MUCUS NASAL
tes cavités accessoires. Dans ces cavités ou tinuê (frontaux, maxillaires, ethmoïdaux, etc.), ce cborion est très-mince, confondu avec le périoste, peu vasculaire, et moins riche en glandes : on a cependant signalé quelques glandes sur \t plancher du sinus maxillaire (Sappey), dans les sinus sphénoîdal et ethmoTdai; près de leur orifice, où ces glandes se dilatent parfois en petits kystes, volumineux. D'après les recherches récentes de Sappey, les glandes des sinus différent de celles des fosses nasales, moins par leur nombre que par leur volume et leur disposition : en effet, elles se présentent ici la plupart du temps sous Taspect de longs tubes noueux, sur lesquels s'échelomient des utricules inégalement espacés ' et de fort petit volume. — Au contraire, dans les fosses nasales proprement dites, la muqueuse est épaisse, très-vasculaire, et très-riche en glandes. Les vaisseaux forment des réseaux veineux très-riches, qui arrivent presque au contact de Tépithélium, de sorte que les hémorrhagies sont très-faciles, et que, sans qu'il ^ ait hémorrhagie proprement dite, il est très-fréquent de trouver des globules rouges dans le mucus nasal. Les glandes, étudiées surtout par Sappey, présentent le type de petites glandes en grappe parfois excessivement et très-finement ramifiées.
Le mucus nasal présente les éléments que nous avons signalés dans les mucus en général (mucosine, cellules épithéliales et débris de cellules épithéliales, leucocytes, souvent des globules rouges du sang). Il se concrète facilement en amas ou grumeaux de consistance et d'aspect de chair lavée : il se dilacère alors en petits fragments et en pellicules très-minces, finement striées [mucosine], surtout par Faction de Tacide acétique (Ch. Robin); c'est ce mucus nasal, très-riche en cellules épithéliales cylindriques, souvent vibratiles (voy. p. 281), à protoplasma granuleux, et à noyaux volumineux, qui constitue la plus grande partie du produit évacué