‹ Manuel du pharmacienChapitre 79 sur 266 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

On purifie le mercure en lui faisant subir la distillation pour le priver de métaux fixes ( plomba étain'), qui souvent l’altèrent. Ces métaux proviennent, soit d’une falsification, soit de ce que le métal a été employé à des travaux métallurgiques.

Pour cela on prend le métal , on l’introduit dans une cornue de fonte, ayant soin de n’en mettre qu’aux deux tiers. On place la cornue dans un fourneau, qu’oh recouvre de son dôme; on y adapte une alonge de fer, à l’extrémité de laquelle est un nouet de linge mouillé , dont un bout plonge dans une terrine remplie d’eau. On allume du feu sous la cornue, et on continue de chaufler jusqu’à ce que tout le métal soit passé. On enlève l’eau , on sépare le mercure , qu’on essuie au moyen du papier Joseph ; on le prisse à travers une peau de chamois , et on l’enferme dans une bouteille de verre , oii on le conserve pouî' l’usage.

Ce métal, lorsqu’il est bien pur, doit se volatiliser en entier , ce qui n’arrive pas s’il est'ifaélé à de l’étain , du plomb , ou à tout autre métal no^ volatil. Ces mé-

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taux, qui sont fixes, restent dans la cornue. L’analyse la plus aisée h faire pour reconnaître la Quantité de métaux étrangers mêlés au mercure consiste à prendre 100 parties de ce métal, et h les exposer à Faction du feu dans une cornue de verre. Les parties qui ne seraient pas volatilisées doivent être retirées de la cornue, recueillies , et pesées; elles indiquent le poids des substances qui avaient servi à le falsifier , et leurs caractères physiques et chimiques servent à les faire reconnaître,

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