‹ Manuel du pèlerin à la Bonne Sainte-Anne de Beaupré [microforme]Chapitre 19 sur 82 · M, J. G. DE BRULLON · texte numérisé non relu

M, J. G. DE BRULLON

Natif de Saint-Laurent, évêché d'Angers, il fut ordonné à Québec le 22 décembre 1675, et desservit différentes paroisses jusqu'à 1693, époque à laquelle il fut nommé curé du Chàieau-Richer, Il mourut en 1726.

1678 à 1709,.—M. Louis SOUMANDE.

Né à Québec, en 1659, il fut ordonné en 1677, et mourut chanoine avant 1708. [la fondé des pensions au Séminaire de Québec,

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st: ét 1678 à 1702.—M. G. GAUTHIER.

1655 à 1693.—M. G. Morin.

Né à Québec en 1642, il fut ordonné le 29 septembre 1665, et après avoir été secrétaire de Monseigneur de Laval, il fut missionnaire et curé dans différentes paroisses. M. Morin fut le premier prêtre canadien. Il est mort à l’'Hôtel-Dieu de Québec, en 1702, à l’âge de soixante ans, et a été inhumé dans la basilique de Québec.

1681 à 1685.—M. PAUL GAGNON.

Né à Québec le 5 septembre 1649, et ordonné le 21 décembre 1677, il fit des missions en plusieurs endroits de la côte nord, en bas de Québec, et desservit quelque temps Charlesbourg et Sainte-Anne de Beaupré. Il fut le premier curé résidant de la Baie Saint-Paul, où il demeura jusqu'au 4% novembre 1701. Ilse noya à Saint-Joachim, et fut inhumé à Sainte- Anne de Beaupré le 16 mai 1702.

1683.—M. DES MAIZERETS.

Quelques actes dans les registres portent sa signature. Il vint au Canada en 1663 avec Monseigneur de Laval. Il avait été ordonné prêtre en 1662. Il mourut au Séminaire en 1721, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et fut inhumé dans la basilique de Québec,

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1693 à 1698.—M. D'HERBÉRY.

Comme il a été dit ailleurs, ce fut lui qui fit agrandir la deuxième chapelle en 1694, et faire le clocher la même année. Il est mort en 1727, après trente-huit ans de sacerdoce.

1698 à 1702.—M. N.-M. BoucnEr.

Il était fils de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-Rivières, Né à Boucherville en 1679, il est mort curé de Saint-Jean (I. O.), à l'Hôtel- Dieu, après trente-sept ans de prêtrise.

1699 à 1700.—M. Frs-M. LEVEYER.

Il signait toujours : « Prêtre indigne.» Venu au Canada en 1698, il retourna en France en 1719.

1702 à 1728.—M. AnT. CuaBor, natif de Saint- Laurent, I. O.

Il fut le premier curé résidant de Sainte- Anne. Il a acquis la plus grande partie du terrain de la Fabrique, et légué le verger aux curés qui se succéderaient à Sainte-Anne, moyennant dix-huit messes de fondation par année. Il fit faire le rétable de l’église en 1703, et présida, la même année, à la construction du presbytère, que nous voyons encore au nord du chemin royal.

M. Chabot chanta sa première messe à Sainte-Anne le 127 novembre 1702, C'était la

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première fois dans le pays qu’un nouveau prétre célébrait sa première messe dans une paroisse de la campagne. Il est mort le 17 février 1728, à l’âge de quarante-neuf ans, et a été inhumé dans l’église de Sainte-Anne,

1728.—M. J. LEBERRE.

Ordonné en 1723, il desservit le Cap Saint” Ignace de 1724 à 1728. Nommé curé de Sainte- Anne immédiatement après, il se noya le 11 octobre de la même année.

1799 à 1733.—M. Z.-J. DE PIERRE.

Venu au Canada en 17929, il repartit en 1739.

1730 à 1731.—M. Louis MAUHIS.

Décédé à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1743, à l'âge de quarante-six ans, après vingt-deux ans de sacerdoce ; il fut inhumé dans la basilique de Québec.

1731.—M. L.-F, SOUPIRAN.

Né à Québec en 1706, il mourut le 8 juillet

1733 à 1734,.—M. P, DE GANNES-FALAISE.

Il quitta le Canada en 1743, après avoir été curé de Boucherville et de Sainte-Anne de Beaupré.

— 48 — s 1734 à 1744.—M. J. NAVIÈRES,

Il vint au Canada en 1733, et mourut le 3 septembre 1741.

1740 à 1741,.—M. J.-Bre MAURICE, S. J.

Il vint au Canada en 1733, et fit en 1740 les missions de la côte nord, de Québec à Chicoutimi. Il mourut à Tadoussac le 20 mars 1746, àgé de quarante-deux ans.

1740 à 1741.—M. J.-L. GUYON-FRESNAY.

Né à Québec en 1703, fut ordonné en 1731, et quitta le Canada en 1745.

1740 à 1741.—Le R. P, Anr. VERNEL, Récollet.

1740 à 4741.—M. J. PORTNEUF.

En 1759, M.J. Portneuf, curé de Saint-Joachim, s'étant mis à la tête de ses paroissiens, pour résister aux hostilités des Anglais qui mettaient tout à feu et à sang, fut massacré le 23 août. Il fut inhumé, sans cercueil, à Sainte-

Anne de Beaupré, le 26 du même mois. Sept

de ses paroissiens furent tués en cette circonstance, et l’église de Saint-Joachim incendiée.

1740 à 1741.—M. P. Pouin.

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1741 à 1749.—M. D. DEVOBIE. Arrivé en 1741, il fut nommé immédiatement curé de Sainte-Anne ; en 1749, de l’Ange-

Gardien, et en 1758, de Saint-Jean (I. O.), où il est mort en 1765.

1749 à 1755.—M. P, Sr-Oncc.

Ordonné en 1745, nommé en 1747 vicaire à Beaumont, et en 1749 curé de Sainte-Anne. Il fut créé, plus tard, chanoine et vicaire-général,. Il mourut aux Trois-Rivières, le 22 septembre 1795, à l’âge de soixante et quatorze ans et demi.

1755 à 1757.—M,. DE THIERSANT.

Il retourna en France en 1758.

1757 à 1758.—M. P.-J,. Viziex.

Îl repassa en France en 1799, après quarantecinq âns de séjour au Canada,

1758 à 1766.—M. P.-C. PARENT.

Né en 1733, il fut successivement curé de Sainte-Anne, de Beaumont et des Ecureuils. Il mourut à Nataskouan, le 7 avril 4784.

1766 à 1767.—Point de curé.

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1767 à 1777,—M. R.-P, HuBerr.

Né en 1744, ordonné mn 1767, M. Hubert est mort au Chàteau-Richer en 1797. Il était frère de l'évêque du même nom.

1767 à 1786.—-M. J. DEROME.

Après avoir été curé de Sainte-Anne et de l’'Ange-Gardien, il est mort curé de Charlesbourg, en 1808, âgé de cinquante-cinq ans.

1786 à 1802.—M,. F.-B. GAILLARD.

Né à Montréal en 1762, ordonné en 1786, il est mort à Saint-Charles en 1817, âgé de cinquante-quatre ans.

M. Gaillard à laissé une foule de notes précieuses dans les registres de la paroisse de Sainte-Anne.

1802 à 1804.—M. C. GENEST.

Né à Saint-Jean (I. O.), en 1761, et ordonné en 4787, il est décédé dans sa paroisse natale, en 1827, àgé de soixante et six ans.

1804 à 1805.—M. Anr. Bépanp:

Né à Québec en 1771, ordonné en 1795, il professa la philosophie au Séminaire de Québec, et devint successivement missionnaire à Richibouctou, curé de Sainte-Anne, de Saint-Ambroise, de Saint-Thomas et de Charlesbourg, où il décéda en 1837 à l’âge de soixante et six ans.

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1805 à 1837.—M. Frg-J, RANVOYZÉE.

Né à Québec en 1772, ordonné en 1797, il est mort et a été inhumé à Sainte-Anne en janvier 1843. Il a bâti la maison transformée aujourd'hui en hospice.

1837 à 1841,2M. J.-B.-A. FERLAND.

Né à Montréal en 1805, et ordonné en 18928, il exerça le ministère jusqu'en 1841. A cette époque, il entra au séminaire de Nicolet, et en 1850 à l’archevèché de Québec, où il est mort en 1865, âgé de cinquante-neuf ans.

1841 à 1843.—M, J. BONENFANT.

Né à Québec en 1812, et ordonné en 1837 En quittant Sainte-Anne, il fut nommé curé à Berthier, comté de Montmagny, où il est encore aujourd'hui.

1843 à 1849.—M. B. DESROCHERS.

Après avoir exercé le ministère depuis 1828, il fut forcé de se retirer en 1849, par cause de cécité. Il demeure aujourd’hui à Sainte-Croix, comté de Lotbinière.

1843 à 1844.—M. TouRiGNy, vicaire.

1844 à 1849.—M. C. BEAUMONT, vicaire.

Né à Charlesbourg, en 4820, il fut ordonné en 1844, 1] est retiré du ministère depuis

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quelques années, et demeure aujourd'hui à l’Ange-Gardien.

1849 à 1867,.—M. P. GARIÉPY.

Né en 1809, il est mort et a été inhumé à Sainte-Anne en 1867, à l'âge de cinquantehuit ans, après trente-deux ans de sacerdoce.

En 1867, MM. RicarDsON, aujourd’hui curé de Saint-Gilles ; P. Dassycva, curé de Sainte- Emélie de Lotbinière ; Anpré Auper, curé de Sainte-Adélaïde de Pabos ; GEORGE BEAULIEU, curé de Sainte - Louise; et A.-A. Marcoux, mort à Beauport il y a quelques années, desservent la paroisse pendant trois mois.

1867 à 1871.—M. Bourrer, aujourd'hui curé de Saint-Isidore.

1871 à 1875,—M. J.-B. BLouiN.

C'est à lui que revient le mérite d'avoir fait voter par les paroissiens de Sainte-Anne la somme de seize mille piastres pour la construction de la nouvelle église et du presbytère. Il a réussi aussi, au moyen de billets d’affiliation, à se procurer les ressources nécessaires pour continuer les travaux commencés. A son départ de la paroisse, le presbytère était terminé, et l'extérieur de la nouvelle église l'était presque complétement. Il est le fondateur de l'hospice confié aux Sœurs de la Charité.

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1875.—M, N. LaALiBERTÉ, aujourd'hui curé de

roisse pendant trois semaines.

1874 à 1875.—M. D. GossELiN, vicaire.

curé de Saint-Romuald.

Le Révérenud M. Gauvreau a fait terminer presque complétement l'extérieur de la nouvelle église, l’intérieur de la sacristie, et construire les dépendances avoisinant le presbytère.

Il à fait bâtir en 1876 une chapelle-école, de quarante pieds sur vingt-cinq, pour les trentehuit familles qui habitent les trois petites concessions appelées les Sept-Crans, et situées en arrière de la profondeur que mesurent les terres du premier rang de la paroisse. La bénédiction de cette chapelle eut lieu le 1° septembre, et la sainte messe y fut célébrée ce jour-là pour la première fois. Grâce au zèle et à la charité de M. Gauvreau, ce petit peuple a maintenant l'avantage d'entendre la messe et la parole de Dieu une fois par mois.

C'est lui aussi qui a mis à exécution l’heureuse idée de bâtir la chapelle des processions que nous voyons au nord du chemin. La béné-

Homme de sacrifice, d'énergie et de dévouement, il a su donner un élan considérable au

Saint-Michel de Bellechasse, dessert la pa-

1875 à 1878.—M. A. GAUVREAU.—Maintenant

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diction en a été faite le 2 octobre 1878, et le curé y célébra ensuite la sainte messe pour la première fois. Destinée à perpétuer le souvenir de l’ancienne église, cette chapelle est bâtie dans le même style et avec les mêmes matériaux, Elle est couronnée par l’ancien clocher, et nous sommes certain que les pèlerins qui ent l'habitude de visiter chaque année le sanctuaire de Sainte-Anne, aimeront autant que les paroissiens à entendre retentir dans les airs le son de l’ancienne cloche, Elle devra être déccrée à l’intérieur dans le même genre et avec les mêmes matériaux que l’ancienne.

Cette chapelle sera aussi d'une grande utilité pour les prières du carême, les exercices des mois de Marie, du S.-C, de Jésus, de Sainte- Anne et pour les catéchismes, Située sur une éminence, elle pourra servir dans les pèlerinages où le concours des fidèles est trèsconsidérable, car on peut facilement, de la place publique, entendre la sainte messe qui y sera dite, On a voulu, en tont cela, imiter, autant que possible, l'autel de la Scala Sancta de Sainte-Anne d’Auray.

M, Péausse, vicaire trois mois en 1876.

M. L. Mayranp, vicaire, d'octobre 1876 à juin 1878,

M. E. LAMONTAGNE, vicaire, de juin 1877 à octoore 1877,

MM. W. Courure et E, LauiBenTé, vicaires, de juin 1878 à octobre 1878.

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En octobre 1878, M. W. Couture est chargé de la paroisse comme desservant jusqu’à la fin de novembre. Depuis cette époque, la cure de Sainte-Anne de Bea‘pré est confiée aux RR. PP. Rédemptoristes.

Liste des Reliques que renferme le Maitre-Autel du Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré.

19 Gradin supérieur, côté de l'Evangile, en comptant de la custode :

Relique (a) Sti Deodati, (b) Sti Benedicti, (e) Si Deodati, (d) Sti Valentini, martyrum.

20 Gradin inférieur, côté de l'Evangile, en comptant de la custode :

Relique (a) Sti Restituti, (b) Sti Cæsarii, martyrum.

3° Gradin supérieur, côté de l’Epitre, en comptant de la custode :

Relique (a) St Remigii, episcopi, (b) S'æ Eulaliæ, virginis et martyris.

4° Gradin inférieur, côté de l'Epître, en Reptant de la custode :

Relique (a) St Amantis, (6) Sti Pontiani, (ce) St Amantis, martyrum.

N. B.—I1 y à dans les archives de la paroisse de Sainte-Anne une copie des authentiques des reliques du maître-autel. Elle a été obtenue du Séminaire de Québec par M. le curé Gauvreau.

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Outre les deux reliques de sainte Anne dont il a déjà été question, et celles dont nous venons de donner la liste, la paroisse de Sainte- | Anne possède une relique de saint François Xavier, avec authentique, donnée en 1852 par M. le grand-vicaire Mailloux.

Liste des Tableaux donnés à différentes époques au Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré.

19 Tableau du maître-autel: sainte Anne et la sainte Vierge, un pèlerin et une pèle- 1 rine; au-dessus de ces personnages, apparait le Père Eternel.

29 Les deux tableaux des chapelles latérales : ; 1 la sainte Vierge et saint Joachim.

3° Saint Louis, roi de France. 1

49 Un vaisseau du roi, le Héros, sur le point de sombrer.

5° Le père Pierre, et l'équipage du vaisseau le Saint-Esprit, faisant un vœu à sainte

Anne. le 6° Le vaisseau de M. Royer, entouré par les p glaces, et sauvé par l'intercession de ti

{| sainte Anne.

j} 7° Le vaisseau de Louis Cyprat, qui fit nau- 1 frage en 1706.

| 8° Un vaisseau faisant naufrage. L'équipage fait un vœu à sainte Anne et saint Antoine de Padoue.

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L'équipage du vaisseau de M. Gaulin et un Récollet priant avec la plus grande ferveur.

Le vaisseau de M. Juing, marchand de Québec, poursuivi par trois vaisseaux hollandais,.

Sainte Anne et la sainte Vierge, au pied desquelles est agenouillée Mademoiselle de Bécancour, des Trois-Rivières, devenue plus tard Sœur de la Sainte-Trinité aux Ursulines de Québec.

Madame Riverin, de Québec, avec ses quatre enfants.

Un nommé Dorval, blessé par la chute d'un arbre, et qui fut guéri par l'intercession de sainte Anne.

Un naufrage peint sur bois, tableau horriblement mal fait.

Le navire Le Saint-François de Canada, commandé par Pierre Astaritz, et complétement démâté le 29 septembre 1832.

B.—Il est à peine nécessaire de dire que

la plupart de ces tableaux sont conservés, non

pas

comme étant des chefs-d'œuvre, mais à

titre d’ex-voto.

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