SIROP HYDROCYANIQUE DU CODEX
Sirop simple bien blanc. ........ 9 onces.
Acide hydrocyanique préparé suivant le
procédé de M. Vauquelin 1 once.
Mêlez exactement , et conservez ce sirop dans un flacon bien fermé placé à l’abri des rayons lumineux.
Selon M. Magendie , ce sirop ne doit être administré que par gouttes; une once de ce sirop introduite dans 1 une potion serait un poison mortel , si cette quantité 1 de sirop était prise immédiatement.
SIROP HYDROCYANIQUE DE M. MaGENDIE.
Sirop simple parfaitement blanc 1 livre.
Acide prussique médicinal (M. Magendie). 1 gros.
1 Mêlez, et conservez comme lie précédent.
MANUEL
Ce sirop peut être mêlé aux potions pectorales de la manière suivante :
Mélange pectoral.
Acide prussique ( M. Magendie) 1 gros.
Eau distillée 1 livre.
Sucre pur. 1 once 1/2.
Potion pectorale.
Infusion de lierre- terrestre. ... 2 onces.
Acide prussique (M. Magendie) 1 5 gouttes.
Sirop de guimauve 1 once.
Cet acide ne doit être donné intérieurement qu’avec la plus grande précaution , à cause de son énergie. L’opinion sur ses effets n’est pas encore fixée , et quelques médecins doutent de son efficacité. M. Heller, l’un de nos jeunes praticiens , qui exerce la médecine tout en se livrant à des travaux scientifiques , a publié qu’il n’avait pas obtenu de bons résultats de l’emploi de ce médicament.
DES BÉACTIFS QUI DÉCÈLENT l’aCIDE HYDROCY ANIQUE.
Les réactifs qui sont employés pour faire reconnaître l’acide hydrocyanique sont : 1° le sulfate de fer, qui donne avec cet acide un précipité d’hydrocyanate de fer ( bleu de Prusse ) , que sa couleur bleue particulière fait reconnaître. Il faut avoir soin de saturer avec un alcali la liqueur qu’on soupçonne contenir de l’acide hydrocyanique avant de l’essayer par le sulfate de fer.
Sans cette précaution , on ne pourrait rien conclure de l’expérience qu’on aurait tentée. 2® Le sulfate de cuivre. Ce réactif a été reconnu comme le plus sensible, puist l’il ' eut indiquer la présence de l’acide hydrocyanique en Issolution dans l’eau distillée dans la proportion d’i/io,ooo ou d’1/20,000 seulement. C’est à M. Lassaigne qu’on doit les expériences qui constatent la sensibilité de ce réactif. Ce chimiste a reconnu que l’acide prussique se retrouvait toujours dans les viscères oü cette substance avait été primitivement ingérée , et qu’il était possible de retrouver cet acide dans ces organes quarantehuit heures après la mort. Les moyens que M. Lassaigne a employés sont : 1® l’incision des parties des viscères, leur ébullition avec l’eau , en ayant soin de recueillir la partie liquide distillée, qu’on alcalise légèrement, etqu’on essaie avec la solution de sulfate de cuivre. On ajoute ensuite assez d’acide hydrochlorique pour redissoudre l’excès d’oxide de cuivre précipité par l’alcali. A l’instant même la liqueur prend un aspect laiteux plus ou moins intense si elle contient de l’acide hydrocyanique, et donne lieu à un précipité qui a pour caractère particulier de disparaître en quelques heures du liquide. Ce précipité peut être isolé, et on reconnaît, en rexaminant, que c’est un combiné de cuivre et d’acide prussique.