l'ATHOLOGIl': Dli LA l'KAU
pattes poslci'ieiu'cs, des Organes génitaux très-visibles. Les œufs sont ovoïdes; les larves plus courtes et plus étroites' que les œul's.
« Dans des cas exceptionnels de gale, probablement par suite de la présence d'une quantité notable d'acares (notamment de mâles), on remarque, outre les caractères ordinaires de l'affection, des amas épidermiques épais, semblables à du cuir. Ils recouvrent la paume des mains et la plante des pieds sous forme d'excroissances jaunes cornées. En même temps, les ongles subissent une dégénérescence : leurs lamelles se cassent, se racornissent et se détachent en partie des tissus auxquels elles devraient adhérer. Enfin, sur d'autres régions du corps ainsi que sur la face, le pavillon de l'oreille et le cuir chevelu, surviennent des croûtes que l'on distingue de celles d'un eczéma impetiginosum, parce qu elles contiennent des acares morts, des œufs, des fèces, et d'autres débris de ces animaux.» (Hébra.) Lelte forme de gale, observée surtout en Norwége sur des malades affectés lV éléphant hiasis Go-œcorum (Danielssen et Bœck), n'a pu être diagnostiquée que par un examen microscopique approfondi.
Les préparations minutieuses qu'exige l'étude microscopique des acariens intéressent le natura ist. plutôt encore que le médecin. Nous renverrons donc le lecteur aux détails que Robin a consacrés a celte queslion. llruité du ndcroscupe. pages Tb4 el suin.)
l'HUDL'ITS SOLS- lil'lDEUMIQUES.
IV. — EXAMEN DES PRODUITS S O U S- E P I D E B M IQ U E S ET SOUS-CUTANÉS
Fausses membranes
Jusqu'à présent, nous n'avons étudié que les produits accumulés à la surface de la peau saine, ou recouverte de croûtes plus ou moins épaisses. II nous faut maintenant décrire les éléments que Ton rencontre lorsque, le revêtement protecteur ayant été détruit dans une plus ou moins grande étendue, les surfaces ulcérées sont mises à nu ou recouvertes de néoforniations. Le plus souvent l'examen du réseau de Malpighi, qui représente dès lors un revêtement analogue à celui des muqueuses, ne donnera que peu d'indications. Prenons comme, exemple ce qui se passe quand on vient à soulever, puis à enlever la couche cornée de l'épiderme à l'aide d'un vésicatoire. Au début, la sérosité extraite ne montrera que des cellules épithéliales plus ou moins gonflées de liquide, un assez grand nombre de leucocytes et quelques rares globules du sang ; mais, au bout de peu de temps, se dépose à la surface épidermique à nu une couche glaireuse, jaune ambré, qui contient de la fibrine sous forme de filaments ondulés entre-croisés. Cette fibrine emprisonne dans ses mailles un plus grand nombre de leucocytes, .de granulations moléculaires, des granulations graisseuses et des cellules épithéliales. Plus tard encore, la plaie laissée par le vésicatoire pourra se recouvrir d'une couche grisâtre, pulpeuse,
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irès-riche en librine, en [.^lobules de pus et surtout en globules granuleux, infillrés de matières grasses. Très-abondante au début, très-abondante ■ aussi dans les cas où la plaie formée par un vésicatoire se recouvre d^une fausse membrane grisâtre, pulpeuse, raccumulalion des globules de pus diminue, au contraire, dans les cas où la plaie tend vers la cicatrisation. Ce que Ton remarque dès lors, c'est la diminution du nombre des globules de pus comcidant avec Taugmentation du nombre des cellules épithéliales souvent anguleuses, allongées, renfermant vm ou plusieurs noyaux.
Les surfaces des ulcères ne présentent pas de caractères plus tranchés. On voit cependant dans certains services de chirurgie, quand il y a encombrement, infection des salles, certaines plaies s'accroître incessamment, sans tendance à la cicatrisation, la surface de l'ulcère se recouvrir d'une fausse membrane plus ou moins épaisse, adhérente ou ne formant qu'une boue humide grisâtre [pourriture d'hupital). D'autres fois, détruisant tous les tissus, saul les gros vaisseaux, qu'elle paraît longtemps ménager, l'ulcération peut donner naissance à un produit gn< noirâtre, sanieux, fétide, s'écoulant de la plaie en même temps que celle-ci gagne en profondeui [forme ulcéreuse de la pourriture d'hôpital), bi, dans les deux cas, on examine ce qu'on récolle a la surface de l'ulcère, on trouve que le produit de désagrégation moléculaire qui s'élimine incessamment contient une matière amorphe, sous forme de granulations élémentaires, de la fibrine en fibrilles dissociées, retenant dans ses mailles un grand nombre de leucocytes, des globules graisseux, des