‹ Manuel du pèlerin à la Bonne Sainte-Anne de Beaupré [microforme]Chapitre 14 sur 82 · LA FONTAINE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE

Comme presque tous les lieux de pèlerinage, celui de Sainte-Anne de Beaupré possède une fontaine, dont l’eau, depuis quelques années surtout, a opéré une foule de guérisons merveilleuses.

Il nous à été impossible d'obtenir des informations permettant de constater l'époque précise à laquelle les pèlerins ont commencé à faire usage de cette eau, et si c’est à la suite de quelque fait merveilleux que cette confiance a commencé à se manifester. Le Révérend Messire C. Beaumont, que nous avons consulté sur ces questions, nous a répondu que cette fontaine, située au pied du coteau, en arrière de l'ancienne sacristie, a toujours existé, s’il faut en croire la tradition, mais qu'il n’en était nullement question lorsqu'il a quitté le vicariat de Sainte-Anne, en 1849, C'est seulement, dit-il, quelques années après mon départ de cette paroisse, que la confiance et la foi ont porté les pèlerins à faire usage de cette eau que l'on fit arriver, vers ce temps, au moyen d’une dalle, dans un réservoir placé à mi-chemin entre l’ancienne sacristie et le vieux presbytère.

Quoi qu'il en soit, il est incontestable que cette foi et cette confiance sont devenues générales, et ont été récompensées, en plus d’une circonstance, d’une manière signalée.

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Ceux qui ont visité ce célèbre sanctuaire, ont dû remarquer des groupes de pèlerins stationnant en cet endroit presque à tous les instants du jour. Les uns sont des malades qui veulent boire de cette eau, laver leurs membres couverts de plaies, ou perclus par les infirmités ; les autres, des personnes qui, ne pouvant venir dans ce lieu de vénération qu'’après un temps plus ou moins long, font provision de cette eau.

Non-seulement ceux qui retournent de leur pèlerinage ont soin d'en emporter ävec eux, mais on voit souvent des voyageurs s'arrêter quelques instants pour en puiser.

Uue foule de personnes nous ont assuré que c'est à cette eau qu'elles ont dû la guérison de différentes maladies déclarées incurables par les médecins. Chaque numéro des Annales de Sainte-Anne, pour ainsi dire, nous raconte quelque cure extraordinaire obtenue par son usage. Il n’y a rien en cela, au reste, qui doive étonner. Cette eau fait, pour ceux qui ont un degré de foi suffisant, les mêmes prodiges que les fontaines de Notre-Dame de Lourdes, de Lorette et de la Salette. Sans aucun doute, elle n’a pas par elle-même la puissance d’opérer ces cures merveilleuses, mais si Dieu veut s'en servir pour faire des prodiges, qui osera lui contester la puissance de le faire ?

L'ancien réservoir, un peu trop primitif, et sujet à divers inconvénients, a été remplacé en 1876, grâce à M. le curé Gauvreau, par un

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plus convenable, que nous voyons en face du portail de la nouvelle église. La différence de niveau du terrain, de la source à la place publique devant l’église, a permis d’y faire un magaifique jet d’eau, bassin en pierre de taille, de huit pieds de diamètre. Les tiges horizontales, soudées sur l'axe vertical, sont encore nues, mais seront revêtues plus tard d'un monument surmonté d’une statue de sainte Anne.

À quelques pas de la source, il y a aussi un réservoir en pierre de taille destiné à recevoir une statue de la sainte.

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