II. — PATHOLOGIE
A. — SÉROSITÉS. — Le liquide, qui remplit la cavité des plèvres dans les cas de pleurésies, peut être extrait par la thoracocentèse et être analysé au point de vue chimique aussi bien qu'à Taide du microscope. L'analyse chimique a été faite à plusieurs reprises ; et Ton trouvera dans un mémoire spécial de M. Méhu*, quelques résultats intéressants au point de vue pathologique. L'examen microscopique donne des résultats moins précis.
Dans les pleurésies franchement inflammatoires, à évolution rapide, à épanchement très-riche en matière fibrinogène, le liquide extrait par la ponction se prend très-rapidement en un caillot homogène, transparent. Examiné au microscope, ce caillot se montre formé par un amas de fibrine coagulée, sous forme de filaments fibrillaires très-fins. Les mailles de ce coagulum fibrineux englobent des cellules épithéliales pavimenteuses, transparentes, parfois infiltrées de fines granulations protéiques, creusées de nombreuses vacuoles, des leucocytes granuleux, hypertrophiés, multi-nucléaires, quelques rares granulations graisseuses, enfin, dans quelques cas, un petit nombre de globules sanguins (fig. 15).
Le liquide des pleurésies latentes se coagule beaucoup plus lentement ; quelquefois même on n'obtient jamais un vrai caillot, mais bien une masse gélatiniforme, transparente, renfermant moins de fibrine