‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 34 sur 79 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

d’Edwards ou d’England sont sujets à cet accident.

Il faut enlever le vernis des négatifs qu’on renforce ensuite à nouveau. Dans ce cas, le procédé à l’iodure de mercure et à l’ammoniaque convient parfaitement.

31. Rupture du négatif sur verre dans le châssis presse. Cet accident arrive assez fréquemment par suite de la mauvaise qualité de verre qu’emploient certains fabricants de plaques sensibles. Quand on a affaire à de pareils verres, on doit éviter de les soumettre dans le châssis-presse à une trop forte pression; on diminue d’épaisseur le coussin de papier, et l’on choisit même ceux des châssis-presses dont les ressorts ont la moindre énergie.

Quand l’accident en question se produit, il peut, dans bien des cas, y avoir moyen de sauver encore le négatif.

1° Si le cliché n'est pas verni , on le recouvre avec précaution de collodion normal en le laissant porter sur la glace du châssis-presse, pour éviter la cassure de la gélatine ; il va sans dire qu’il n’y aurait plus qu’un remède très difficile à apporter au mal, si la gélatine elle-même était brisée; mais, le plus généralement, elle est intacte, tandis que le verre est brisé.

Le négatif une fois collodionné, et dès que la couche de collodion est absolument sèche , on sépare les deux fragments de verre en repliant la plaque cassée doucement sur la cassure elle-même.

On exerce une traction sur l’un des fragments, tandis qu’on tient l’autre immobile, et l’on voit la pellicule abandonner le verre ; on en fait ensuite autant pour l’autre partie.

Évidemment, on est exposé à ne pas réussir toujours dans ce sauvetage assez délicat à opérer; mais, le cliché étant déjà très compromis, on ne risque plus grand’chose à tenter de le sauver.

2° Si le cliché est déjà verni au collodion, on opère de môme sans avoir à collodionner de nouveau.

3° Si le cliché est verni avec du vernis à la gomme laque ou au benjoin, on doit le poser avec précaution sur un verre un peu plus grand en le faisant glisser de la glace du châssis sur ce verre sans chute ni choc. On le porte ainsi dans une cuvette où l’on verse de l’alcool pour le dévernir, après quoi l’on collodionne et l’on opère comme ci-dessus.

Si on laissait la couche de vernis, on risquerait de le voir se briser lorsqu’on voudrait séparer la pellicule des fragments de verre, ou donner lieu tout au moins à une raie très visible par transparence.

32. La couche de gélatine se soulève sur la plaque de verre , soit au moment de son immersion dans le fixateur, soit au cours des lavages.

En pareil cas, il faut tenter d’éviter le renouvellement de ce fait en soumettant la plaque à un bain d’alun à saturation après qu’on a terminé

CHAPITRE CINQUIÈME, le développement, et meme convient-il de débuter par cette opération, sauf à développer après.

Quand le fait se produit, il faut se garder de sacrifier l’épreuve. On laisse au contraire le soulèvement s’opérer partout, on y aide même à l’aide d’an pinceau très doux pour faciliter sur certains points la séparation de la pellicule d’avec le verre, en poussant avec précaution et par-dessus la couche de gélatine.

Quand elle a quitté complètement le verre, elle flotte dans le liquide, et, pour peu qu’on s’y prenne avec adresse, on lui fait subir toutes les opérations complémentaires du fixage, lavage, alunage, etc. Enfin, quand les derniers lavages ont eu lieu, on l’enlève de l’eau à l’aide d’un verre bien propre qu’on a engagé dans la cuvette sous la pellicule. On sort le verre en y retenant le négatif à la place qu’il doit y occuper; on laisse bien égoutter, puis on éponge au buvard avec une friction douce de a main ou d’une racle en caoutchouc.

Enfin, on retient les quatre côtés sur le verre avec des bandes de papier gommé. Le négatif se sèche dans un état de parfaite planité, et on l’a sauvé ainsi, mais avec cette modification, que l’épreuve résultant de ce sauvetage est notablement plus grande que le négatif original, la gélatine s’étant distendue dans tous les sens mais fort régulièrement dans l’eau où elle n’est plus maintenue par son support rigide.

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