‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 103 sur 133 · A/o»(;)enierm^(iicrti, juin · texte numérisé non relu

A/o»(;)enierm^(iicrti, juin

2. D'après Lœwenstein. Voy. GaxttU médicaU de Strasbourg. 1er janvior 1872.

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les parois

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Kig. 103. — Fibre

musculaire ilo

l'iiténis (Kœl-

likor.)

ÂNATOMIE.

préparation avec le picrocanninale d'animoniaque {yoy. Introduction, p. "2^2]. Pendant la gestation les fibres musculaires préexistantes s'hypertrophient, en môme temps qu'il se forme de nouveaux éléments musculaires : ç'eat ainsi que la masse de l'utérus devient de vingt- à trente fois plus considérable qu'elle n'était primitivement.

La muqueuse utérine doit être étudiée au niveau du corps de l'utérus, au niveau de la cavité du col, et au niveau du museau de tanche.

La muqueuse du corps de l'utérus ne possède comme cliol'ion qu'une mince couche de tissu conjonctif embryonnaire intimement unie à la masse musculaire, de telle sorte que l'épithélium utérin semble directement appliqué sur le tissu musculo-vasculaire sous-jacent. La surface de cette muqueuse est lisse, sans aucune papille; mais elle présente dans la profondeur un grand nombre de prolongements en doigt de gant, qui forment des glandes en tube très-analogues aux glandes de Lieberkiihn du canal intestinal : ces glandes sont simples ou ramifiées. Le revêtement épithélial se compose d'une simple couche de cellules cylindriques dans les culs-de-sac glandulaires, comme à la surface libre ; mais, à la surface libre de la muqueuse, ces cellules cylindriques sont munies de cils vibratiles qui se meuvent de dedans en dehors : il en est de même de l'épithélium des trompes utérines.

La muqueuse de la cavité du col de l'utérus, étudiée avec soin par Cornil, est aussi revêtue d'un épithélium à une seule couche de cellules cylindriques avec cils vibratiles, que l'on retrouve encore jusque très-près de l'orifice du museau de tanche ; mais cette muqueuse présente en plus des papilles très-nombreuses, surtout vers la partie inférieure, papilles qui se rencontrent aussi bien à la surface des saillies arborisées de la muqueuse {arbre de vie du col de l'utérus), que dans leur intervalle et jusque dans les dépressions les plus profondes qui séparent ces saillies. Ces papilles sont d'autant plus développées et plus nombreuses que le sujet est plus âgé. La muqueuse de la cavité du col est très-riche en glandes, les unes simples, les autres composées : les premières sont de simples dépressions piriformes tapissées par des cellules cylindriques plus petites que celles de la surface libre et dépour-

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vues dû cils vibralilos ; les secondes, développées surtout vers le fond des sillons qui séparent les branches de l'arhre de vie, sont de véritables glandes acinouses (Sappey), mais dont chaque cul-de-sac est identique à l'une des glandes simples que nous venons de décrire. Ces glandes sécrètent le mucus épais, visqueux et gluant que nous étudierons bientôt ; parfois le canal excréteur de ces glandes s'oblitère et leur produit de sécrétion s'y accumule do manière à constituer un petit kyste qui devient saillant : c'est ce qu'on a nommé les œufs de Naboth, fréquents surtout chez les femmes âgées. Le contenu des œufs de Naboth présente souvent un aspect puriforme, dû ;i la présence do nombreuses cellules épithéliales en dégénérescence graisseuse : ce sont des cellules cylindriques déformées ; parfois des globes épithéliaux sphériques ; des formes pavimenteuses, et même des formes étoilôes. (Wagner, Cornil.)

La muqueuse du museau de tanche, ou portion vaginale du col, est couverte d'un épithélium pavimenteux identique à celui du vagin ; mais cette muqueuse possède en plus des papilles et des glandes. Les papilles forment un réseau semblable à celui de la peau, mais elles sont peu saillantes et enfoncées au milieu des couches épithéliales. Les glandes, nombreuses seulement au niveau de l'orifice du col (Wagner, Cornil), sont des tubes simples, renflés à leur partie profonde, et tapissés d'une couche unique d'épithélium cylindrique ou cubique, sans cils vibratiles (Cornil); en un mot, elles sont semblables à celles de la cavité du col : elles peuvent aussi, comme l'a démontré Cornil, donner lieu à la production de petits kystes, d'œufs de Naboth parfois très-abondants, chez les personnes âgées.

La muqueuse de l'utérus, et surtout celle de la cavité du corps, subit des modifications qu'il faut considérer comme physiologiques, aux époques de la menstruation et pendant la grossesse.

A l'époque de la menstruation la muqueuse utérine s'hypertrophie, ses glandes deviennent plus visibles, et les couches superficielles de l'épithélium tombent et sont éliminées : c'est une véritable mue épit lléliale , qui, au point de vue physiologique, doit ôtre placée comme importance sur le même rang

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