‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 20 sur 133 · CRISTAUX · texte numérisé non relu

CRISTAUX

inicroscopicp-ie succincL fera éviter do semblables méprises.

Pigment. — Enfin, comme variations pathologiques dans les éléments normaux du sang, nous trouvons encore une augmentation anormale dans les molécules de pigment et de graisse que renferme ce liquide. Nous avons rattaché les diirérentes formes de mélanémie à l'élude des altérations des globules rouges (p. 58), et nous ne dirons rien de la présence dans le sang de corpuscules ou de cellules mélaniques empruntés à des tumeurs de ce genre ; ces observations devant être regardées comme trèsîiypothétiques.

Graisse. — Quant à la lipœmie, nous avons déjà signalé une richesse plus considérable du sang en molécules graisseuses ou protéiques après un repas, dans la grossesse, etc. ; on a signalé Taugmentation de la graisse chez les alcoolisés, dans certains cas d'hydropisie (Vogel), dans la maladie de Bright, chez les diabétiques, etc. Parfois Taccumulation des matières grasses peut être assez considérable pour ■donner au sang une coloration d'un blanc laiteux {(jalactémie) ; ce que nous avons dit suffit pour faire 'distinguer la galadémie de la leiicocyLhémie. On peut ■dire, d'une manière générale, que l'augmentation anormale des matières grasses ou protéiques dans le sang indique soit une quantité très-considérable ■d'ingesla, soit un ralentissement dans la nutrition ■et les métamorphoses du sang qui n'utilise pas les éléments nutritifs, même fournis en faible quantité.

Cristaux. — La matière glijcogène peut être sécrétée en proportions trop considérables et .passer dans le .sang, auquel c1I(î communicfiie une teinte opaline

SANG i>atiioi.ogiqi;f.

analocciio à celle que (létcrminonl les corps frras. GelLc matière glycogène existe alors, dans le sang, sous forme de fines granulations moléculaires, mais son aspect opalin ne se rencontre guère que dans le sang des veines sus-hépatiques et sa recherche ne présente, par conséquent, aucune application clinique. Il en est de même des substances cristallisahles ou des métaux que renferme le sang. On ne les rencontre presque jamais à l'état cristallin dans le sang normal, et nous verrons plus loin qu'il est assez rare de les trouver dans le sang pathologique même après la mort. Toutefois, les expériences de Garrod, reprises par Charcot et divers observateurs, ont prouvé que, dans certaines maladies, il pourrait devenir nécessaire de rechercher, en provoquant artificiellement leur cristallisation, les matières cristallisables que renferme le sang. Rappelons donc, en quelques mots , le jjrocédé du fil qui a donné ,à Garrod de si bons résultats. Dans une capsule de verre, on dépose 5 grammes environ de sérum; on y ajoute quelques gouttes d'acide acétique, puis on y laisse tomber un fil. Au bout de 36 ou 48 heures, on constate que, chez les goutteux, des cristaux d'acide urique se sont déposés sur le fil. Le sérum doit être frais, sans quoi la fermentation le décompose en acide oxalique, urée et allantoïne. Il faut éviter qu'il soit trop desséché, sans quoi on obtiendrait des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien — (Voy. fig. 17).

1. Consulter i ta sujet Charcot, Leçons cUniqucx sur les maladies (les vieillards et les maladies ehroniqucs: Paris. I8G7.

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