‹ Manuel du pharmacienChapitre 68 sur 266 · SA VO 'NS · texte numérisé non relu

SA VO 'NS

Le savon est , comme l’emplâtre simple , une réunion

de stéarate, de magal^W et d’oléate. La saponification , dit M. Ghevreul, est le phénomène que présentent les corps gras non acides^ lorsqu ils manifestent Lacidité après avoir été soumis et un alcali, Tvoi?» sortes de corps sont nécessaires pour qu’elle ait lieu : i** un corps gras ;

2“ une base salifiable ; 5® de l’eau.

Savon mécliüinal. — Savon amygdalin. On prend îa*^ lessive des savonniers à 56® ( voyez Lessives des savon-

on en pèse lo parties sur 20 d’huile d’amandes douces filtrée. On met l’huile dans une terrine , et l’on y mêle peu à peu la lessive en agitant toujours jusqu’à ce que le mélange offre l’aspect d’un beurre un peu liquide. Au bout de deux ou trois jours sa consistance

MANUEL

est assez grande pour qu’on puisse le verser dans les moules. Ils peuvent être en papier, -ou mieux encore en faïence. On'4es place dans un lieu dont la température soit de 20 à 2 2° centig. Au bout d’un mois , ce savon a acquis la dureté nécessaire.

Il convient de faire le mélange à froid ; cependant la température ne doit pas être trop basse : il est besoin de 10 à 12°. Si l’on était pressé^ et qW’on voulût obtenir promptement la consistance solide, il faudrait placer le mélange sur les cendres chaud?©^; mais £do|§ il serait indispensable d’étendre, la lessive d’un peu d’eau crainte qu’elle ne se concentrât trop par l’évaporatioiiè qui a toujours lieu dans ce cas.

Lorsque ce savon est l^ien fait , il est blanc , corisi- ' stant, d’une odeur et d^me saveur fort douces. Si l’on voit à sa surface une légère efflorescence , on doit l’attribuer à un peu de sous-carbonate de soude formé par l’absorption de l’acide carbonique de l’air. 11 est rare qu’elle ait lieu quand on met un peu plus de deux parties d’iuiüe sur une de lessive. Pour réduire le savon en poudra, il faut le diviser en rubans, le sécher à l’étuve, le triturer et le tamiser ensuite.

Savon animal. On prend la graisse purifiée, on la . liquéfie à très-doux feu , on y mêle la lessive caustique en^mêmes proportions que pour le savon arnygdalin. On agite le mélange jusqu’à ce qu’il soit refroidi. .11 acquiert promptement de la consistance. C’est avec ce savon qu’on fait le baume opodeldoch.

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