CINQUIÈME JOUR
PRIÈRE, Venez, Esprit-Saint, etc., page 110.
CONSIDÉRATION.—De la conformité à la volonté de Dieu.
A. Le plus grand bonheur d’une créature raisonuable, c’est de vouloir ce que veut son Créateur. C’est en cela précisément que consiste la vraie sainteté. Les saints ne sont saints que parce que leur volonté est conforme à celle de Dieu. Quelque vertu que vous ayez, si vous n'avez celle-là, vous n'êtes pas véritablement dévot.
2. Une âme qui n’est pas contente de ce que Dieu veut, entreprend en quelque façon sur l'autorité de Dieu. Vouloir que les choses qu'il ordonne et permet en ce monde aillent autrement qu’elles ne vont, c'est vouloir que Dieu ne soit pas le maître. Tout ce qui nous arrive, arrive par son ordre. N'est-il pas juste d’agréer tout ce qu'ordonne une sagesse infinie ?
3. Rien ne m'arrive par l’ordre de Dieu qui ne soit pour mon bien. Quand il prendrait luimême le couteau pour m'égorger, je suis sûr que sa main serait conduite par son cœur, Qu'ai-je à craindre d’un cœur qui m'aime? je ne veux donc que ce qu'il veut ; je n'ai garde de me plaindre du chaud et du froid, d’une perte, d’une maladie, etc. Tout cela change de nature et de nom en passant par les mains de Dieu. Ce que le monde appelle mauvais temps, affliction, disgrâce, est un avantage, une bonne fortune et une faveur du ciel, quand on le regarde dans l’ordre de la Providence.
PRATIQUE
Renoncez à votre volonté, et priez Dieu que la sienne s’accomplisse toujours sur vous.
Réciter Prières à sainte Anne, page 68, et terminer par les Litanies.