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DES FALSIFICATIONS DU KERMÈS

La valeur assez élevée du kermès a suggéré à quelques personnes l’idée d’y mêler quelques substances pour le falsifier : du nombre de ces substances est l’oxide de fer rouge, qui lui donne une pesanteur considérable et une teinte particulière susceptible d’être reconnue à la pre-

mîère vue. lî est facile de s’assurer de la présence de l’oxide de fer dans le kermès 1® par la calcination , qui amène le kermès à l’état d’oxide gris jaunâtre , tandis qu’ellelaisse l’oxide de fer rouge ; 2® en traitant le résidu par l’acide hydrochlorique , qui dissout ces deux oxides métalliques , et donne une dissolution colorée en jaune , qui précipite par le ferrocyanate de potasse en bleu , tandis que la dissolution d’antimoine donne un précipité blanc. Cette même dissolution précipite en noir parl’hydrosulfate de potasse ou de soude , celle d’antimoine étant précipitée en brun orangé , lorsqu’elle est à l’état de pureté.

Quelques personnes falsifient ce produit avec des substances de nature végétale , dont la couleur ressemble à celle du kermès. Soumis à la calcination , le mélange donne de l’eau , de l’hydrogène carboné , de l’acide acétique, produits qu’on n’obtient pas de la calcination du kermès qui n’a pas été altéré.

On peut aussi , pour reconnaître la sophistication du kermès^ le traiter à chaud par une solution faible de potasse caustique , qui dissout le kermès entièrement sans toucher à l’oxide rouge de fer , ni à la matière végétale , si l’on a employé cette dernière.

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