‹ Manuel du pèlerin de Notre-Dame de Bon-Secours, à Montréal [microforme]Chapitre 9 sur 50 · OREMUS · texte numérisé non relu

OREMUS

Gratiam tuam, quæsumus, Domine, mentibus nostris infunde; ut qui, Angelo nuntiante, Christi Filii tui Incarnationem cognovimus, per Passionem ejus et Crucem ad Resurrectionis gloriam perducamur; Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

N. B.—Il y a 300 jours d’indulgence attachées à la récitation de ces litanies; et pour ceux qui les récitent tous les jours, une indulgence plénière, avec les conditions ordinaires, aux fêtes de l’Immaculée Conception, de la Nativité, de l’Annonciation, de la Purification et de l’Assomption.

Prière devant l'image de Notre-Dame de Bon- Secours.

Très-sainte et très-aimable Vierge Marie, je révère et je salue votre image du plus profond de mon cœur. Je voudrais vous aimer du même amour dont vous aimât votre divin Fils; je voudrais vous rendre d’aussi dignes, d'aussi parfaits hommages que ceux que vous reçûtes de Jésus.

Que votre regard, qui semble chercher des serviteurs, se détourne un moment sur moi, malgré la pauvreté de mon âme pécheresse. Vous me tendez

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les mains, comme pour me dire de m'approcher de vous, et j’en vois sortir des jets de lumière, symbole des grâces dont vous êtes la dispensatrice, et que vous distribuez avec tant de libéralité.

Ne vous contentez pas, Vierge Sainte, de. me présenter la main; ah! soutenez-moi, défendez-moi, fortifiez-moi. Je regarderai souvent cette image chérie, elle me rappellera votre amour et ma promesse. À la mort, j'y arrêterai mes yeux avec confiance, et je désire que dans mon tombeau, elle repose sur mon cœur, pour qu’on sache que j'ai vécu, et que je suis mort dans vo‘re amour. Au tribunal de Dieu, elle me servira de bouclier contre les traits de la justice. Elle fera tomber sur moi des regards de miséricorde, et votre divin Fils, en me voyant couvert de l’image de sa Mère,

m'ouvrira l'entrée du séjour de la gloire, où je-

redirai en votre honneur, un éternel cantique de louanges. Ainsi soit-il.

Consécration à N'otre- Dame Auxiliatrice.

Sainte Marie, Mère de Dieu et toujours vierge, conçue sans aucune tache du péché originel, Mère de miséricorde et de grâce, refuge assuré des pauvres pécheurs qui espèrent en

rocher de ère, symsatrice, et libéralité.

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vous; prosterné humblement à vos pieds, en présence de la très-sainte et. très-adorable Trinité, Père, Fils et St. Esprit, de votre glorieux époux St. Joseph, de votre mère Ste. Anne, de mon Saint Ange Gardien, de mes Saints Patrons, et de toute la Cour Céleste, je vous choisis et je vous prends pour ma mère, ma patronne et mon avocate auprès de Dieu. Je me donne à vous tout entier, et sans réserve, pour être à jamais votre serviteur et votre enfant. Je veux vous aimer, vous honorer et vous servir toute ma vie, avec toute la ferveur et la fidélité dont je serai capable, et faire e:: sorte, autant qu’il me sera possible, que vous 5... ‘imée, honorée et servie par tous ceux qui dépendent de moi.

Daïgnez agréer cette très-humble offrande, ô la plus pure de toutes les vierges, et la plus tendre de toutes les mères, et bénissez-la du haut du trône de votre gloire, pour qu’elle mérite d’être présentée à Dieu, et que je puisse être pour jamais au nombre de vos enfans. Je me mets sous votre protection tutélaire ; ne me refusez pas votre secours et vos consolations. Aidez-moi à repousser mes ennemis et à éviter le péché. Veillez sur moi pendant tous les jours de ma vie, pour m'empêcher de m'égarer, et accordez-moi votre assistance à l’heure de la mort. Ainsi soit-il,

Amende honorable à la Ste. Vierge pour les outrages qu’on lui fait.

Votre douleur fut grande, ô Marie! ôÔ ma Mère! lorsque voyant votre Fils attaché à la croix, et répandant son sang pour le salut des hommes, vous entendiez tous les blasphèmes que ces ingrats vomissaient contre lui: hélas! elle n’a pas cessé avec sa mort. Des cœurs impies ou aveugles n’ont pas craint de s'adresser à vous-même, de blasphémer votre auguste nom, et d’insulter à vos plus illustres prérogatives; ils ont combattu vos priviléges, votre maternité, votre virginité ; ils ont contesté votre pouvoir, votre bonté, votre crédit auprès de Dieu. Ils vous ont

refusé les tîtres les plus glorieux; ils ont voulu e abolir votre culte; ils ont défendu de vous invo- bu quer; ils ont prodigué l’outrage à vos images et Le à vos statues; Ô impiété sacrilége! 6 rage inspi- de rée par l'enfer! À Se

Pénétré de la plus vive douleur au souvenir des

de crimes si monstrueux, je viens essayer de

jou vous en faire amende honorable; et pour réparer À nu autant qu’il est en moi ces horribles outrages, je al me voue pour la vie à cette juste réparation. si

Je reconnais, Vierge Sainte, tous vos titres, et än le droit que vous avez à un culte de respect,

pour les

ie! Ô ma à la croix, y hommes, que ces in- Île n’a pas 3 OU aveupus-même, et d’insul- 3 ont comvotre viroir, votre 8 vous ont ont voulu ous invomages et age inspi-

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d'amour et de reconnaissance de la part de tous les hommes. Je rends un public et solennel hommage à toutes vos prérogatives, et je fais profession de croire tout ce que les impies ont voulu nier. Je veux honorer votre virginité perpétuelle par la garde de mes sens, par la modestie la plus exacte et par la fuite des plaisirs corrupteurs. Je veux honorer votre maternité divine tous les jours de ma vie, comme la plus auguste faveur qui ait été accordée à une pure créature. (C’est le fondement de ma confiance et de mon amour. Je veux travailler, s’il est possible, à augmenter votre gloire, autant que d’autres travaillent à l'anéantir. Je bénirai votre nom, je célèbrerai vos grandeurs, et je chanterai vos louanges. Je vous fais amende honorable spécialement, pour l’état d’oubli et d’abandon dans lequel on a laissé pendant longtemps ce pèlerinage. Je viens, Notre-Dame de Bon- Secours, réparer mon indifférence pour votre culte dans ce pieux sanctuaire, où vous m'offriez chaque jour votre protection, et où tant d’autres ont su puiser des grâces en abondance. Je vous promets de revenir encore aux pieds de vos autels, et d’y conduire aussi les cœurs que je vais tâcher de conquérir à votreamour. Recevez ces sincères hommages de mon cœur, ô divine Marie, et faites

que je puisse vous les rendre pendant toute l’éter: nité, Ainsi soit-il,

Prière d'un pécheur prosterné aux pieds de Notre-Dame Auxiliatrice.

Marie, Vierge immaculée et glorieuse Mère de Jésus-Christ, Reine du ciel et de la terre, Dame de Bon- Secours, voici à vos pieds la plus coupable des créatures qui ôse à peine lever les ÿeux jusqu’à vous pour implorer votre clémence. Vous êtes le Refuge des pécheurs et la protectrice des justes; ne me rejetez pas, Ô Mère de bonté! et duignez écouter la prière d’un pécheur contrit et humilié. Je sais qu’après tant de rechutes, je ne suis pas digne de vos faveurs, et qu’il faut toute votre miséricorde pour me faire “espérer l'effet de ma demande.

Vous voyez le triste état de mon cœur. Vous S gnvez comme les moindres objets le séduisert, Mai comme les occasions l’entraînent, comme les pas- | ceu: sions le dominent. Ah! j’ai besoin de votre bras D clan puissant et de votre protection salutaire. été

Notre: Dame de Bon-Secours, venez à monaide # Je v dans l’état déplorable où je suis. Vous êtes mon gém

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rance. Obtenez-moi de votre divin Fils dé triompher de mon orgueil et de mon amourpropre, de ma vivacité et de ma colère, de mon inconstance et de ma légèreté, de mon amour du plaisir et des sens, et ne permettez pas que cette âme infortunée périsse à jamais.

On a toujours dit de vous, à glorieuse Mère de Dieu, que vous n’aviez jamais refusé ou délaissé aucun de ceux, qui, dans leurs afflictions et leurs peines, ont eu recours à vous avec un cœur re: pentant. Faites-moi sentir, je vous en conjure, l'effet de votre secours, en m’aidant à arracher jusqu'aux dernières racines du vice, et à me fixer enfin une fois pour toujours dans les sentiers de la vertu et dans le chemin du ciel. Ainsi soit-il.

Le Memorare.

Souvenez-vous, à très-miséricordieuse Vierge Marie! qu'on n’a jamais oui dire qu'aucun de ceux qui ont eu r ours à votre protection, ré-

| clamé vos suffrages, implorë votre secours, aît

été abandonné. Animé de la même confiance,

l Je viens et je cours à vous; pécheur infortuné et

gémissant sous le poids de mes péchés, je réclame votre protection. Mère du Verbe fait chair, 6

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ma Mère, ne méprisez pas ma prière, mais écoutez-la favorablement et daigner l’exaucer. Ainsi soit-il.

Prière d’un Père et d’une Mère.

- O Marie! Vierge pure et sans tache, tendre Mère de Jésus! nous venons à vous pleins de respect et de confiance, et, pénétrés de notre faiblesse, nous nous jetons entre vos bras. Voyez nos besoins et ceux de notre famille. N us les confions à votre cœur si tendre et si bon Enseignez-nous la crainte de Dieu, l’amour du travail et des bonnes œuvres, le goût de la prière et des choses saintes, la douceur, la patience, la sa-

gesse, et toutes les vertus que doivent posséder

des parens chrétiens.

Apprenez-nous à nous aimer, à nous respecter et à nous secourir mutuellement. Nous recommandons surtout à votre cœur maternel, nos pauvres enfans.. Soyez leur Mère, et formez leur cœur à la vertu. L’ennemi de Dieu tend déjà des piéges à leur innocence ; O Marie! couvrez-les de votre protection. Qu'ils soient pieux, charitables et fervens chrétiens! ne permettez pas que nous soyons jamais condamnés au regret d’avoir

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parmi nos enfans, un cœur qui ne voulût pas vous aimer. Nous voudrions pouvoir, avec la nourriture que nous leur donnons, faire pénétrer intimement dans leur âme, une douce et tendre confiance en vous, et alors nous craindrons moins pour leur avenir, et nous aurons plus de raison d'espérer de nous retrouver avec eux dans les cieux, pour chanter l’hymne de l’amour et de la reconnaissance dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière d’un Enfant chrétien.

Vous voyez à vos pieds, 6 Bienheureuse Vierge Marie, un cœur jeune et timide, maïs qui sent ses besoins, et qui commence à comprendre le bonheur qu’il y a à vous servir et à vous aimer. Je suis faible et sans expérience; déjà j'ai entendu gronder l'orage, et j'ai commencé à entrevoir la tempête. Prenez-moi, dans vos bras, Ô tendre Mère, comme vouspreniez l'enfant Jésus, et serrezmoi sur votre cœur; il fortifiera le mien. Je me suis rangé sous votre bannière, et j'ai placé souvent votre nom sur mes lèvres; je vous appartiens comme votre enfant. Ne permettez pas à l'ennemi du salut de venir jamais s'emparer de mon cœur. Il n’est pasi ait pour lui,

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En m'accordent votre toute puissante protection, à Mère de toute bonté, j'ôserai vous demander avec confiance de ne pas me laisser en jouir seul. Aidez-moi à payer une dette sacrée, à laquelle je ne suis pas capable de satisfaire par moi-même. vendez votre bras protecteur sur mes bons parens. Je leur ai causé bien des chagrins et des inquiétudes. Essuyez leurs larmes; soutenez leurs forces épuisées pour mon bonheur. Je ne vous demande pas seulement pour eux les ibénédictions temporelles ; il en est de plus précieuses, et de plus dignes par conséquent de votre bonté. Daignez, Vierge Sainte, obtenir pour eux et pour moi des grâces de conversion, de persévérance et de salut. Ils m’ont appris à vous invoquer avec confiance, qu’ils soient les premiers à éprouver les effets de cette prière. Si Jésus aux jours de sa vie mortelle avait encore ‘eu une grâce à demander pour vous à son Père, il aurait obtenue, et vous, 6 Marie, vous auriez ‘vû avec amour votre divin Enfant prier pour sa Mère. Jetez donc aussi un regard favorable sur un enfant qui vous invoque pour ses parens, et daignez écouter sa prière, afin que sa famille soit une famille bénie de Dieu, et que tous ses membres puissent se réunir un jour autour de votre trône pour chanter vos louanges pendant d'éternité. Ainsi soit-il.

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Prière d'un Pasteur pour ses ouailles.

O Marie, Reine des Apôtres, vous voyez devant vous un de vos serviteurs et de vos enfans. J'ai besoin d’appeler souvent votre secours: car je sens tout le poids du fardeau qui m’accable. Vous êtes l'espérance du fidèle, vous l’êtes aussi du pasteur! Quand je jette les yeux sur moi, je rougis et je tremble; mais quand je jette les yeux sur vous et que je viens me jeter à vos pieds, je sens renaître ma confiance. © vous qui ravissez les cœurs, comme dit St. Bernard, prenez donc celui du pasteur et celui du troupeau. Je vous aime trop peu pour me contenter de mon amour. Je veux vous faire aimer de tous ceux qui sont sous ma conduite. Je ne craindrai plus pour leur salut, quand j'aurai pu leur inspirer de mettre en vous leur confiance; vous les défendrez contre leurs ennemis; vous les secourrez dans leurs besoins. Non, vous ne refuserez pas votre protection à tant d’âmes à qui Jésus-Christ n’a pas refusé son sang. Obtenez pour eux l'union et la paix dans les familles, la docilité aux lois de l'Eglise, l’amour de la religion, la fermeté dans la foi, la crainte du péché. O Marie! je leur parlerai souvent de vos grandeurs et de vos glorieuses prérogatives, mais surtout de votre bonté et de

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