À CONFRÉRIE DE NOTRE-DAME AUXILIATRICE
‘Une Confrérie est une association d’âmes pieusesquis’unissentavec l’approbation de l'Eglise, | pour faire quelques exercices de religion ou de charité, et s’aider mutuellement dans la vertu. Quoi de plus juste, de plus saint et de plus utile? Il 2 s'établit entre tous les membres un lien spirituel à de fraternité qui resserre encore celui de la communion des Sairts. Il se forme un trésor com-
mun de mérites. ‘“ Dans les Confréries, dit St. ‘* François de Sales, il y a tout à gagner et rien “à perdre.” Combien de prières ferventes! combien d’actes de vertus! combien de bonnes morts ont été le résultat de ces pieuses associations ! Elles nous portent àla ferveur, à l’accomplissement de nos devoirs, au zèle pour le salut du prochain à la compassion pour les âmes du purgatoire.
Nous trouvons, après notre mort, de puissans secours dans le souvenir de pieux confrères que nous laissons sur la terre.
Il y a donc là, pour tout chrétien bien disposé, une source de richesses spirituelles, et des moyens efficaces de sanctification.
La Confrérie de Notre-Dame Auxiliatrice ou de Bon- Secours, a pour but d'entretenir dans tous ses membres, une tendre dévotion et une ferme confiance envers la Mère de Dieu, de manière qu’en toute occasion ils aiment à recourir à sa puissante intercession.
Il existe deux Confréries-mères de Motre- Dame Auriliatrice, c’est-à-dire, qu'il y a deux églises où cette Confrérie a été établie canoniquement par l'autorité apostolique, avec pouvoir d’aggrégation. L'une à Munich et l’autre à Namur.
La confiance en Notre-Dame Auxiliatrice se fit remarquer à Munich, surtout à une époque où
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une armée formidable de Turcs, ces terribles ennemis du nom chrétien, vint inopinément mettre le siége devant Vienme en Autriche, et répandit la consternation dans l’Europe entière. C'était en 1683. Un Père capucin prêchait alors avec un très-grand succès dans l’église de St. Pierre de cette ville. Il pressa tous les fidèles, d’une manière touchante, de se mettre sous la protection de Notre-Dame Auxiliatrice déjà en grande vénération dans cette église, et de la conjurer de détourner le terrible fléau qui menaçait toute la chrétienté, ‘Cette invitation eut le plus heureux succès. On commença alors des prières publiques, et la dévotion à Notre-Dame Auzxiliatrice devint bientôt universelle. On ne tarda pas à en voir les effets. L’armée des iniidèles fut défaite. Vienne et tout l'empire fureut sauvés.
Une protection si visible de la Mère de Dieu exigeait un retour de reconnaissance de la part des chrétiens. Après la victoire, on continua, pour action de grâce, cette dévotion à Notre. Dame Auxiliatrice, et l’on établit une Confrérie sous ce nom pour en perpétuer le souvenir, L’Electeur Maximilien de Bavière avait joué un rôle distingué dans cette bataille. Ayant appris ce qui s'était passé dans la ville principale de
son électorat, il sollicita d'Innocent XI l'éreés tion canonique de cette Confrérie; et le Souverain Pontife la lui accorda par une bulle du 18 Août 1684 On la publia solennellement à Munich, le 8 Septembre suivant, au moment où l'Electeur fesait le siége de Bade, et prenait la ville, Les bons chrétiens aimaïent encore à voir dans cette coïncidence, un nouveau gage de la protection”de Notre-Dame Auxiliatrice.
Ce tître glorieux d’Auxiliatrice des chrétiens, ‘donné à la Sainte Vierge, est ancien dans l'Eglise, ‘et les Saints Pères l’ont adopté les premiers ; mais il a reçu la sanction de la plus haute autorité dans deux circonstances mémorables. D'abord lorsque St. Pie V, (comme nous le dirons plus tard) après la célèbre bataille de Lépante, inséra, dans les litanies de la ‘Sainte Vierge, l’invocation Auzilium christianorum, ora pro nobis— Secours «des chrétiens, priez pour nous; et en second lieu, lorsque Pie VIT, après 5 années de captivité, rentrant dans.la ville éternelle, établit par un décret du 16 Septembre 1815, une nouvelle fête en l’honneur de la Sainte Vierge, sous le tître de
Secours des Chrétiens. Il l’a fixée au 24 Mai, jour de son retour à Rome.
La Confrérie érigée à Namur, dans l’église paroissiale de St. Nicolas, ne remonte pas si loin.
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L'année, pour les confrères vivans et morts.
Léon XII l'a établie canoniquement par un bref du 17 Novembre 1826, et l’a enrichie de beaucoup
d’indulgences. C’est cette Confrérie, avec ses priviléges, que Mgr. de Montréal, en vertu d’un indult pontifical, a érigée dans l’église de Bon- Secours,