion avec aucun poil (surface interne du prépuce chez l'homme ; mamelon et vestibule du vagin chez la femme). Le corps même de la glande est représenté par une vésicule simple, ou plus ou moins ramifiée. Leur intérieur est tapissé par une couche d'ordinaire simple, de cellules analogues à celles de la couche de Maipighi, mais moins allongées, presque sphériques ou polyédriques, et présentant des granulations graisseuses. Toutes les autres cellules situées au-dessus de celles-ci, au lieu de présenter, comme sur les sur&oes libres de la peau, la trans formation cornée, subissent une dégénérescence graisseuse très-prononcée, de sorte que là où les cavités piriformes de la glande sont entièrement remplies de cellules volumineuses pleines de gouttelettes distinctes de graisse, quelques-unes de ces cellules éclatent et laissent échapper une matière huileuse jaune ou blanc jaunâtre qui, mêlée aux cellules intactes et aux débris de membranes cellulaires^ constitue le produit sébacé. (Voy. p. 135.)

Les glandes sudoripares sont formées par une glande en tube plongeant profondément dans l'épaisseur de la peau et qui, arrivée au niveau du tissu cellulaire sous-cutané, se pelotonne sur elle-même de façon à constituer un glomérule. Ces glandes se composent donc : d'un glomérule, de dimensions variables selon les régions, très-gros (1 et 3 et même 3 millimètres de diamètre) dans le creux axillaire, très-petit (0°>",2 à 0'"'",4), dans la peau du pénis« des paupières^ du pavillon de l'oreille ; et d'un canal excréteur qui traverse directement le derme et lÀ oouche de Malpighi, puis

13i ANATOMIE DE LA PEAU,

se fait jour à travers la couche cornée de répiderme en sBoctant une disposition spiroïde (Bg. 33). Dans ieur passage à Inners l'épiderme. Ces canaux ne présentent paa de paroi propre, et sont Biiuplement constitués par un trajet lacunaire, limité par des cellules .épidermiques placées verbcalement,

e à d aj grand axe parallèle i celui du canil.

)a e le d leur étendue, les canaux sudpripares

Jt 00 pa e tunique externe de tissu conjonctil

rm p fibres musculaires lisses, à direction

gtud pp glandes de l'aisselle), et par une

un q m h aie, formée d'une ou plusieurs couches

l aux cellules profondes de l'épiderme,

si ce n'eftt qa^elles renferment souvent des granulations graisseuses, et plus souvent encore un petit nombre de granulations pigmentaires jaunes ou brunâtres. (Kœlliker.)

Les glandes cérumineuses , qui occupent la peau de la portion cartilagineuse du conduit auditif externe, sont analogues comme forme et comme structure aux glandes sudoripares et surtout aux glandes axillaires ; leur glomérule est de la grosseur d'un grain de millet ; leur épithélium se compose d'une simple couche de grosses cellules polygonales contenant des granulations pigmentaires d'un jaune brunâtre.

Physiologiquement, Tépiderme dont nous venons d'indiquer la structure se desquame et se reproduit incessamment. Les frictions un peu répétées, surtout après un bain ou lorsque la peau a été longtemps baignée par la sueur, permettent de recueillir un produit presque exclusivement composé de lamelles épidermiques minces, irrégulières, plissées ou chiffonnées, très-aplaties. Dans les conditions normales, ces lamelles épidermiques s'éliminent incessamment et insensiblement. La peau vient-elle à être recouverte d'un enduit ou d'un appareil qui rend cette desquamation impossible, ces débris d'épiderme se rencontrent en plus grande abondance. A ces produits s'ajoute toujours une proportion plus ou moins considérable de matière sébacée, puis quelques corps étrangers venus du dehors. Gomme exemple de ce que doit être l'épiderme éliminé en grande abondance et mélangé à une certaine quantité de matière sébacée, nous citerons l'épiderme fœtal.

Êpiderme fœtal *. — Il se compose d^un grand nombre de cellules très-larges (4à5 cent, de millim.), transparentes, minces, aplaties, imbriquées, souvent contiguës par leurs bords et disposées en^mosaïque, assez régulièrement polygonales. Leurs bords sont pâles, nets, leurs angles bien déterminés et non arrondis. A la surface de Fépiderme, elles sont à peine granuleuses, quelquefois marquées de fines et pâles stries àleur superficie, dépourvues de noyaux et presque tout à fait sans granulations ; quelquefois, plus profondément, on en trouve quelques-unes avec granulutions grisâtres. Le plus souvent, ces cellules

sont fortement adhérentes les unes aux autres ; souvent aussi leurs bords sont repliés sur eux-mêmes, et alors on cons* tate aisément leur épaisseur et leur mode de superposition. L'adhérence de ces lamelles épithéliales se fait par rintennédiaire d'une substance intercellulaire demi-

Fig. 33. — Ëpithélium d'un i« «j i . ••

embryon de deux mois. ^^^^^^ ^^ ^^lore en noir le

Gross., 350. (Kœiliker.) nitrate d'argent.

Le même aspect se constate quelquefois à la suite des larges desquamations que présente la surface cutanée dans Péi^sipèle, la scarlatine, etc., lorsque Tépiderme se soalève en larges plaques macérées sous l'influence de topiques émoUients.

Mais le plus souvent, les produits de desquamd"

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