CHAPITRE VII
Laboratoire. — Cabinet armoire de M. Enjalbert. Lampes d’atelier. — Lumières artificielles. Lumières à flammes de couleur.
Le laboratoire dont nous avons à parler ici est celui qui est destiné aux opérations à faire a 1 aide d’un éclairage incapable d’agir sur les produits sensibles dont on fait usage.
La condition essentielle du succès des travaux photographiques ayant pour base les négatifs au gélatinobromure ou à tous autres produits qui seraient doués d’une égale sensibilité, est d etre absolument étanche contre toute pénétration de la lumière du jour.
Un cabinet obscur quelconque suffit quand il est bien protégé contre toute invasion des rayons lumineux ; mais il est préférable, quand on le peut, d’avoir deux pièces, l’une des deux servant d antichambre au cabinet noir et pouvant être utilisée pour les opérations à faire en plein jour. Cet atelier doit pouvoir être rendu obscur à volonté, pour
ne pas laisser pénétrer de lumière dans le cabinet noir proprement dit, lorsqu’on veut communiquer librement de l’un dans l’autre.
L’atelier éclairé sert pour les lavages, pour tous les travaux qui peuvent s’effectuer au jour ou au demi-jour, et l’on use du cabinet noir pour toutes les manipulations concernant les couches sensibles négatives : ouverture des boîtes de plaques ou des rouleaux de papier sensible , mise en châssis , sortie des châssis et développement, lavage après le développement, bains d’alun et fixage. Après le fixage, il n’y a plus rien à redouter de l’action des rayons lumineux. On continue alors dans l’atelier éclairé l’œuvre de l’achèvement des clichés.
Le cabinet noir peut être éclairé par la lumière solaire à l’aide d’un écran translucide d’une couleur convenable; mais il doit quand même être muni des appareils d’éclairage artificiel pour les manipulations à faire le soir et la nuit.
Un excellent moyen de disposer l’éclairage artificiel consiste dans la suspension, au-dessus de la table destinée au développement, d’une lanterne à cône tronqué de M. Stebbing (voir fig. 8, p. 107, ci-après).
La lumière vient de haut en bas à travers le verre rouge, et on y voit ainsi d’une manière générale et assez clairement pour n’être gêné en rien dans ses mouvements.
Il est utile d’avoir une autre lanterne d’atelier