‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 96 sur 133 · I liùse de la Faculté des sciences de Paris · texte numérisé non relu

I liùse de la Faculté des sciences de Paris

PAKASITES.

sont beaucoup plus gros que ceux qui sonl décrits par van Tioghem: d'après leur forme et leur développement, ils ressemblent aux cellules de la levûre ordinaire. » he penicillmu glaiicum s'observe aussi fréquemment dans l'urine ; enlin, on y a signalé la présence de la sarcine. Les blocs transparents qui caractérisent ce végétal ont paru toujours plus petits que ceux qui ont été rencontrés dans les vomissements. (Voy. p. 246.)

Il est bon toutefois d'apporter la plus grande attention dans toutes les observations de ce genre et de ne pas confondre avec des produits appartenant à l'urine ceux qui auraient pu y être introduits accidentellement. Hâtons -nous d'ajouter que la sarcine ayant été reconnue non -seulement dans l'urine, mais encore dans la cavité même de la vessie, doit être citée comme l'une des productions végétales qui appartiennent au liquide urinaire.

Entozoaires. — Divers parasites provenant de kystes hydatiques, par exemple, ont pu être évacués avec l'urine. Si l'on trouve les crochets qui caractérisent les têtes d'échinocoques, le diagnostic pourra être affirmé. Parfois d'autres parasites ont pu passer dans les voies urinaires et être retrouvés dans l'urine. L. Beale cite le Diplosomz crenala (A.. Farre), le Dactylius acideatus, le Stro;vjylus gigax, le Distoma hematobium. Il faudra toujours rechercher dans l'urine, non-seulement le parasite lui-même, mais encore les œufs, qui, nous l'avons déjà vu (p. 274) en rapportant les nombreuses et intéressantes recherches de Davaine, ont souvent des caractères distinctifs très-tranchés. Certaines héma-

MIJQUKL'SK URINAI HE.

luries vcrinineuses pourront ainsi être reconnues'.

C'est ainsi que P. Sonsino S examinant les urines de malades atteints d'hématurie endémique d'É^ypte, a pu retrouver dans les (locons ou les pelotons rnuciformes qui tombaient au fond du vase, des œufs et des embryons de Bilharzia hœmatohia. Le même auteur prétend avoir rencontré dans le sang des mêmes malades, obtenu après piqûre au doigt, un ver hématoide ressemblant à une anguillule.

Dans les urines de Vliérmturie chyleuse des pays chauds, outre le Bilharzia hcematobia, on a encore trouvé un autre parasite, que M. J. Crevaux décrit en ces termes [Journ. de l'Anat. et de la Physiol., 1875, p. 177) : « Cet animal, long de ô'^i^'iô, est mince comme un fil ; une extrémité obtuse paraît correspondre à la tête, qui porte près de sa terminaison un petit point ressemblant plutôt à un amas de granulations qu'à un orifice : agilité remarquable, vitalité très-grande. Depuis l'époque où nous avons découvert ce parasite, ajoute l'auteur, nous avons, pendant une période de quatre années, examiné les urines du même malade, et chaque ibis nous avons retrouvé le même helminthe. Nous avons remis des échantillons de ces vers parfaitement conservés à MM. Davaine et Balbiani, qui les ont considérés comme des embryons d'un hématoïde. M. Balbiani. qui a fait une étude spéciale du strongle géant, nous a montré des embryons qui ont une certaine ressemblance avec les nôtres: ils en diffèrent seulement par leur taille, qui est plus considérable. »

\. \oy. Le Roy de Méricouii. Archives de médecine tmvalf, 1S70 Voy. flt'i'îir riff: se ici) Ci'.? métiicalef. t. V. p.

PARASITES

Plus fréquents encore sont les cas où Ton a mélangé à l'urine des produits de provenances diverses pouvant ou non renfermer des entozoaires. Il sera toujours aisé de déjouer les supercheries ou les erreurs de ce genre, en étudiant les helminthes que les malades disent avoir rendus en urinant; il sera' aussi aisé de ne pas confondre avec les vers intestinaux des caillots de fibrine ou de sang, souvent trouvés dans l'urine après une abondante hématurie.

Enfin des débris de poils (kystes pileux du bassin), des fragments de forme diverse provenant du fœtus dans les cas de grossesse extra- utérine, etc., seront reconnus par un examen macroscopique ou microscopique, au sujet duquel il est inutile d'insister ici.

Un grand nombre de médicaments sont éliminés avec les urines. Pour les reconnaître, il faut avoir recours à l'analyse chimique combinée ou non avec l'électrolyse '.

I. Neubiiiiei- et Vogei, De l'urine, p. 1S8. — Froseniiis, Tmilr linnnlysc quanlitalive, 4= édit., p. 380. — Merget, Revue des cours scïeuUmues, décembre 1871. — Byasson, Journal de physiologie,

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