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SULFURE DE POTASSE

Cette préparation , connue depuis long-temps sous le nom de foie de soufre préparépar la voie sèche, s’obtient delà manière suivante. On prend 10 parties de carbonate de potasse sec et pur provenant de la décomposition du tartre par la chaleur. On le mêle avec 5 parties de soufre (1) (proportions des dispensaires) pulvérisé. Quand le mélange est fait , on l’introduit dans un creuset d’une capacité double à celle du mélange. On chauffe le creu* set , en ayant soin de ne pas trop élever d’abord la température , carie dégagement du gaz acide carbonique du Carbonate de potasse aurait lieu trop brusquement, et une partie du mélange serait projetée hors du creuset. Lorsque la fusion des matières est complète , et qu’il n’y a plus de dégagement de gaz , on coule le produit fluide sur une table de marbre ; on laisse refroidir ; on le casse

(1) 11 vaut mieux employer, comme M. Vauquelin le conseille , par-

tie» égales.

en morceaux , f|u’on enferme dans des cruches de grès ou dans des lîacons de verre bien bouchés.

Quelques manipulateurs emploient seulement, pour préparer le sulfure de potasse, delà potasse du commerce; mais cette potasse, qui varie de pureté de aô p. o/o , donne lieu à un sulfure qui ne présente pas la même quantité de sulfure de potasse que celui préparé avec le carbonate de potasse pur.

On prépare aussi le sulfure de potasse ( M. Béraî , pharmacien de Paris , a indiqué ce procédé) en chauffant un mélange fait dans les proportions de 1 5 livres de soufre pour livres de potasse perlasse dans une chaudière de fer placée sur un fourneau, jusqu’à ce que la matière, agitée avec une spatule de fer, représente une pâte liquide. On coule avec une cuillère de fer sur un marbre huilé, et l’on enferme le sulfure dans un vase fermé.

Ce procédé donne un produit qui ne peut être toujours le même , la potasse employée étant impure. La présence du sulfure de fer et les quantités de soufre qui peuvent brûler en plus ou moins grande quantité, le vase étant découvert, ont fait rejeter ce procédé , qui présentait seule.ment la facilité de préparer en peu de temps une assez grande quantité de sulfure.

Un procédé qui a l’avantage sur les autres, et qui donne un produit toujours le même , est celui indiqué par M. Henry. Ce procédé est suivi à la Pharmacie centrale , où l’un de nous a eu l’occasion de l’employer. ïl consiste à faire un mélange de 2 parties de sel de tartre (1)

(1) On entend par ce nom le sous-caibonate de potasse , provenant de la combustion du tartre.

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