‹ Manuel du pèlerin à la Bonne Sainte-Anne de Beaupré [microforme]Chapitre 11 sur 82 · CHAPITRE VI LA TROISIÈME ÉGLISE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI LA TROISIÈME ÉGLISE

Le 26 juillet 1876 a été le dernier anniversaire de sainte Anne, célébré dans la chapelle terminée exactement deux cents ans auparavant,. |

Comme ce sanctuaire menaçait ruine, et était beaucoup trop petit pour recevoir les nombreux pèlerins qui accouraient de toutes parts, il avait été décidé, en 1871, d'élever un riche et grandiose monument à la Bonne Sainte Anne.

Ce fut pour assurer le succès de ce projet que, le 12 mai 1872, les évêques de la province publièrent un mandement collectif dans lequel ils conviaient leurs ouailles à la construction d'un nouveau temple. Les paroissiens ayant voté immédiatement seize mille piastres (#16, 000.00), les fondations purent être commencées dès le mois de juin 1872. On ne pouvait encore compter que sur cette souscription, mais chacun avait la ferme conviction que la Bonne Sainte Anne prendrait en mains les intérêts de cette œuvre. Cette attente ne fut pas trompée, car les fidèles de tous les diocèses rivalisèreut de générosité. Immédiatement le

nniverhapelle aupara-

etétait S noms parts, in riche

Sainte

Be projet roviuce s lequel ruction s ayant es (#16, )mmenpouvait iption, que la es intéut pas iocèses ent le

Ni ATEONNAL + ANA FAX VAR À À

"OLS8I U2 23qn2 ne 2ay1aAn0 9s1]89 9J[9ANCU LT

ne mn ge

pra fou CR Lo RES CS ere M RE SE SE

S — = = LA = mr Se CNT ESS PES = Se —

me 40 de

nombre des pèlerins s'accrut considérablement, et avec eux s’accrurent aussi les recettes, car très-peu de pèlerins font ce pèlerinage sans faire une aumône.

De ce moment, il ne se passa guère de semaine que le curé ne reçut plusieurs lettres contenant quelque argent. Tantôt c'était un malade qui, au lieu de s'abonner au médecin, s'était abonné à sainte Anne, et transmettait régulièrement tous les mois cequ’il avait coutume de donner pour soins médicaux. Tantôt c'était un pauvre malheureux qui envoyait le prix d’une guérison ou d’une autre faveur obtenue. Un tel élan de générosité prouvait évidemmeut que la Bonne Sainte Anne avait agréé le projet des évêques, et s'était chargée de mener la construction de ce temple à bonne fin.

Cette nouvelle église, dont le coût, lorsqu'elle sera terminée, aura atteint le chiffre de deux cent mille piastres ($200,006.00), mesure, de dehors en dehors, cent cinquante-deux pieds de longueur sur soixante-quatre de largeur.

Le carré, haut de quarante-cinq pieds, est construit avec la pierre extraite des carrières de Saint-Alban de Portneuf, et terminé par une coruiche avec pilastres d’entablement.

On y compte huit autels érigés temporairement, et que plusieurs des plus hauts dignitaires de l'Eglise du Canada ont offert de rem-

placer, plus tard, par de plus riches et de plus somptueux (1).

Nous aimons à donner ici la liste des titulaires de ces autels, et à faire connaître le nom des évêques et autres personnes qui ont manifesté le désir de contribuer à leur érection et à leur entretien :

Le maître-autel, dédié à sainte Anne, Monseigneur l'archevêque de Québec.

L'autel de la sainte Vierge, Monseigneur de Montréal.

L'autel du Sacré-Cœur de Jésus, Monseigneur de Saint-Hyacinthe.

L'autel de saint Joseph, Monseigneur d’Ottawa.

L'autel des saints Anges, ies RR. PP. Viateurs. |

Les trois autels ayant pour titulaires: saint Joachim, saint Jean-Baptiste et saint Patrice n’ont pas encore été réclamés, mais le seront probablement avant longtemps.

Actuellement, Monseigneur de Rimouski est en pourparlers pour en avoir un.

Deux vitraux, remarquables par le fini du dessin, ornent les fenêtres du chœur. Ces deux vitraux, qui coûtent environ cinq cents piastres, sont le don généreux de quatre parois-

(1 La bénédiction de ces nouveaux autels a été faite le i3 juin 1877, et immédiatement huit messes furent célébrées en même temps,

LEE M ai ann tord”

sue mr accus RE CRE RP TP ARTE A MM

een e ms er ren A il PRINT me the 00 jones 8 ne eme

de plus

titulaile nom | maniion et à

>, Monrieur de Monseir d'Ot- P. Via- : saint Patrice seront ski est ni du . Ces

cents arois-

té taite furent

siens: Casimir Mercier /1), Dame veuve Léon Mercier, Tréflé Giguère et Jean-Marie Caron.

Quoique ce nouveau temple soit ouvert au culte depuis 1876, les décorations de l’intérieur ne sont pas encore commencées, et le seront seulement lorsque les ressources pécuniaires le permettront. On y a temporairement transporté les autels et les tableaux de l’ancienne église, qui seront replacés plus tard dans la chapelle des processions.

Cette nonvelle église a été bénite solennellement le 17 octobre 1876. Monseigneur l’archevêque officia, ayant pour prêtre assistant M. Fidèle Morisset, curé de Saint-Joachim ; pour diacre M. L. Marceau, curé de Saint-Tite ; et pour sous-diacre M. L. Myrand, alors vicaire à Sainte-Anne. Les élèves du Grand et du Petit Séminaire de Québec devaient se rendre à cette bénédiction, mais la violence du vent empêcha le bateau de faire le voyage.

Après la bénédiction, Monseigneur l’archevêque de Québec, accompagné par la paroisse entière, se rendit à l’ancienne église, et transporta processionnellement la sainte relique.

Il était suivi des marguilliers du banc de l’œuvre, portant un brancard surmonté d’une pyramide à laquelle étaient suspendus les cœurs en bronze doré donnés par les évêques de la province. Des anciens de la paroisse portaient le tableau du maître-autel, donné en 1666, et

(1) Outre ce don, M. Casimir Mercier a légué à la Fabrique, en 1878, une somme de huit cents piastres.

chaque autre paroissien se disputait l'honneur de transporter une des nombreuses béquilles suspendues aux murs et aux corniches.

Contrairement à une croyance assez générale parmi les habitants de la paroisse, la sainte relique n'a pas encore déserté la nouvelle église pour retonrner dans l’ancienne.

Contiguë à l’église, il y a une jolie sacristie de trente pieds carrés, dominée par un élégant petit clocher. L’étage principal sert, pendant l'hiver, pour la célébration des saints mystères et l'audition des confessions Au rez-de-chaussée, on reçoit les pèlerins qui veulent enregistrer leur nom et acheter quelque objet de piété.

Page 1