PROTOXIDE DE PLOMB
Litharge.
Cet oxide s'obtient des travaux en grand que l'on fait subir à l'or et à l'argent pour les purifier, ou bien il provient directement de l'oxidation que l'on fait subir au plomb pour le convertir en litharge. La couleur de cet oxide vai'ie du jaune pâle au jaune-rougeâtre. Ces nuances de couleur ont fait donner à ces litharges le nom de litharge d'or à la litharge rouge, et de litharge d'argent à la litharge jaune. Ces variétés de couleur proviennent du refroidissement plus ou moins vif ou plus ou moins lent des oxides lors de la préparation.
Le pharmacien doit choisir la litharge exempte de corjîs étrangers organiques, et de cuivre; on doit rejeter la litharge
qui contient de ce métal. Pour s'assurer de la pre'sence ou non du cuivre , on traite la litliargc par l'acide nitrique , et l'on soumet la dissolution à l'action des réactifs , qui indiquent la présence du cuivre. L'hydro-cyanate de potasse, qui , avec les solutions de plomb , donne un précipité blanc, en fournit un de couleur rose ou marron , si cet oxide contient de ce métal ; on doit alors rejeter cet oxide , ou ne l'employer qu'à des opérations où le cuivre ne pourrait nuire. Le protoxide de plomb est composé de 100 de plomb et de 7,725 d'oxigène ; il entre dans la préparation des emplâtres , sert à préparer l'extrait et le sel de saturne.