‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 80 sur 133 · IV. — MUQUEUSES DE L'ŒIL ET DES VOIES LACRYMALES · texte numérisé non relu

IV. — MUQUEUSES DE L'ŒIL ET DES VOIES LACRYMALES

Nous n'avons à nous occuper, dans ce chapitre, ni de Thislologie des membranes de l'œil, ni de la structure de ses milieux ; nous dirons quelques mots de l'anatomie des glandes lacrymales et des conduits lacrymaux, puis nous résumerons en quelques lignes ce que peut apprendre l'étude des produits recueillis à la surface de l'œil.

, Les glandes lacrymales sont des appareils sécréteurs dont les culs de sac ressemblent parfaitement à ceux des glandes salivaires [voyez pag. 216). Leur produit de sécrétion, les larmes, ne présente pas normalement d'éléments figurés, sauf quelques leucocytes.

La muqueuse conjonctivale est revêtue d'un épithélium panimenteux stratifié ; cette disposition constante dans toute la portion tarsienne de la conjonctive, cesserait au niveau du bord adhérent des cartilages tarses, de telle sorte que les culs de sac conjonclivaux seraient tapissés d'un épithélium cylindrique stratifié (Henle).

La muqueuse de l'appareil lacrymal présente, au point de vue du revêtement épithélial, quelques

2H6 MUQIIKIJSES l)K l-'OI'll. l'-T DF.S VOIES I.ACKYMALKS.

parlicularilés indiquées en partie par llenle et précisées récemment, i)ar Robin cl Cadial (1).

\° Les conduits lacrymaux sont tapissés d'un épi- Ihélium panimenleux analogue à celui de la conjonclive.

2" Dès qu'on passe du conduit lacrymal commun dans le sac lacrymal, l'épithélium prend brusquement les caractères de l'épithélium prismatique.

30 Cet épithélium cylindrique se retrouve dans toute la longueur du canal nasal, jusque sur les lèvres de son orifice dans la cavité nasale.

40 Le sac lacrymal est dépourvu de glandes (Robin) ; la muqueuse n'en secrète pas moins du mucus, plus ou moins visqueux et tenace, car on sait que les muqueuses sécrètent indépendamment de toute glande.

Les produits que l'on peut recueillir à la surface de la conjonctive ou des paupières, et dont un examen microscopique pourrait caractériser l'origine, sont assez rares. Nous avons déjà indiqué, en nous occupant du mucus considéré en général {p. 200;. quels étaient les caractères du mucus conjonclival ou des agglomérations formées de mucus concret (dacryoUthes) qui se retrouvent parfois dans les voies lacrymales. Nous nous bornerons à dire ici que les altérations des larmes n'ont pas été étudiées au microscope. Quant aux produits de la muqueuse palpébrale ou de la conjonctive, ils sont difficiles à caractériser par un examen microscopique. Dans la Uépharite ciliaire on trouve les cils gonflés, volu-

I. Nnle sur la stniclure du sac laenjmal et de ses conduits. Journal de l'analomie, 1875, p. -487,

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