CHAPITRE SIXIÈME
grande, dont il est d’ailleurs aisé de tenir compte, ainsi qu’on le verra.
Pour que l’objet en mouvement ne se déplace sur la plaque que de ^ de la longueur ou de la hauteur de cette plaque, il faudrait que la durée de la pose fût réduite h-~àe seconde pour uue distance de 10m. Or, à la distance de 100m, dans cette même durée d’exposition, le déplacement ne serait plus que de ^ du déplacement précédent indiqué pour cette distance, soit de ^ de sa longueur.
Il résulte évidemment de cette simple démonstration que, pour reproduire des objets animés d’un mouvement de translation dans l’espace ou sur le sol, il y a lieu de tenir compte des distances auxquelles se trouvent ces objets par rapport à l’objectif.
Plus l’objet animé d’un mouvement transversal sera rapproché de l’objectif et plus rapide devra être la vitesse de l’obturateur pour une égale rapidité de progression.
Il convient donc d’établir la relation qui doit exister entre la durée de l’exposition, la vitesse de progression des objets et la distance de ces objets par rapport à l’objectif.
Nous ne parlons ni de la sensibilité de la préparation employée, ni de l’ouverture de l’objectif; il va sans dire que l’on opérera toujours en pareil cas avec les préparations connues comme offrant le maximum de sensibilité; qu’on développera
DEUXIÈME PARTIE, avec les révélateurs les plus puissants, et enfin qu’on donnera à l’objectif le maximum d’ouverture compatible avec une finesse suffisante du résultat.
Pour ne pas compliquer nos indications, nous nous bornerons donc à la relation des durées d’exposition avec les distances des objets d’une part, et d’autre part avec leur vitesse.
Deux cas, en effet, peuvent se présenter, soit qu’un ou plusieurs objets se trouvent à des distances diverses de l’objectif en étant animés d’une même vitesse dans l’unité de temps, soit qu’ils aient des vitesses variables à des distances différentes.
Dans l’exemple cité plus haut avec diagramme à l’appui, nous avons évalué les déplacements sur la plaque d’un objet se mouvant à des distances diverses, mais avec une même vitesse de translation.
En ce cas, il y a lieu évidemment de ne tenir compte que du temps de pose nécessaire à la reproduction aussi nette que possible de l’objet le plus rapproché, en vertu de cette vérité incontestable que « qui peut le plus peut le moins ».
Mais, si nous avons plusieurs objets en mouvement à reproduire en même temps, par exemple un cheval courant à 20m environ de l’objectif avec une vitesse d’environ 2m à la seconde, et si à 50m environ se trouve une locomotive traversant le champ de vision avec une vitesse de 15m à la