SANG NORMAL
(lig. 9; h): cel. aspocl esL surloul acconluc dans les globules pénétrés d'oxygène, c'esL-à-dire dans le sang arLériei, tandis que la concavilé tend à s'effacer dans les globules du sang veineux, par défaut d'oxygène. — Vus de face, ils représentent des disques de couleur jaunâtre, plus foncés sur les bords, plus transparents et presque incolores (surtout dans le sang artéri'el) vers le centre, ce qui résulte de leur forme biconcave (fig. 9; a, a). Leur contour est marqué par une ligne nette et distincte qui paraît indi- (pier l'existence d'une membrane enveloppante trèsmince : ils ne contiennent normalement ni noyaux, ni granulations, mais une suljstance amorphe cl colorée comme nous l'avons indiqué.
Ces particularités de forme et de structure s'observent facilement eu déterminant dans la préparation de petits courants qui entraînent les éléments, les font rouler qt les présentent successivement dans les positions les" plus diverses ; on produit ces courants soit en pressant légèrement avec l'aiguille sur le couvre-objet, soit en plaçant sur le bord de celui-ci une goutte do véhicule neutre, qui s'infiltre rapidement par capilfarité entre les deux verres (porte-objet et couvre-objet).
Il est difficlTe d'apercevoir une enveloppe aux globules rouges faussi la question de la présence d'imc membrane périphérique est-elle encore douteuse (Dujardin, Ranvicr). Tout au plus peut-on démontrer par r.iction de l'acide picrique ou chromique l'existence d'une couche périphérique spéciale plus ou moins bien limilée et qui est surtout visible sur les globules des batraciens. Dans un travail tout récent [Arch. de ]>h!/s. ISTo), M. Ranvier déclare qu'il est facile de mettre en évidence cette mem-
brane d'enveloppe. Il suflil de traiter une ei-outte de sang de grenouille par ralcool \ et .de colorer ensuite par le sulfate de rosaniline en solution dans l'alcool. On voit alors appaTaître autour du globule devenu spliérique une couche membraniforme colorée en rose, et montrant tous les caractères d'une membrane formée non d'une substance solide mais d'une sorte de pâte très-ductile se laissant traverser par les corps sans conserypr trace de leur passage.
Ces éléments s'altèrent très-facilement : lamoindre évaporation, telle qu'il s'en produit toujours dans le temps qu'exige la di.sposition d'une goutte de sang entre deux plaques de verre, suffit pour altérer leur forme, les ratatiner, et leur donner un a.spect framboise, crénelé (fig. 9: /■), qui pourrait faire croire à une altération primitive ou à la présence d'im noyau, quand un de ces mamelons artificiels se projette sur le centre du globule sanguin '. Il faut donc toujours examiner lesang avecaddition d'un liquide, mais d'un des liquides que nous avons indiqués comme véhicules neutres ^ car ces éléments ne sont pas moins sensibles à l'imbibition qu'àl'évaporation:
■1. Cette .iltoralion des globule-s sanguins, cette foi-me crâncléo n'es donc due quïi un eflet purement physique, llûtons-nous d'ajouter cependant qu'elle se produit plus rapidement dans le sang pathologique que dans le sang normal (voy. plus loin).
2. 11 faut de plus, si l'observation doit se prolonger, éviter l'évanora ,on du hquide vers les bords de la préparation. A cet eftet, on garnit celle-ci d une légère bordure de paraffine. Cette opération très-simple s accomplit en portant sur un morceau de paralfino une lame de scalpel cliauflee a la lampe à alcool ; la paraffine fond à ce contact, et l'on .e ire la lame chargée d'une goutte do paraffine liquide : en répéti.nl ce le petite manœuvre un certain nombre de fois, on a bientôt lu té ent,..romenl les bords do la préparalion