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V. Poudre de sulfure de mercure noir et de xcammonée

Poudre de vitriol , Poudre de vernir. Cette poudre s'emploie à l'extérieur; elle est astringente; elle sert à arrêter le sang qui coule des plaies, à pre'parer des injections contre la gonorrhee. On la prépare de la m;inière suivante : on prend '.les sulfates de zinc , de cuivre, (ralaniine et de potasse, du carbonate de plomb et de la terre sigillée , de cluique, 16 gram. (4 gi'os). On fait liquéfier l<.s trois sulfates, on les coule dans un mortier, on pulvérise; on y ajoute les deux autres substances pulvéïisées pre'alablcmeiu, et l'on passe au tamis.

Pulpe d'auwÊe. On prend de la racine il'aunce récente et bien charnue ; on la divise à l'aide d'une râpe, on la fait ensuite passer, h l'aide d'un pulpoir , h travers un tamis dé crin bien serré. On prépare de la même manière h s pulpes de brynne , de carottes, Ae patience, de pommes de terre, àc pomme , etc.

pare celte pulpe par plusieurs proccflés. Le premier et le plus anciennement suivi consiste à envelopper de papier l'ognon, à l'enterrer dans dé la cendre chaude, et h le laisser cuire jusqu'à ce que sa consistance soit telle, qu'une paille puisse le traverser sans éprouver de résistance et sans se rompre. Lorsqu'il est arrivé à ce point de cuisson , on enlève le papier , on reirancJic les squames extérieures, qui queWpiefois. sont brûlées ; on broie l'ognon dans nn mortier: on poite

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ensuite sur le tamis . ci, à Taide dn pulpoir, on fait passer à travers les mailles seric'es d'un tamis de crin. Le second procède diSFère du premier, c!n ce qu'au lieu de faire cuire les bulbes sous la cendre, on les expose 'h la vapeur del'ean, qui leur donne le degré de coction convenable, portant ensuite dans le mortier et continuant l'opération comme nous l'avons dit.

On prépare de la même manière la pulpe avec Vognnn de scilte.

Pulpe de casse. On l'obtient en agissant de la manière suivante. On prend de la casse de bonne qualité, on la lave h l'exlorienr , en la passant dans un linge mouillé j on l'ouvre en frappant avec un marteau sur les suturcs ; on fait sortir les cloisons transvMsales , les semences et la pulpe ^ on met les cloisons recouvertes de pulpe dans un vase avec une petite quantilé d'eau, afin de ramollir la pulpe : lorsqu'elle est augmentée de volume et qu'elle est bien ramollie, on la fait passer , :\ l'aide du pulpoir, ;i travers les mailles d'un tamis de crin. Lorsqu'elle est passée, on la reprend de nouveau , et on la fait passer î» travers les mailles d'un tamis plus-serré j alors, si elle est trop molle , on l'amène en consistance convenable h l'aide de l'évaporation au bain-marie. On prépaie de la même manière la pnipe de tamarins. On doit cependant employer l'action de la chaleur en même temps que celle de l'eau pour ramollir les tamarins, avant de les mettre sur le tamis pour en liier la pulpe.

PïTLpE DE CYNORBHOUOA. On pieud,

cynorrhodons dej.*! rouges , mais noti entièrement mûrs, Soogram. [\ liv.) j on sépare la partie inférieure du fruit, on le fend ensuite , et l'on sépare les graines et les poils intérieurs ; on met le fruit , débarrassé de toutes ces substances , dans un vase de faïenre , et l'on verse dessus 64 gram, ( 2 onc.) de vin blanc de bonne qualité j on mêle 'i l'aide d'une spatule d'ivoire ou d'argent, et on laisse macérer pendant quelques jours et jusqu'à entier r;;mollissenjent j on pile dans un mortier de marbre, et l'on fait passer la pulpe à travers vin tamis très serré.

Pulpe de dattes. On fait cuire les dattes à la vapeur d'eau ; lorsqu'elles sont cuites , on sépare le noyau , on les broie dans un mortier, on les met sur un tamis de crin serré, et, k l'aide du pulpoir, on sépare la pulpe. On prépare de la même manière les pulpes de figues , dcjujubes, de raisins de Corinthe.

Pulpe de feuilles de guimauve .

On prend des feuilles de guimauve récentes , ou, au besoin, des feuilles sèches, on les sépare de leurs liges, et l'on fait cuire ô la vapeur. Lorsqu'elles sont suffisamment ramollies, on les divise dans un mortier de m;irbre , et l'on obtient la pulpe .^ l'aide du tamis. On piépare de la même manière les pulpes des diverses feuilles des plantes éraollientes , telles que le bouillon blanc 1 la mauve.

Pulpe de pruneaux. On lave les pruneaux .h l'eau froide; on les fait ensuite cuire à la vapeur : lorsqu'ils sont ramollis, on en retire la pulpe, \ l'aide du tamis et du pulpoir.

■ Remède des Caraïbes, Remède anti-goutteux , Remède contre la s^outte. On prend, itsiiie de gaïac, 64 gram. ( 3 onc.) ; eau-de-viede sucre ( laûu), 3 litre»; On rcdiiit en poudre grossière la rtsine de gaïac, on la met dans un inntias, on ajoute le tafia, ofi bouche l'ouverture du vase avec un parchemin, et on l<r porte dans un endroit chaud; on l'agite plusieurs fois par jour. Au bout de dix h quinze jours, on filtre la liqueur, on l'introdnit dans des bouteilles, et l'on conserve pour l'usage.

Ce médicament, qui éloigne les accès de goutte , se prend par petites cuillerées à café, deux le matin, buvant par-dessus une tasse de the, de tisane ou d'eau sucrée.

Remède ANTi GOUTTEUX (a'ei7/flr</neUi). Pvesine pute de gaïac , 22:^ grm. {7 onc); lafia de première qualité, I velle. Reduiscz'la résine en poudre, ajoutez-la au taCa, laissez en contact pendant un mois, et Clircz.

Remède akti-gouttecx [de Pradicr ). Quinquina rouge concasse', salsepareille , sauge , de chaque , 32 gramni. (i once); alcool à 32", i5no gramm. (3 livr. ). On f.iit digérer pendant huit jours ; on passe avec expression; on ajoute, baume de la Mecque, 24 gramm. ( (i gros); on filtre lorsque la solution est opérée, et l'on conserve. Cette préparation, mêlée avec deux fois son poids d'eau de chaux, forme un savon re'sinocalcaire qui se trouve en suspension dans un liquide légèrement aromatique.

Ce remède est employé pour arroser

avec lesquels on enveloppe entièrement les membres affectés de gonlte.

Avant de s'en servir, on doit avoir soin d'agiter pour bien mêler.

Remède contre l'ictère ( par M. Caroly , médecin). Prenez, muriate de mercure doux , 4 gr.immes ( I gros ) ; extrait de sa[)onaire, 8 grm. (2 gros). Mêlez, et faites, selon l'ait, 72 pilules. Le malade eu jjrendra d'abord une , puis deux par jour.

Remède contre l'ophthalmie des animaux [par M. Leblanc, vétérinaire). Prenez, feuilles de plantain, une demi-poignée; jeunes pouces do ronce, une demi-poignée; écorce de cliènc pidvérisée , 16 gramm. ( 4 gros) ; sel de cuisine, 4 grammes ( i gros) ; eau commune, 1 litre. On fdt nue décoction, et l'on fait fondre le sel.

Remède ( auec la racine de ifrenadier) contre le t^nia. On administre uumal.'ide une jioiion purgative composée d'huile de ricin et de sirop de limons, de chaque, une once et demie, et on lui fait observer la diète jusqu'au lendemain, oii on lui administre la décoction préparée de la manière suivante : écorce de grenadier sauvage concassée, 2 onc. ; eau commune, 2 livres. Après une macération de vingt-quaire heures , on fait bouillir jusqu'à ce que le liquide soit réduit à une livre ; on fait prendre cette quantité de décoction en trois doses, de demi-heure en demiheure. Ordinairement , la première et la deuxième dose excitent des vomissemens ; mais ces symptômes cessent à la troisième , et le malade

de larges cataplasmes de farine de lin, (éprouve seulement trois ou quatrQ

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