DEUXIÈME JOUR
PRIÈRE
Venez, Esprit-Saint, etc., page 110.
CONSIDÉRATION.— Du soin de son salut.
1. L'affaire du salut est proprement l'affaire de l’homme ; tout le reste doit être compté pour rien. Les entreprises des princes, les intrigues des cours, les guerres, les négocia-
il n’y rueux n'est 1e une >$ Ines s pour que je 4! Que aisons nmes ?
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tions, etc., ce sont des amusements. L'importante et unique affaire est de servir Dieu et de se sauver. Tout le bien, toute la perfection, tout le bonheur dé l’homme consistent en cela. Ce n’est pas être raisonnable, ce n’est pas être homme que de négliger une affaire dont les conséquences sont grandes, dont le succès est incertain, dont la perte est irréparahle. Quel aveuglement, quelle folie, de ne songer qu’à vivre et de ne pas songer à bien vivre ; de s'appliquer tant à sa fortune, et de s'appliquer si peu à son salut! Que sert à un homme de gagner tout le monde, et de se perdre soi-même ?
2. Toutes les créatures ne sont faites que pour notre salut: elles deviennent inutiles quand on ne s'en sert pas pour cette fin-là.
Ainsi, dés qu'un homme cesse de travailler à son salut, le soleil ne devrait pas luire, les cieux devraient s'arrêter, la terre ne devrait plus rien produire pour lui ; les anges devraient l’'abandonaer, ou plutôt il devrait tomber dans le néant. Il est indigne de la vie quand il ne vit pas pour Dieu.
3. Cependant la plupart des hommes ne songent à rien moins qu'à se sauver. On a soin de tout, hors de son salnt. On veut que tout profite ; cet argent, il le faüt mettre à intérèt ; ce champ, il le faut labourer ; ces terres, il en faut augmenter le revenu. On plaint toutes les pertes, excepté celle qui est Sans ressource. On fait de grandes dépenses pour le ‘corps, -et on ne fait rien pour l'âme. Il semble, de là ma-
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